jeudi 29 août 2024

St Crépin - mercredi

"Est-ce qu'il n'y a pas moins de vache ces dernières années, comparé à il y a 10 ans ?" 

Bastien N. à Olivier G. - mardi soir 

Quel sens de l'à-propos.

C'est mercredi. Après une belle soirée sous la tente étonnamment sans invités, on enchaîne par une belle journée qui se terminera pas la soirée italienne de nos amis d'Alzate (https://avl.it/).

Mais ne brûlons pas les étapes. La matinée démarre à 9h30 par un peu de tournage. Lancelot, Arthur et Perceval s'en vont parler stratégie et vocables. Il y a des costumes, du saucisson et déjà du soleil. Les acteurs font ce qu'ils peuvent, la post-production fera des miracles.


Tournage interrompu par l'heure du briefing qui annonce aujourd'hui une météo sans vent, avec de belles distances mais toujours dans le respect des plus lents avec un bel AAT à secteurs. Entre 130 et 300 kilomètres en 2 heures, il y en a pour tous les goûts.


Faites juste attention au sud, l'humidité pourrait rentrer pile quand vous êtes au bout du Parcours en local de Marcoux mais hahaha bien sûr il n'y aura pas de problème.

Déjeunons tout de même. Riz cantonnais et son jambon, fromage pêches et guêpes. Et un p'tit café avec ça. Grâce à l'équipe du matin, les planeurs sont alignés et équipés, et c'est un beau travail d'équipe. Toujours 3 K13 ensemble, et le NC posé aléatoirement là où c'est possible. Aujourd'hui, en première ligne. Pour partir avec les meilleurs, un Bada de chaque côté.

Décollage 13h30. On a même le temps d'une dernière scène en piste.


La brise démarre lentement. Sur les 4 K13 de la première ligne, 3 se posent sans accrocher. Oui, le NC en fait partie. Un des deux Bada aussi, forcément.

Dans la treuillée suivante, il y a encore des non-accrochages. La 3e ligne va mieux. Et dans la 3e ligne il y a le CILS, puis Frédo et Gaby dans le JF. Le VT n'est pas loin, les compétiteurs partent en 3e ligne ce mercredi. Surtout Gaby.

Ca monte bien dorénavant, et on dépasse 3000 assez facilement. La porte de départ est sur le premier secteur, facile. Il faut partir traverser Briançon et avancer si on veut jusqu'à la frontière italienne. Puis passage à la Tête d'Amont et ensuite on avise. Le parc des Ecrins se trouve alors entre le K13 et le 2e secteur. Il faut choisir la voie d'entrée sur la Voie Royale qui traverse les Ecrins sur diverses crêtes. Le NB par exemple, prend plutôt au sud, pour ressortir à la Tête de Lucie. Le NC de son côté prend plus au nord pour ressortir au Piolit. Mais pas jusqu'au Pic de Bure. La grande traversée avec personne devant n'est pas très avenante.

Ceci dit, le 3e point au bout du Parcours n'est pas très avenant. On fait il n'est pas très visible tout court. Ceux qui y sont disent qu'il pleut. Ou que le vent tourne et que ça descend.

ND à Seyne, il n'est pas seul et il y a même un apéro qui démarre. NB à Barcelo. Le VT est rentré.



Le téléphone sonne dans le NC. "Euh, tu fais gaffe, ne rajoute une vache en plus." Le NC est à Dormillouse à 2600, le point est encore à 10 kilomètres et ça descend pas mal. Le PD en patrouille y va, le NC ne tente pas.

Retour au Morgon à la crête, passage par le Guillaume, et retour au terrain.

Pile à l'heure pour que Mathieu puisse partir avec la machine avant la fin des treuillées à 18h30. Le NB arrivé entre temps repart aussi en 2e vol.

A la tente, un coup de vent surprise a jeté la vaisselle sur le sol, et la moitié de la sono. Une assiette cassée, et plusieurs verres dont certains on moults petits morceaux.


La journée se termine doucement. Le ND repart de Seyne et annonce une arrivée à 21h. Les planeurs sont arrimés, on peut aller manger.

Il y a encore pas mal de post-production après le repas. C'est que la soirée BM c'est demain. On sera jamais prêts...

Au classement, on sent l'apport de l'équipage du jour dans le JF. Belle perf.

Demain, c'est soirée Black Moutain. Venez.



