jeudi 27 août 2026

St Crépin - pas la 4e épreuve

 Réveil difficile ce mercredi pour la Montagne Noire. Alice a mal au ventre, Olivier a une panne de réveil et Julien a son télétravail qui dure plus que de raisonnable.

On met en piste quand même, on n'est pas des bêtes.

Toujours une deuxième moitié de ligne, on se laisse le temps de manger quand même, on n'est pas venus beurrer des sandwichs quand même. En attendant c'est aligné, c'est propre, c'est essuyé, c'est épongé.


Briefing. Aujourd'hui il y aura autant de vent que de nuages. De l'onde à l'ombre en soi. Pour le circuit Micro nous ressort un AAT, signe que la météo est incertaine. L'AAT est un circuit à taille variable et à durée minimum imposée. Plus on est bon, plus on va vite, plus il faut aller dans des endroits compliqués.


Pause tournage, deux rois dans le village de St Crépin, l'église fournit un beau décor pour quelques plans rapide. Le temps de repasser en cuisine, il y a encore du vert. Des petits pois et de la ventrèche, pour passer discrétos entre le riz et les pâtes d'hier au soir, et les pommes de terre de ce soir.
Car ce soir c'est Samuel qui cuisine. Un tchutchutt paprika, spécialité hongroise.
Mais ça c'est ce soir.
En attendant et après le bon repas du midi, en va voir en piste.

Le premier décollage à 13h15 permet aux premiers de monter tranquillement et de choper l'onde. D'en bas on les voit bien haut. Ca sent bon pour tourner le circuit rapidement bien haut. On enfile les chaussettes d'altitude.

Puis vient la pluie. Ou plutôt l'annonce de la pluie. Le radar météo, et le CK parti voir prévoient une ondée dans 30 minutes. Interruption des décollages, on attache et on ferme les écopes. Certains retournent attacher à leur emplacement nocturne, d'autres sortent les housses d'ailes pour éviter d'éponger après.
Et on attend.
L'ondée vient, sa puissance était exagérée. Les fines gouttes qui se posent sur les verrières s'évaporeront aux premiers rayons du soleil. Et quand ceux-ci paraissent, on reprend les treuillées.
C'est décevant. Les 10 premières treuillées feront moins de 10 minutes. Les déceptions des premières refroidissent les ardeurs des suivants sur la ligne. Place est faite à ceux qui veulent des entraînements en tours de piste. Ca ne tient pas.
En 11e essai, le VT se lance, un peu par habitude, et aussi pour faire une treuillée et un attero pour Alix. Et foutu pour foutu, Julien essaie à droite, dans la dégueulante du Fouran.
Du bas on regarde, on surveille l'altitude, on vit le vol avec eux. Et ça monte. Ah ben tiens, ça redonne de l'espoir.


Encore trois treuillées classiques à gauche qui ne tiendront pas. Le ND s'élance alors, avec l'objectif de faire confiance au VT. Treuillée normale, virage à droite, on approche du Fouran. Ca descend. Mais c'était plutôt un peu plus au nord en face de Champcella et Chambon.
Le ND y arrive vers 1150 mètres, le plan de retour en direct 16 est bon mais pas top. Mais la ligne électrique donne, en pente. Ca monte peu mais ça ne descend pas. Avec de lents huits bien dévissés face au vent, le ND prend 10 mètres par 10 mètres. Et ça marche.
Les suivants ne s'y trompent pas : PD, NC et NB partent aussi à gauche, et ça fait deux heures chacun. Au début c'est la petite pente, puis ça spirale en milieu de vallée jusqu'à 2000, puiss on peut revenir vers du classique avec Prachaval et même le Peyron. Vars et Fouran c'est non. Pas grave, on ne comptait pas vraiment tourner le circuit. Allez juste on prend le départ et on tourne le premier point. Pour dire.
Dans le NC, Mathieu vole avec un passager supplémentaire : une grosse sauterelle, accrochée à la peinture du fuselage au niveau des ailes, et qui ne veut pas lâcher prise. Elle sera toujours là quand on rangera le planeur.

Pas de seconds vols aujourd'hui, le treuil est rentré tôt faute de volontaires. Du coup vers 19h tout le monde se pose et on attache. Bien, rapport au vent qui pourrait venir.

A l'apéro, ça sent bon le tchutchutt paprika. Et lors du repas, c'est bon aussi.