 

 

mardi 27 août 2024

St Crépin - mardi

Micro avait dit : demain ce sera différent, on n'a pas vu ces conditions depuis bien 15 ans. Et ce n'était pas durant une rencontre K13.

On cherche encore un nom pour cette météo, surtout n'hésitez pas, écrivez à stcrepaero@orange.fr.

Hier soir, le blog terminé tôt n'a pas pu couvrir la soirée. Soirée légèrement perturbée par une météo du mardi arrivée en avance. Vent fort du nord, quelques goutes mais pas trop. Les assiettes en carton et la salade volait à la soirée chili organisée par le club. La tente aussi. La tente ? Oui, celle qui abrite nos repas. Alertés par Micro, nous retournâmes arrimer les piquets tout en laissant le champ libre à l'air au travers les toiles desserrées. Que le vent passe, ça ira bien comme ça. Un peu d'huile renversée, rien de bien grave.


Après les cônes de glace malheureusement peu adaptés à la température en baisse, la soirée se termine au bar ave un Pic Saint Loup de St Rémy, et un pichet de punch de chez nous. Ca cause Fauconnet et brochettes, ça échange les expériences d'heure de vol sur le four derrière le bar, ça refait le rapport prix/coût de la treuillée. Vous ne voulez pas savoir.

Et finalement, couchés pas trop tard.

Et ce matin, c'est la photo. Antoine est nommé vidéaste photographe de l'événement, un schéma organise les machines en piste en forme de. Et les volontaires mettent en place.


Schéma respecté, photos en boîte, on remet en ligne de départ. Bon là c'est un peu n'imp, mais pas de foire d'empoigne. Quelques housses mal rangées qu'il faut remettre sur les planeurs bien à leur place. La grille est formée, briefing.


Ca va être n'importe quoi. On vous a fait une épreuve adaptée. Un bel AAT avec des anneaux concentriques, qu'il faut prendre dans le bon ordre. Le bon. 


Pendant que l'équipe tourne des cascades au bord de la Durance, la cuisine chauffe les saucisses et fait sauter les plombs. Va falloir manger vite. Genre 15 minutes pour ceux qui sont en première ligne comme le NB. VT et ND sont peu loin derrière. Le NC a plus de temps.


Les équipages partent sans tarder en piste ; décollage 12h30 !

Ou pas. En piste il n'y pas grand monde. Et Micro qui passe à la tente nous indique la direction du vent qui n'est pas la bonne et qui explique le décalage des départs. Il prend une part de tarte. L'équipage du NC lance un café. Il y a le temps.



En piste, NB est 2e, et il doute. Pas de brise, de la pluie qui approche, du vent promis variable. On va choisir une buse locale. Le Grand dans le YM. Il part, tente à gauche, et accroche. Après quelques minutes de stagnation, il monte.


On lui envoie un copain. Puis un autre. Et finalement, malgré des points de montées peu habituels, ça monte bien. NB, VT, ND s'y mettent et en finalement peu de temps, les 3000 sont dépassés. Avec de belles pompe dont une à plus de 6 mètres intégrés pour le ND.

C'est dommage, les meilleures pompes sont celles dans lesquelles on reste le moins longtemps.

De là, le circuit du jour offre des options bien différentes et donc des stratégies intéressantes. Il est possible de partir dans plusieurs directions. Soit vers le Lac, soit vers Vars, soit vers la Tête d'Amont. Après bien sûr, il faut réfléchir ou sera le 2e point. Stra-té-gie.

Enfin, si on décolle.

La météo à géométrie variable entre en jeu. Après une moitié de concurrents, le vent change, des gouttes arrivent. Il a des treuillées qui partent à droite, mais ce n'est pas concluant. Micro a dit, si le treuil vous demande une correction, partez dans l'autre sens en fin de treuillée. Ca fait sens. Par exemple là, Bada, dans le CK, part à gauche après avoir eu des demandes de correction Prachaval durant la montée.

Etonnant, mais c'est un peu le Tom Cruise local. Toujours prêt à une cascade. Bada, tu lui dis de sauter du toi du stade de France en K13 et de se poser au milieu des athlètes, il le fait. Mais bon ils ont préféré Tom Cruise, allez savoir. Ca aurait été bien pourtant pour annoncer les Jeux d'Hiver 2030 dans les Alpes françaises. CIO, pensez-y.

Bada donc, après un premier secteur peu concluant, se met en base puis en finale. Et c'est là qu'il accroche. On le voit bien. Il dérive doucement vers Fouran d'ailleurs, et c'est là qu'est la vraie pompe. Enfin il suffisait quand même de tourner à droite en fin de treuillée.