La soirée se termine avec une vérification du grand écran et du projecteur. On revoit de vieux films de la vidéothèque VVMN, et on visionne en avance quelque vidéos qui passeront demain.
Car demain c'est la soirée Black Mountain. Inscrivez-vous à la Miche.



mercredi 26 août 2026

St Crépin - troisième épreuve

 St Crépin, quatrième jour, troisième épreuve.

Le matin commence par la mise en piste des planeurs mis en sécurité d'humidité hier soir. On enlève bien les scotchs, et parfois la peinture qui vient avec. On sèche les coussins au soleil bien présent ce matin. On écope un peu. On note les endroits par où l'eau est entrée, pour mieux étanchéifier la prochaine fois. Peut-être en fin de semaine.

Après la mise en piste, petit passage par l'hélico avec des matelas et des parachutes. Antoine tourne une pub.


Au briefing, la météo annonce du vent et de l'ombre. Et promis sur le Parcours ça monte. Il faudra partir du Peyron, avancer sassez loin sur le Parcours, revenir à la Tête d'Amont qui fait figure de fil rouge de la semaine, et normalement un dernier point en balistique au début et au milieu de la vallée de Vars. La branche stratégique semble être entre le but du Parcours et le retour à la Tête d'Amont. Entre le passage par le Guillaume, le retour par Vars, ou tout droit. La simplicité des fois à de l'attrait.

Passage par le bureau de la Miche pour s'inscrire à la soirée italienne. C'est ce soir.

Petite transition et on passe à table. Et là attention âmes sensibles : des haricots verts. Avec de la crème certes, de gros copeaux de fromage d'accord. Mais verts.

Décollage 13h15 pour la première ligne.

Ca monte pas mal, il y a des cumulus en gros paquets pour baliser les pompes. Mais vers 2500 ça bloque aux Eygliers. Vu la ligne de départ, le Peyron est tout indiqué pour continuer. Après une transition qui se passe bien, le Peyron accueille la nuée. Et comme ça ne monte pas très fort, la nuée se densifie de tous ces planeurs qui aimeraient bien atteindre 3000 pour prendre le départ. Ca semble plafonner à 2600 pour le moment. Bon ben on y va ? Le ND prend la tête, suivi quelques minutes plus tard par le VT et le NB.

Transition vers le Fouran, ça remonte un peu mais c'est à l'ombre. Transition vers Clotinaille, c'est à l'ombre et c'est mou, on ne remonte pas aux crêtes. Vient donc le moment du choix : faut-il sauter vers le Guillaume, arriver bas et espérer remonter sachant que personne n'a encore pu envoyer d'indications sur ses ascendances ? Faut-il gratter encore un peu ? Le Guillaume est au soleil, les Crots ne sont pas loin, allez on y va. ND et VT sautent. Bon choix.

Malgré un bas de Guillaume toujours plein d'arbres à 1800 et donc moins performant, le vario est là et ça remonte bien. Puis vers 2000 on atteint la roche ensoleillée et ça remonte encore. Vers 3000, il est temps de prendre la direction du Morgon et de la promesse d'un Parcours facile est bien alimenté en vent.



Pas grand chose au Morgon, on continue. Dormillouse et ça repart, la Blanche. VT spirale, ND continue. Finalement il y a de bons pétards à différents endroits. Arrivés au 3 Evêchés, choix tactique. Tout droit vers le point sans support montagneux, ou détour par les crêtes au sud est ? Il y a des paquets noirs : on va sur le point. 

Aveu de l'artiste concepteur de circuit : le point de Chavailles a ceci de frustrant qu'il est juste avant le Cheval Blanc, donc juste avant une zone où on sent ça ça va donner grave. Mais non, il faut faire demi-tour. Merci c'est sympa.

Quelques tours pour reprendre un plafond, et retour par le même chemin. 3 Evêchés, Micheline, Blanche. ND et VT sont toujours ensemble, et commencent à croiser le peloton qui est parti plus tard ou qui a plus hésité sur les transitions avec les molles montées à l'ombre. On faut coucou au LS et au NB.

NC a préféré abort, les descendances du Clotinaille ont eu raison de sa ténacité. Coeur avec le -3.

Au pétard de la Blanche, suite à un conseil de Seb, ND et VT décident de viser le St André. Une bonne pompe du côté des Orres rendra l'arrêt au St André inutile. On se jette sur le 2e secteur. Là aussi c'est à l'ombre et c'est mou. On remonte juste sou crêtes et c'est le départ vers le Peyron qui est bien ensoleillé. Ca repart bien, 3000, on tente une arrivée. Il reste deux points.

Derrière, LS et ND ont tourné et se dirigent aussi vers le St André, petite pompe au Clocher. Le peloton remonte. 

Pas d'arrêt à la Tête d'Amont pour VT et ND, on tourne, et on repart vers la droite de la vallée pour s'appuyer sur les deux bosses. Passage par les Eygliers, on est un peu bas pour finir en balistique. Manque 200 mètres. L'ombre accepte de faire remonter les deux planeurs et vers 2300 c'est le dernier point et le fort qui sont visés. La finesse est bonne, la vitesse augmente.

Une fois au sol, on voit bien que le peloton a rattrapé les premiers. Ca commence à se bousculer en vent arrière. NB boucle l'épreuve, ça fait plaisir.

2e vol, avec des résultats variés. Julien part en NC avec Samuel, Olivier en ND avec Jean-Claude. L'ombre pèse sur les varios, ça monte mal. Moins de 15 minutes chacun. NB et VT auront plus de succès.

Deuxième passage par l'atelier pour le ND vu que ça n'a pas trop amélioré.

Puis c'est la soirée italienne. Mamma miam ! Entrée, risotto, spaghetti, et glace. C'est bon, et on sait que ça a demandé de la préparation car ils étaient en cuisine dès midi. Et comme la fédé n'est pas là, on les applaudit d'un beau ban zobé.


La soirée s'achève avec le départs des différents participants, la vaisselle est faite, Antoine peaufine son montage, un enfant de 4 ans qui ferait mieux de dormi court partout en dansant sur la musique.

C'est bien ici c'est familial.

Classement provisoire.



lundi 24 août 2026

St Crépin - deuxième épreuve

 Ce soir il pleut. Ca thématise un peu la journée mais sans plus. C'est surtout demain qu'on pourra en voir les conséquences.

Aujourd'hui lundi, c'est le deuxième épreuve. Briefing annoncé à 11h, mais avant on tourne.

Appel de volontaires à 9h au hangar, thème médiéval fantastique aligné avec la Rencontre de l'année : Games of Thrones (ou le Trône de Fer en version française).


Ce matin on tourne qq plans simples, avec des pécores en tenue figurants des apprentis chevaliers, soldats en devenir et en motivation. Et on décapite un roi aussi, faut bien s'amuser.

Le groupe se scinde ensuite et en deux. Antoine et Céline partent tourner dans un lieu magique et de proximité : la fontaine pétrifiée.

Sur le terrain, on met en piste. Deuxième moitié de la ligne de départ, histoire de pas partir trop tôt après la digestion.

Briefing.

La météo prévoit de l'ombre en fin de journée, prémices de la pluie. Micro nous prévient qu'il faudra soit démonter soit veiller à l'étanchéité ce soir après les vols. Les vélivoles sont pétrifiés, sauf Luc qui part illico dévaliser le rayon cellophane de l'Intermarché de Guillestre. Il annonce 5 kilomètres linéaires, de quoi protéger les 4 machines. Depuis le prévisionniste des stocks de l'Intermarché est en PLS.

Pour l'épreuve, c'est un peu plus court, mais il y a toujours la vallée de Barcelo (coucou NB) et les points forment une spirale dont les branches se referment doucement sur le terrain de départ. Comme ça si ça tombe tôt, ben on ne sera pas trop loin. Malin.


A midi il reste du poulet, on ajoute des pâtes et de la sauce tomate. Un peu de fromage qu'Alice n'a pas mangé durant l'étape de râpage. Intérieur.

On a même du café ce midi, comme quoi le standing augmente jour après jour. On est pas mal dans ce hangar quand même.

En piste.

Antoine tourne quelques plans de plus pour une bande-annonce. On discute stratégie et trajectoires, on se concentre sans trop ronfler, on ajuste le scotch de performance qui cache le trou du crochet de nez.

La symphonie des treuillées se déroule sans fausse note. Avec un premier décollage à 12h45, l'ensemble de la mêlée est en l'air à 14h. Ca monte. Des cumulus sur le premier et le second secteurs permettent d'atteindre assez vite les 3000. Et puis l'artiste en nous prend la parole. Sur le ND, l'artistique est limité : j'ai le plafond, j'ai la ligne, je pars. Il est 14h12. Nemo est plus patient et attend de gagner encore quelques centaines de mètres. Départ 14h35. En fin de peloton, NB ne partira qu'à 14h48. Peut-être trop tard.