C'était moins classe bien sûr.

Pendant ce temps, le NC n'a toujours pas décollé. Il regarde les tentatives des précédents avec un atterrissage pour deux essais. La confiance n'est pas au top. Et à son tour, la treuillée est humide. L'alti affiche 1200 mètres en fin de treuillée, altitude qui ne sera jamais dépassée.

Posé en 34, au moins c'est pratique.

Et vous savez quoi ? Quand on vient de décoller, qu'on galère à tenir à 1150 mètres, ce n'est pas le moment le plus adapté pour entendre à la radio "VT en perte d'altitude ! Oui ND aussi, j'ai vraiment trooop d'altitude je sors les aérofreins olala j'aimerais tellement résorber ce trooop plein d'énergie que j'ai."

Pfff


Les 4 planeurs de la Montagne Noire se posent finalement à peu d'écart. 3 ont tourné.

Les 4 repartent, le NC avec le couteau entre les dents pour l'épreuve. Ah mais non pardon on interrompt les décollages parce que vent est arrière. Là il est bon. Ah non il pleut. On papote un peu. Décollage.


1200 mètres -2. -3. 1100 mètres. Etape de base en 34. 1050. +1. On est en base quand même. Ta gueule. Et ça monte bien. Le NB parti derrière approuve. Le VT aura aussi la pompe même si un peu moins. C'est redevenu fumant en l'air. Moins au sol. Le vent à re-tourné, on arrête les treuillées. Ouf, les 4 K13 de la Montagne Noire on pris leur 2e envol.

Et là, on reprend le sourire. Comme en prévu de journée, on dépasse 3000. Le VT décide de tourner de nouveau. Stratégie nord. Et le NC tourne tout court. Stratégie Vars. Le NB et le ND sont en 2e vol tourisme. La lumière est belle, il y a même un arc en ciel.

Les posés s'étagent, et les premiers en profitent pour continuer un peu de tournage. Indiana Jones, une pub, une cascade. Et des scènes avec Gaby et du texte. Ah. Mais ça passe.

La lumière baisse et la cuisine se met en mouvement. Ca fume sous la tente mais ça sent bon. Ratatouille et côte de bœuf.


Et là on coupe le feu parce qu'on va faire une sauce montée. C'est quoi une sauce montée Agathe ? C'est avec des œufs. Bien Agathe, et c'est quoi le problème des œufs, et surtout du jaune, quand il cuit très longtemps ? Il durcit, et il devient friable. Et quand on fait des sauces montées, à l'œuf, il faut que le jaune n'atteigne pas cet état. il doit être chaud mais pas cuit. Donc tu ne dois pas atteindre plus de 80°C. Donc quand on fait monter une sauce, on surveille la température. On prépare la sauce avec le goût, et ensuite on ajoute de l'œuf et du beurre. Et comment tu sais que c'est à 80° ? Ben tu mets ta main sur le côté et quand ça brûle c'est trop.

Vous avez noté ?

D'ici en plus on à le parfum. Si vous permettez, je vais y aller.

Ah oui quand même, le classement intermédiaire. Le NC a sauvé sa semaine qui était mal partie. Juste, en finissant premier des 4 de la Montagne Noire.

Et le CILS cherche encore dans quel ordre il fallait tourner les cercles...


lundi 26 août 2024

St Crépin - lundi

 Comment, le blog si tôt dans la soirée; Mais qu'est-ce, mais quid, mais où-je ?

Pas de 2e vol pour le bloguiste.

Et ce soir il y a la soirée commune "chili" au club, il vaut mieux avoir fini le blog tôt, ce serait con de rater le début du repas. Il a été annoncé au briefing que la fin des vols étant à 20h30, il y aurait un risque de rater le début du dîner. Bien noté.

Ce lundi était quand même plus calme. Le matin mise en piste et vaisselle de la veille.

On apprend encore pour la vaisselle, on se cherche. Gamelle sur le feu avec un peu de savon pour la crème au filet mignon. Pour les assiettes on les entasse dans des bacs et direction les éviers du camping.


Dans la foulée, les Bacon nous prêtent un embout de tuyau d'arrosage qui permet de ne pas avoir à parcourir les 30 mètres du tuyau pour ouvrir le robinet, revenir après avoir fait couler un m3, laver, repartir fermer en perdant un autre m3.