La première branche est assez classique. Fouran-Clotinaille-Guillaume. Il y a moyen de bien monter sur les pentes le long de la vallée de la Durance, et d'arriver assez haut au Guillaume. De là on part à droite direction de Moissière, c'est juste après le Piolit quand vous avez passé la Tête de Lucie. Au point, le plafond est plus bas que les K13 qui ont fait le plafond au Guillaume. Il faut éviter la nébulosité pour faire le virage.


Après le quasi demi-tour, on longe les aiguilles de Chabrières et la question se pose : sautera / sautera pas ? Vers le Morgon.

Le LS a annoncé un départ des aiguilles à 2400 et une arrivée au Morgon vers 2000. Et ça repart bien derrière.

Du coup le ND tente aussi. Départ 2700, arrivée 2000, il y a eu de la perte en ligne. Mais ça repart bien derrière comme annoncé. Le VT n'est pas loin derrière, le Nemo rattrape et double doucement tout le groupe.

Après quelques huits au Morgon, et une fois au dessus des crêtes vers 2500, c'est le départ vers le point suivant, et le côté nord de la vallée de Barcelo. Faut oser. NB n'ose pas trop. Les cicatrices sont encore trop fraîches. Pas loin non-plus, le NC se trouve un peu pas à Chabrières et ne saute pas vers le Morgon. Sa tentative de remonter au Guillaume ne sera pas très fructueuse et il préfère rentrer au terrain en sécurité.

Sur les crêtes entre le morgon et le Grand Bérard, ça transite bien. Si bien qu'au bout les planeurs ont pris environ 500 mètres. A cette altitude pas de doute, c'est le virage au point et la prise de pompe au Siguret. Plafond, paf Vars.

Facile.

Après le col ça redevient un peu plus difficile. Il y a des pompes sur les crêtes, plus grand chose à Prachaval, et le Peyron ne veut pas passer les 3000. L'ombre arrive.

Pas grave, depuis le Peyron à 3000 ou presque on atteint la Tête d'Amont. Il paraît que ça y pompe aussi. ND, VT et Nemo en profiteront, d'autres voudront accélérer l'arrivée et pourront parfois regretter leur choix tactique. Enfin ça dépend si vous aimez dire bonjour aux écureuils.

Une fois repris 3000 au point, la transition vers Fouran se passe bien et permet d'y arriver à une altitude correcte. Le choix de reprendre un peu de hauteur ou pas dépend de votre confiance dans la finesse de la machine et de votre capacité à tenir une ligne droite et à ne pas voler à 90 km/h dans du -5.

Ce message vous est offert par les instructeurs de la Montagne Noire, qui ont noté une tendance à avoir des lignes droites qui virent doucement à gauche, et une tenue de vitesse parfois peu adaptée à la vitesse verticale de la masse d'air. Allez les doublards, on bosse les transitions. Avec Bada, au Cumulus actif.


Il est temps de passer aux seconds vols. L'ombre est arrivée mais ça monte encore. Selon les sources, ça monte à Vars ou ça monte pas. En tout cas, Jean-Claude y arrive lui. Quant au Peyron, il paraît que la face nord est de mauvaise humeur à cette heure. Quelqu'un a dû oublier de lui parler de la soirée italienne.

Vers 19h30, NB-NC-ND se dirigent vers la zone de perte. Ensemble, et après quelques photos qui manquent cruellement de soleil. Tant pis.


En plus de l'attache des planeurs au sol, ce soir il faut les saucissonner au film étirable. Film dont Luc est désormais détenteur de plus de la moitié dans toute la vallée. On a vu des clubs l'approcher pour en acheter quelques mètres mais il préfère faire monter les prix encore un peu.


Aérofreins, puis de profondeur, il faut un peu plus d'un rouleau par planeur. Mais vous avez remarqué que les rouleaux sont de plus en plus petits ? Quand j'étais jeune on enroulait tout un bijave avec un seul rouleau. On nous arnaque je vous dis ! et c'est rien par rapport à tous ces satellites qu'on envoie dans l'espace.

Ce soir il y a la soirée chili de St Crépin. Du riz, du chili du fromage avec sa verdure, et un yaourt. Dans la semaine on devrait avoir une soirée italienne, il paraît, et la soirée BM jeudi soir. Venez, on vous fera un prix.


La pluie annoncée commence à poindre dès la fin de l'apéro, et vers 23h elle tombe dru.

Derrière moi, j'entends une caméra qui filme des bêtises. Ca alors.

Classement provisoire, Nemo consolide son haut de classement :



St Crépin - première épreuve

 Pour bien commencer la semaine par le dimanche, Micro nous a lancé sur un 180 bornes. Avec beaucoup de vallée de Barcelo, parce qu'on aime. Presque. Pas tous. Enfin bon...

Dimanche matin 9h30, on met en piste les planeurs. Pas de précipitation, la ligne de départ se remplit déjà doucement il s'agit de ne pas trop tarder pour ne pas décoller à 15h. Même si en épreuve les départs s'enchaînent bien plus vite grâce à la fluidité de parole du maître de la radio. D'ailleurs, c'est bien rappelé au briefing le matin : messages radios concis, CRIS en avance, équipages parés quand le câble l'est, on veut décoller tout ce petit monde en efficacité. Et les plastiques devront attendre. C'est une histoire de dynamique de vol : le plastique il vole comme ça, alors que le K13 il vole plutôt comme ça. C'est que sur les Eygiers à l'heure de pointe, vaut mieux tous voler avec des trajectoires qui se ressemblent. Alors les plastiques, allez à la sieste et vous verrez pour treuiller vers 15h après les 30 glorieux.


Après le NC hier, c'est le VT qui passe à l'atelier. Il s'agirait de rentre à Julien un bouton pousse-pour-parler fonctionnel. Les soudures sont trop fine, on va mettre de grosse patasses.  En piste, Luc a sortit la boîte à outils et Olivier met du joint sur l'avant de la verrière du ND.


Revenons à l'épreuve du jour. On commence par la Tête d'Amont, pas très loin au nord, juste pour nous donner un peu d'élan. Puis il faut partir vers Seyne avec déjà de la stratégie dans le choix de la route. C'est alors un départ vers les Lacs des Sagnes, lacs que d'habitude nous visitons en venant de Vars et du Siguret. Encore un choix tactique à prévoir. Retour au Lac de Serre-Ponçon et hop on rentre au Fort.


180 bornes, Micro nous estime 2h30 d'épreuve. Les premiers feront 2h15.

En piste, les planeurs de la Montagne Noire sont plutôt en 2e moitié. Le JF de Beaugaillard demande explicitement à partir au fond afin de préserver ls sieste. Les treuillées se passent bien mieux que la veille.


Ca monte assez vite aux crêtes des Eygliers, puis les stratèges s'expriment. Partir direct au Peyron, grimper à Vars, trouver un cumulus  côté Fouran ?

A la fin ça passe tout de même par le Peyron, qui donne différemment selon ceux qui racontent. On en a vu passer 3000 quand même. Ca reste un peu juste pour la Tête d'Amont, mais en soufflant dessus ça passe. La Tête d'Amont n'est pas fumasse, on touche le cercle et on revient. Par les Eygliers, on en direct sur Fouran, avec une pompe au milieu. Ou avec une pause au Peyron et un beau plaf' qui assure la suite.

Fouran, Clotinaille, tout ça donne bien. Enfin quand on est assez bas pour s'y intéresser. Le Guillaume est plus capricieux. Trop peut-être et le NC se fatigue de ces pompes foireuses et décide d'interrompre sn circuit. La Tête de Lucie redonnera un peu de hauteur aux persévérants, et c'est le départ vers le Morgon. Qui ne donne pas, alors hop, Dormillouse. C'est mieux.


Sur le Parcours, ça tient et des fois ça monte un peu. Seyne se tourne sans trop perdre de hauteur, et c'est là qu'il faut réfléchir. Pour aller au point suivant, il va falloir passer par des coins inconnus, et emprunter la face sud de la vallée de Barcelo. On n'entend plus rien dans le planeur, ça fait un peu peur.

Depuis les 3 évêchés, il faut sauter le col d'Alos pour attraper le Chapeau de Gendarme. Ou comme le ND, faire un petit détour par la Grande Céolane. Un peu plus long mais sans saut de col.

Le NB lui n'a pas été heureux sur le parcours. Il revient donc au Morgon qui ne donne pas, et décide d'avancer en suivant les crêtes au nord de la vallée de Barcelo. Choix malheureux, il finira posé sur l'aérodrome. Mais un coup de ficelle lui assurera un retour suffisant tôt pour son 2e vol.

Pour ceux qui ont pu avancer, la fin du circuit est assez similaire. Lacs des Sagnes avec un bon plafond, passage au Siguret qui donne peu, vallée de Barcelo côté nord cette fois, bien sur les crêtes et sous les paquets noirs. Passage au Morgon sans s'arrêter, dernier point, retour au Morgon. Et là on n'est plus très haut avec toutes ces transitions. 2300 au Morgon, ça ne rentre pas. Bon ben faut y aller quand même parce que de toute façon ça ne sert à rien de rester. Et c'est le St André qui sauve la mise. On y reprend les 200 mètres qui manquent et on rentre.