Luxe cet embout, trouvé là par hasard dans leur van. Moi aussi quand je pars en vacances je n'oublie jamais mon embout de tuyau d'arrosage, ça peut toujours servir.

Juste avant de manger, un avis d'orage localisé menace de tout faire péter si on ne rend pas les feux au club pour la soirée chili. Les romanos de la Montagne Noire partent donc mission remorque pour ramener le feu au bon endroit. Ouf, on est pile à l'heure, dit l'orage.


Retour à la tente un peu serrés, mais on n'est pas loin.


A table, on trouve des lentilles en plat principale, avec des petits légumes coupés avec soin. Et un couteau. Et un canard.



Il y a aussi les restes d'hier avec la salade de pois chiches et ses cotes de porc, ou un lardon de filet mignon qu'Olivier n'a pas dû voir hier sinon ledit lardon ne serait plus là.

On mange tôt, on décolle tard. Et là il se passe une chose rarement vue à St Crépin : ceux qui volent ont le temps de faire la vaisselle.


Grâce aux avancées technologiques du matin, la vaisselle du midi est faite au jet à pression. De l'eau bio sans savon. Ce petit résidu de gras laisse d'ailleurs un reflet charmant. Ce petit résidu d'eau en plein tête aussi. Ca rafraîchit un peu de surcroît.

Il y a même le temps pour une petite sieste si l'on veut. L'on veut.

A la mise en piste, le VT le ND et le NB on été mis en milieu de ligne. Et comme c'était l'heure d'affluence, le NC a été installé plus loin. Mais pas tant que ça. Et puis ça ne change pas grand chose. On a le temps de bien préparer la machine, avec un belle prévol, les gueuses, et le nécessaire au petit confort. C'est important quand on part pour de longues heures de vol.

...


Le temps que les treuillées se fassent, on se rend bien compte que ça ne monte pas comme tous les jours.

Le circuit du jour part d'Argentière. On va donc monter aux Eygliers et partir au Peyron. Ben non. On monte en cumulus au dessus du premier secteur, et ensuite le Peyron. Quand on arrive à monter au Peyron, parce que ce n'est pas si facile que ça. Il vaut vraiment mieux viser les nuages que les sommets dans cette zone. Et finalement ça monte. Bien. Départ à 4000 pour tout e monde, sauf le ND qui peine un peu et force le départ à 3400. 


Après on transite vers le Lac des Sagnes. Il faut donc passer le col de Vars, Tête de l'homme, Siguret. Ca transite très bien en fait, ou plutôt quand on est haut ca donne de la marge pour tout faire d'une traite. Un peu moins haut on refuel à Vars, mais ça marche aussi.

Après le point, on continue la longue transition vers le Morgon, on saute, on atteint le 2e point, et là on réfléchit. La balistique c'est beau, mais ça ne dure pas tout le circuit. Et là il fait bon reprendre un peu de hauteur pour éviter de retraverser le lac pour attaquer le Morgon bas. Pas bon.


Heureusement, Lucie ou Guillaume donnent un petit coup de boost. Et hop Morgon, et hop le dernier point. Un peu loin peut-être mais comme hier il y a plusieurs façons de le faire. Haut, bas, avec ou sans pompe. Y'en a clairement, ils ont oublié les ailerons vu le peu qu'ils tournent. Ils ont dû les caréner aussi pour mieux transiter. Oui, c'est moche d'accuser la machine.

Parmi les 4 K13 locaux, le VT arrive à suivre un K13 allemand bien classé et tourne à une vitesse qui promet une belle place. Le NB prend un bon départ, ralentit sur la 3e branche, mais il tourne. Le ND galère au départ, peine, se bat, et dépasse ses peurs pour tourner les points. Ce combat de l'homme contre les éléments est admirable. Bon évidemment il est parti très tard, donc il finira tard aussi.

Et voilà on va encore devoir réorganiser les 2e vols !

Et le NC ? Non c'est trop tôt. Le pilote n'a pas encore digéré sa non-performance du jour. La passagère non-plus d'ailleurs. Ou plutôt si... Mais non c'est trop tôt.


Fin de journée pas trop tard, on a le temps de bien ranger les machines. Demain il paraît que c'est moins bon. Genre de beaucoup.

Apéro ?