Il y a du temps pour les seconds vols. Fin des vols vers 20h pour les derniers, et on se met à découper des poivrons. Ce soir c'est poulet basquaise, et il y a du monde dans le hangar qui sert de lieu de vie. C'est ambiancé, les amis sont là, encore une bonne soirée.


Classement provisoire. Certains n'ont pas encore donné leur fichier.



dimanche 23 août 2026

St Crépin - voyage aller et entraînement

20 ans.

Première participation en 2006 avec un unique planeur et deux pilotes. Et après 20 ans, on revient dans cette vallée comme dans un vieux jean. Elle nous va comme un gant même si on a l'impression qu'elle a rétréci un peu. Ou alors c'est notre horizon qui s'est élargi, comme notre capacité à circuler alentour. Aurait-on grossi peut-être ? Avec 4 K13 cette année et 2 de plus de Beaugaillard, notre groupe s'est en effet étoffé, et renouvelé au fil des ans. De l'équipe d'origine, Julien et Antoine sont encore là.

Comme un cycle annuel, l'épopée démarre un vendredi matin à la Montagne Noire. 4 remorques, 4 véhicules tracteurs, une dizaine de pilotes et quelques additions familiales. L'expérience aidant, les planeurs ont été démontés quelque jours avant. Ce matin il n'y a plus qu'à atteler et prendre la route.


Bitume, emmène nous dans les Alpes, berce nous de ta musique sourde aux rythmes de bruit blanc tinté de musique à l'autoradio. Et ce rythme d'ailleurs, il varie selon l'attelage, entre les performants aux remorques affûtées et réservoirs volumineux, la remorque du NB dont l'aérodynamisme n'est pas sans rappeler une tractopelle, et le ND qui la eu le bon goût de se faire tracter par un véhicule électrique à l'autonomie forcément plus limitée.

Et cela se sent dans les durées à destination. Le NC et le VT arrivent tranquillement pour le goûter. Le ND nécessite deux pauses de recharge batterie, 45 minutes chacune, ce qui porte son arrivée un peu après 19h. On a bien les photos de point de virage.



Un petit groupe complémentaire est venu de Normandie, en partant à 5h du matin. Et Beaugaillard est arrivé la veille. Normalement ça permet de voler un peu plus pour s'entraîner. Pas cette année. Tous ceux qui sont arrivés avant nous n'avaient qu'un thème à la bouche : l'eau. Dans le ciel, sur le sol, dans les essuie-glaces, sur les verrières et les ailes. Pas dans les verres apparemment, comme quoi il reste des petits coins de paradis.

Quant à ce vendredi soir, il se concrétise chez Guilène, de l'autre côté des pistes. Après les arrivées étagées, c'est le point de rencontre et de retrouvailles.  Un bol de punch, des tartines de soubressade au four, du pâté de couenne maison.

Et une grande marmite de pâtes avec du fromage. La base.

La nuit est tombée, la route a causé quelque fatigue. Il est temps de passer au samedi.


Samedi matin, 9h, le rendez-vous a été donné au planeur pour terminer le remontage. Le VT et le NC ayant été faits la veille, nous nous attaquons au NB et au ND. Hervé a commencé les préparatifs de son planeur. Il a de la main d'œuvre pour l'aider. Un 2e équipe avance la remorque du ND. Les deux planeurs sont remontés en même temps. Le ND part en piste avec un peu d'avance.

Un peu de boulot à l'atelier, le NC a un défaut sur son bouton pousse-pour-parler en place arrière. Et le frein à resserrer. Ca va vite. Et les quatre planeurs sont en piste avant le briefing de 11h.

Bada rappelle qu'il ne faut pas circuler sans autorisation ni parler la bouche pleine. Conil nous narre la météo et ses flux de sud ouest à 5000. Et côté treuil il y a quelques consignes aussi. Faudrait pas interrompre le flot du treuilleur bordel. Alors vous allez me lever ces ailes et que ça décolle !

A l'heure du déjeuner, il reste des pâtes et on ajoute des betteraves et des yaourts. Encore chez Guilène, merciii !


Avec des décollages à 12h30, on mange plutôt vite. Bon après, vu la météo du jour on aurait pu manger plus lentement. Mais bon faut bien nourrir le treuil.