P.S. : je vous informe qu'à l'instant Antoine a trouvé le bon bipbip. Pour le vario ? Non, pour le verrouillage automatique du Janus. Montage toujours en cours...



dimanche 25 août 2024

St Crépin - dimanche

 C'est bien gentil ces petites pompes, ces promenades du samedi, mais faudrait penser à circuiter un peu. Avec des points de virage, des stratégies, et des départs étagés.

C'est dimanche, le briefing est à 11h, on va enfin entrer dans le vrai.

Mais avant, l'intendance.

Suite à des raisons, la tente qui nous est prêtée par les locaux ne peut pas être montée au proche du club. On déménage chez Micro. Ah tiens, ça nous ramène vers 2010 ou 2011, quand on logeait ici déjà.


Depuis, il y a du monde dans ce camp. Les Bacon, le Doc, Jéjé. La tente est vite montée et arrimée. On arrive à négocier un point chaud au gaz et un électrique. Un frigo pour commencer, mais on en aura deux finalement. L'électricité bien sûr, l'eau courante au bout du tuyau.


Briefing. Il va faire beau, il faut aller là, là et là et après on rentre. Si vous le dites. 150 km pour commencer la semaine c'est pas mal. Des coins connus, on devrait s'en sortir.


Tandis qu'une partie des commandants de bord analyse la trace et programme les GPS, l'autre part aux courses. L'Intermarché de Guillestre est sinistré, il faut migrer vers le Carrefour Market. Ca va, on y trouve ce qu'on veut quand même.

Ce midi on finit les pommes de terres d'hier soir, et une salade de poix chiches. Un peu de chaud, un peu de froid. Du fromage et un yaourt et on entend Micro démarrer son véhicule pour aller lancer l'épreuve. Il est 13h15. On mettre bien 15 à 30 minutes de plus à bouger d'ici.

En piste. L'équipe de mise en piste a placé les K13 astucieusement sur la grille. Entendez : pas loin du CILS. C'est un bon milieu de grille, on est sûrs de pas partir à 13h15.


Et on part en effet plus vers 14h, quand la brise est établie. Bon sauf le NC, qui comme hier se paie deux treuillées pour partir.


Ca monte correctement, et même le NC finit par y arriver. Vers le haut, les K13 se décalent en milieu de vallée et vers 3000 les départs se font. Vers le lac, avec des étapes quand même.

Selon, on prend Fouran, ou Clotinaille, ou aucun, ou les deux. L'important c'est que le Guillaume donne bien. Et après ça enchaîne. Morgon, Dormillouse, et Parcours. On fait coucou à Seyne de loin, de loin seulement. Finalement il y a même plusieurs stratégies pour tourner le premier point. Ca revient quand même à Dormillouse, et ça repart.

Morgon, retour, Peyron et un peu de balistique plus ou moins aidée pour le dernier point. Ca fait de beaux vols. Le classement demain nous mettra en avant les vitesses moyennes, mais finalement on a tourné et c'est déjà le gros du plaisir.

Pour les seconds vols du jour, on change Julien par Guillaume sur le VT, et Bastien par Sandra (en solo) sur le ND. On a fait voler tout le monde.


Suite à l'interdiction soudaine des golfettes en soirée, la moitié des planeurs sera ramenée à la main. La moitié seulement heureusement. Bien attachés, les planeurs sont prêts à la nuit.


Nous sommes prêts à l'apéro. Il n'est pas si tard en plus ? Ah si 20h30 quand même. 

L'installation sous la tente s'améliore avec la sono. Et le cuistot nous a fait du filet mignon à la crème et aux champignons. Avec des pâtes.


Parmi le discussions à base de Fauconnet électrique et de vaisselle au karcher, on entend qu'un bout de film aurait été tourné. C'est parti. Si vous ajoutez qu'hier il y a eu des discussions scénaristiques jusqu'à une heure avancée (et demie), on pourrait avoir quelque chose à montrer dans la semaine. On y croit.

23h. Il y a moins de monde, la musique est remplacée par le son du PC en plein montage. La vaisselle est reportée à demain.

On peut aller se coucher alors.

Enfin, le temps de finir le blog bien sûr. Mais au fait, vous avez vu la classement ? Bien joué Bastien !



samedi 24 août 2024

St Crépin - échauffement

Rendez-vous à 10h pour monter les planeurs. Ceux qui sont en avance aux remorques peuvent commencer à défaire les sangles.

Hervé, Joseph et Olivier sont déjà sur place très tôt, ils ont dormi entre les remorques pour cause de chalet disponible seulement le samedi au camping.

Un café et une brioche, tout le monde arrive. Reste à choisir le premier planeur à monter. Le VT ? Non Julien veut recoller un joint d'abord et la colle est dans la voiture de Nathalie qui n'est pas encore là. Le NC, non la boîte et donc les axes sont dans la voiture de Nathalie. Le NB ? Non Hervé n'est pas prêt il met son pantalon. Le ND alors ? Ah oui tiens. Bon sa remorque n'est pas la plus pratique mais on peut. Faisons alors.

On sort des mousses, on sort les ailes. Oh ben tiens, il faut aussi recoller le joint. Et vous vous rappelez où est la colle ?

Mais justement Nathalie arrive. On peut donc coller les joints et avancer. Pendant ce temps, Hervé met ses chaussettes, pas de NB donc.

Une fois la colle mise, sur le joint, les doigts, la lèvre et la barbe de Julien, Une équipe se met au ND et se prépare à sortir le fuselage.

Hervé a fini de mettre son gilet. Jaune. Nous en reparlerons. Une 2e équipe se met au NB. Aves une moyenne de nombre de participation à la Rencontre ASK13 supérieure dans l'équipe NB, cela avance plus vite que dans l'équipe des jeunes et des LS4. 


Puis on se met au NC, au VT. Et ça serait presque fini sauf qu'il y a briefing. Un beau briefing avec la météo  de long en large sur toute la France. Mais on s'en fout un peu. La brise démarre vers 13h, voilà c'est ça qu'on veut. Et à 3000 le vent est sud ouest. Hop, on oublie le reste et les détails de l'humidité relative en fond d'aire de jeu sur l'arrière pays niçois.

Non, concentrons nous plutôt sur les règles de piste et le nouvel arrêté préfectoral qui demande de remplir un formulaire pour avoir le droit de porter une gilet jaune pour avoir le droit de pénétrer l'aire de manœuvre.

Belle tentative Milena

Après lecture du formulaire de l'administration, on a failli partir sur l'exercice de la dictée de feu Bernard Pitot. Moi, je trouve que l'éducation c'est important. N'oubliez pas les territoires sinistrés comme les Hautes Alpes. Coeur avec une faute par ligne, sur un document officiel. J'aime ma France.

On retourne ensuite finir les planeurs et mettre en piste. Bien derrière  mais de toute façon il est assez tard et nous n'avons pas mangé. A table.

Squattage chez Guilène (meeeeerciiiii) et un bon rôti de porc, des crudités, du fromage et un dessert. Du café si vous avez du courage, avec le choix entre la version bouillue au micro-onde, et la cafetière  italienne.

En piste.

Décollage, 15h. Ah déjà ?

Il faut être posés à 18h30 pour ne pas rater le discours des officiels à 19h. Et donc dernière treuillée à 17h. Ca va faire des vols courts pour NB et VT qui ont deux tours à faire. ND fera un seul vol, et NC aurait bien aimé, mais comme il a raté sa première treuillée, ben ce sera un redépart.

En vol ça tient bien. On a l'impression de faire un second vol. Ca monte partout. Des fois un peu plus ou un peu moins mais il y a moyen d'aller visiter le Peyron puis le glacier, Vars, Fouran et Clotinaille. Les trois directions classiques. Il y a même de beaux vautours qui signalent les pompes. Ou pas. Sale bête.


Finalement rien de bien passionnant à raconter, un vol de reprise. Ceci dit pour les nouveaux de l'année, ça reste spectaculaire. Nathalie a vu de haut les lieux qu'elle avait randonné dans le passé. Tanguy a vu des cailloux et tenter de deviner s'il faut partir à gauche ou à droite de la crête. Mathieu s'est remis à la formation treuillée.

Et on se pose avant 18h30 parce que c'est bien, et on attache les planeurs, et on est au club à 19h pour le discours des élus. Mais pas les élus. Ah si, Nathalie tu vas bien nous dire quelque chose ? Et bien bonjour, bienvenu à St Crépin, et volez en sécurité. Le non-rappel de Bada sur la sécurité, pré-briefing du lendemain avec du teasing de ouf, est finalement plus long que l'improvisation de l'élue.


C'était bien. Et l'apéro aussi, et c'est ça qui compte finalement. Le vol à voile c'est un sport de groupe, et là on soude le groupe, on dit bonjour aux récents arrivés, on recrée du lien avec les pilotes d'ASK13 de France et d'Europe. C'est un bel apéro.