Et ce qui devait arriver arriva, les planeurs retombâtent. Par grappe ou par régime, en chapelet ou en fagot. Mais ils retombussent. Enfin les départs au treuil, parce que les départs à l'avion accrochent mieux depuis le bas du second secteur.

Le JF a eu une autre technique : la patience. Qui paie. Ou du coup qui le paie pas trop cher, selon comme vous le voyez.


Et c'est un atterrissage groupé pour NB, NC et ND. Ils repartiront, et ça tiendra mieux. 15h, cela eut dû être l'heure des décollages. M'enfin, on vole, et la Montagne est toujours là. Prachaval, Peyron pour les aventuriers, la Tête d'Amont pour aller bien au nord, puis Vars, St André, et Clotinaille pour ceux qui veulent se faire du mal. Les 4 K13 de la Montagne enchaînent deux vols chacun, pour faire voler tout le monde. Dernière treuillée à 17h30, fin des vols à 18h45 et apéro d'ouverture avec discours.



Le temps d'attacher les planeurs aux câbles, qu'il faut parfois déterrer, et l'heure de présence est assurée pour écouter les officiels. On a même vu un gars de St Rémy en chemise. Franchement, ça vaut le détour.


Après un apéro bien fourni qui permet de saluer tous ceux qui sont arrivés dans l'après-midi, il est temps de migrer au hangar qui sera notre lieu de vie pour la semaine. Enfin si on le garde propre et que personne ne joue avec les golfettes. Ce soir c'est filet mignon et ses pâtes. C'est bon.


On va laisser traîner un peu la soirée, histoire de travailler un peu le script du film de l'année et de voir Gaby faire du vélo. Au lit. Demain, on entre dans le dur de la première épreuve.


lundi 27 juillet 2026

20 - 24 juillet - second stage de l'été

Après les deux semaines d'intense stagiérisation professionnelle et une meta-organisation sur 2 terrains pour le stage AMAT ™, VVMN est revenu à un format plus classique, plus rapproché.

La semaine du 20 juillet, il y a avait donc deux stagiaires de 6 jours (Jérémie et Tristan), et Titouan qui a encore un peu de temps pour voler. Olivier à l'instruction, et François / Didier / Gaby pour l'avion à hélice. Pas de vent d'Autan prévu, ou en tout cas pas assez pour imaginer déplacer l'activité en dehors de la Montagne. On fait simple.

La chaleur est en revanche toujours là, et la bonne pratique des semaines précédentes reste applicable avec des vols avant midi et après 16h. Au milieu, repas sans se presser, sieste, cours théoriques et simulateur.


Lundi 20

On commence la matin, rendez-vous 9h30. Tristan, 14 ans, région parisienne, a fait déjà un vol la veille. Jérémie, 28 ans, Polynésie, doit faire son premier vol. Oliver décide d'aligner les deux dès le matin, et en deux vols de 10 minutes il les met à la ligne droite. Titouan fait un tour de piste, pour se remettre la PTL à la bonne place après avoir fait un peu de Bourg la semaine d'avant.

C'est François qui remorque, l'avion jaune chauffe un peu mais ça va c'est le matin.

Après un déjeuner tranquille en salle para, direction la salle de cours, avec un briefing sur la ligne droite et le virage, qui feront au moins les deux premiers jours de la semaine. On complète avec un peu de pratique au simu, après avoir bien attendu 30 minutes que le PC veuille bien démarrer. Heureusement ce sera plus rapide le reste de la semaine.

16h, on retourne en piste. Rolland a rejoint le groupe. On affine la line droite avec les deux stagiaires, un second tour de piste pour Titouan, et des ascendances avec Rolland.


La météo offre des thermiques purs qui sont bien étables vers 16h, et qui commencent à faiblir vers 18h pour les derniers vols de la journée.

Lors d'un atterrissage en 12, message de François depuis le starter : "attention il y a un chien sur la 03". Pas de conflit effectif, on en discutera au sol, l'atterrissage n'est pas gêné.

Pause information, François nous raconte : "ce chien, là énorme à poils blanc, ne vous en approchez pas. Il est dangereux, dressé à protéger son troupeau de moutons, s'il vous voit il vous sautera à la gorge et vous videra de votre sang jusqu'à la mort, c'est un Poutou !" "Euh, un Patou François." "Oui enfin, les deux sont dangereux..."

Infos bien prises, et on ne le reverra pas de toute façon. 

On range, les stagiaires n'ont pas encore bien pris le pli de devoir rester jusqu'à la fermeture des portes du hangar, c'est le début.