Pour le repas, la tente n'est pas encore montée. Vous verrez qu'on migre un peu cette année, tout en revenant aux sources de 2010. Vous vous rappelez ? Vous verrez demain.

En attendant on a trouvé une cuisine qui nous accueille dans un camping en Namimbie. Ca va être bien. Merci Hélène.

vendredi 23 août 2024

St Crépin - trajet aller

Montpellier-Fabrègues, 20 kilomètres. Il est 14h52, le thermomètre de la Kangoo affiche 31 °C à l'extérieur.

La route défile à vitesse variable sous nos roues depuis un moment déjà.

Les bouchon de la fin août sur l'A9. St Crépin, nous sommes en route.


La caravane des K13 s'est reformée encore une fois cette année. Quatre machines, 9 pilotes et 2 futurs, sur la route des vacances pour une des plus belles aires de jeu à voile et en planeur. Les Alpes du Sud, la Durance et son petit village de St Crépin.

Cette année les préparatifs se sont bien déroulés. Les planeurs ont été mis en remorque la veille du départ, les bouteilles d'oxygène ont été remplies avec du rab. Il reste à rassembler quelques ustensiles, la sono, est-ce que quelqu'un a vu es chargeurs de batteries et tiens t'as vu les feux de la remorque du NC ne sont pas branchés à leurs fils.

On ne pouvait quand même pas partir avant 10h, il y a des traditions. Mais on est bien.


Le temps que les électriciens chauffagistes finissent la remorque, on répartit le fret et on prend même le temps de contrôler la pression des pneus. C'est luxe.


Départ 11h30 pour les derniers, juste le temps de faire visiter le hangar à une dame et son petit-fils de 4 ans qui voulait voir des avions.

Le VT et NB partent en tête, nos buses de repérage des bouchons. Avec la perspicacité du premier décollé un jour de traîne qui annonce que ça pompe, ils nous informent de la présence de bouchons sur l'A9. Merci.

Avec un gros quart d'heure de décalage, le NC et le ND ferment les portes du hangar et prennent la suite. La voiture-qui-ne-tire-pas-de-planeur est partie en intermédiaire. On n'en parle pas trop de cette voiture, elle brille mais elle n'a pas de crochet d'attelage. Pfff. On dirait une instagrameuse.

D'aire de pique-nique en aire de recharge (on roule un peu plus électrique cette année), ça avance quand même malgré les habituels ralentissements. Et encore on n'a pas passé Salon.

Grâce à la technologie connectée, chacun voit la position de l'autre. On compare les avancées, les stratégies et ... Mais dites donc. Ne serions nous pas prêts à une allégorie de la Rencontre.


Aritost, en beaucoup avant Jésus Christ, décrivait cette allégorie. Si vous ne savez pas ce qu'est une allégorie, dites-vous que c'est un peu comme une métaphore.

Sur ce circuit à but fixé, le VT est en tête. Il est parti premier, il avance sur des rails, il va arriver premier. Banal. Allégorie des épreuves de la semaine.

Derrière, NB a pris un bon départ, puis il tente une stratégie audacieuse. Il accusera plus tard le GPS de l'envoyer sur une route qui se révélera moins plus mauvaise que la mauvaise route de base. On ne le répétera jamais assez, les outils restent des outils, vérifiez bien ce qu'ils disent. Après un bon coup de polish, Hervé a upgradé sa DS et il roule un peu plus vite. Mais il est quand même plus lent que les autres. Allégorie du NB.


Le ND part dans le groupe de queue, mais il bombarde, trouve les bons chemins et une vitesse de croisière très confortable. Et même s'il refuel plus que les autres, il avance très bien. Malheureusement, une pompe ratée, une 2e difficile et son épreuve est ratée. C'est dommage parce que si cette dernière pompe avait marché il finissait bien classé. Allégorie du "oui mais si".

Le NC part dernier. Fait des détours peu utiles via des cheminements lents. Pause repas, pause goûter. Changement de commandant de bord et observation touristique du paysage et des monts alentour. Il double le NB dans le dernier tiers, et le ND s'est suicidé entre temps. 2e place. Allégorie du "rien ne sert de courir".


Avec des arrivées différentes, les participants rejoignent l'arrivée finalement sans vrai aventure. On brode un peu dans le blog mais ça reste un trajet sans histoire. C'est bien aussi.