Mardi 21

On prend les mêmes... et on ajoute Philippe. Le matin sera juste un dernier tour de piste en double et un relâché pour Titouan. Le vent est faible, la 03 est dégagée, c'est adapté.

Tristan se prend d'affection pour la golfette. Il la garde, il la bichonne, il est volontaire pour faire l'inspection des pistes de début de journée. Accompagné pour le moment.

Repas, sieste, un peu de simulateur. 4 vols de double à passer dans l'après-midi, et un autre solo de Titouan. Ca tient bien quand on est dans la pompe, et il n'y a pas beaucoup de choix. La semaine ne variera pas beaucoup sur ce modèle.



Mercredi 22

Olivier a pris sa matinée, il paraît que ça râle chez lui qu'il prenne la voiture toute la journée alors que le frigo est vide. La révolte gronde. Du coup rendez-vous à 14h pour de la théorie, et vols à 16h avec Gaby qui remorque après sa sieste à Beaugaillard.

Maintenant que les virages et la ligne droite commencent à rentrer, on avance : visualisation du point d'aboutissement, symétrie, compensateur. Bam, bouffez-moi ça les stagiaires ! Pour Titouan : objectif une heure en solo.

Après plein de tableau, quelques vidéos de la chaîne Spirale, et un peu de simulateur, il est temps de pratiquer dans le K13. Thomas est venu rejoindre la petite équipe après sa journée de boulot, pour lui ce sera le LS4 qui pas de chance était accessible. Non vraiment pas de chance.

Ca tient comme les jours d'avant. Il vaut mieux être au dessus de 1000 m qu'en dessous. Ca se rattrape mais ça fatigue, et en cette chaleur on n'aime pas.

Fin des vols vers 19h, tranquille.


Jeudi 23

On reprend les habitudes de voler le matin. Gaby encore aux manettes du Midour. Oliver est en retard, rhooo !

On continue symétrie et compensation, là on tape dans le dur, ça progresse moins vite. 

Au sol les mécanismes commencent à entrer. La tenue d'aile, aller chercher le câble, ranger la golfette derrière le planeur en 30.

Repas encore, un peu de vidéos Spirale, et on prépare la suite de la progression : le remorqué en ligne droite. Le simulateur aide bien. C'est facile et ça donne les bases.


Jérémie part vers 14h, repos et en piste à 15h pour être prêts quand les 2 VIs du jour arriveront. Un père et son fils qui partiront en NC avec Olivier pour commencer l'après-midi, avec Didier dans le Midour.

En piste il faur rappeler les fondamentaux aux stagiaires : quand le moteur tourne, on va chercher le câble en courant. Et quand le moteur tourne et que le planeur qui vient de se poser ne gêne pas le décollage, on prend l'aile plutôt que la golfette. Cela fera deux arrêts de moteur pour Didier, heureusement il n'y a ni traffic ni file d'attente au décollage.

La pompe du terrain de motocross est toujours efficace. Titouan allonge la durée de son vol solo.

Premier remorqué pour Tristan. Qui se passe comme un premier remorqué avec des exclamations et des reprises de commandes par l'instructeur. Normal.


Vendredi 25

Dernier jour. Le vent d'Autant se lève doucement et affiche déjà entre 5 et 10 km/h le matin. Olivier souhaite faire un vol pour Jérémie et un pour Tristan, et faire du remorqué en conditions calmes. Et en effet c'est calme... une fois en l'air.


Le premier décollage est un peu long, on reculera le K13 pour le 2e. Virage à gauche, ça monte doucement, et puis on peut travailler. Tristan prend un peu d'aise, quant à Jérémie c'est son premier remorqué donc... exclamations, reprises de commandes.

De beaux atterrissages en 12 par vent d'Autan, démonstratifs mais un peu tôt dans la progression des stagiaires pour qu'il apprécient. Titouan est chez le coiffeur, il ne pourra pas s'y essayer.

Fin des vols, on range les hangar et on ferme tout tellement il est improbable de voler après le repas.

La journée n'est cependant pas terminée, car il y a un peu de cours et de simu prévus, mais surtout la préparation et l'exécution du barbecue de fin de stage.


Petite assemblée à 7 autour d'une table carrée. Apéro avec punch et softs car la moitié de la table ne boit pas d'alcool, melon et jambon de pays, côtes de porc marinée et saucisses, pommes de terre et crème, glaces. 


La nébulosité mi-orage mi-fumée avance le coucher de soleil et tout est rangé sagement à 22h.


Une belle semaine avec 28 vols pour 14 heures au total. Des rencontres intéressantes, 6-7.