Les planeurs sont dans leurs remorques, les remorques sont attachées. La bise à Conil qui nous accueille en piste. Il y a un apéro pas très loin, à demain.



vendredi 12 juillet 2024

10 juillet : une semaine d'instruction condensée en une journée

Permanence d'été. Les instructeurs et les remorqueurs se relaient pour assurer une présence au terrain et faire que ça tourne en semaine, pour les brevetés et les élèves.

J'ai pris la semaine du 8 au 12, ça commencera bien mes congés d'été en me coupant du bureau. Après une remise en l'air par Bastien le dimanche d'avant, suite à plusieurs mois absent du terrain, je me refais lâcher Janus et je profite du LS4 disponible. Prêt pour la semaine.

Quelqu'un a prévenu la météo au fait ?

Apparemment pas. Lundi Autan, mardi Autan, mercredi ça va. Et après... Jeudi Autan, vendredi pluie. Pente humide peut-être, on a le temps de voir.

[spoiler alert] oui, pluie. Vendredi bâché aussi.

Et bien il reste mercredi. Coup de bol, c'est une belle journée.

Au départ seul sur click'n'glide, je suis rejoint par Gaby en instructeur et Mathieu et remorquage. Je ferai donc les VIs, il y en a 3 peut-être 4. Ce sera donc le Janus. 2 jours de vol de suite en plastique, ça ne m'était pas arrivé depuis bien 10 ans je pense. Plus ? Peut-être.

L'aventure commence par le covoiturage. Allez un fait une seule voiture depuis Toulouse, et pour s'adapter aux contraintes de chacun on part de Colomiers, non de Ramonville, non de Lasbordes. A 11h, 11h30, midi. Le briefing est à 13h, ça passe.

Au terrains, Gaby est au café avec Alain. Titouan et Jaouen nous rejoignent pour un briefing en salle para. Il restera l'inspection piste à faire.

Aujourd'hui des thermiques purs avec des plafonds vers 1200 et des Vz correctes pour tenir en l'air. Le Midour avaient des caprices de démarrage dimanche dernier mais apparemment ils ont été réparés. Dieu nous a demandé si on pouvait emmener Milena poser à l'extérieur, et terminer les exercices de remorquage avec Titouan. Gaby a entendu, Gaby fera.

Au hangar, on sort un K13 pour Alain et son passager, un autre pour Gaby. Milena commence la journée en LS1, le temps que Gaby passe ses élèves. Je ferai la buse en Janus avec le premier VI arrivé à 14h.

Surprise, il y a quelques Cu alors qu'on prévoyait un grand ciel bleu. Humidité résiduelle du weekend précédent probablement. L'Autan n'a pas tout asséché. Tous ces Cu ne donnent pas, mais il en suffit d'un. Pour le premier vol de la journée, le plafond étant encore bas, on en profite pour monter au dessus du petit nuage blanc, c'est joli et le VI est content. Repassé sous ledit nuage, il y a une pompe, on tient en l'air.

Entre temps les K13 et le LS1 ont décollé. La journée commence bien.

Plusieurs VIs plus tard, il fait chaud, on s'hydrate. Il est temps pour Gaby de partir en direction de Castelnaudary, peut-être Beaugaillard Intl. Alain repart en LS1.

Et là, la journée se réveille. A la tour après le dernier VI, je surveille le ND qui s'approche de Castelnaudary et prépare son approche.

F-CMND en approche finale sur la 11 à LFMW

Du coin de l'œil je surveille le décollage du LS1. Et voilà-t-y pas que ce bon HC largue en bout de piste, comme à la voiture. Osé. Apparemment pas volontaire.

La restitution du bord de la pente aide, il commence quelques huit. Le remorqueur reste un peu en l'air pour indiquer quelques possibilités de champs. Il y en a. La discussion à la radio est calme et posée, les choix sont bien définis en toute sécurité, et en plus ça continue à tenir, voire à monter un peu.

de beaux huit avec des virages face à la plaine

Fin de l'histoire avec un posé en 21 sans histoire. Opportunité de débriefing de la situation avec les élèves du jour, finalement un peu d'instruction.

Pendant ce temps Mathieu est allé chercher le ND à Castelnaudary, et la journée se termine par un dernier tour pour Titouan, afin de perfectionner les exercices du premier vol.

Gaby s'hydrate et repart en avion. Nous rangeons tout et finissons à la limonade au bar.

Merci à la petite équipe du jour pour cette petite journée bien sympathique et météorologiquement meilleure que prévue.