lundi 23 août 2021

St Crépin - oui mais Micro non-plus

La météo à St Crépin c'est de mieux en mieux. Déjà hier il y avait de l'onde de briefing. Aujourd'hui il y a eu un accrochage au Peyron de briefing.
Mais Reprenons un tout en arrière. Si vous avez suivi le blog d'hier, vous savez qu'il y a eu des circuits différents. Transformé en classement, cela donne ceci :

NB et NC sont déjà à leur place, un milieu de classement habituel. Paul, transfuge au Havre, finit très bien 2e. Rory et JF font une bonne 7e place. Julien et Luc ont plus de mal. Ce n'est que le premier jour.

Aujourd'hui de toute façon c'est complètement différent. D'ailleurs dès le matin lors du remontage du NC, Micro annonce une brise hésitante ou invisible. Hmmm, j'ai confiance, ça va bien se passer.

Le briefing commence par un renouvellement des consignes sanitaires. Il fallait donner son QR code, maintenant il faut envoyer un questionnaire qui dit si on est ou non à risque. On ne l'est pas.
Micro annonce une promenade de santé avec encore des secteurs avec des angles. On commence au Peyron, puis on part vers Siguret, le Guillaume, le Morgon. Il annonce aussi des décollages à 14h. Le niveau de confiance ne s'arrange pas.
La fiche de promenade recommandée donne des cercles de rayons raisonnables qui ne nécessitent pas de sauter trop de cols. Les stratèges envisagent des transitions longues à base de 3000 de plafond et de crêtes de Barcelo.

Oui, mais si ça ne monte pas ? Rires.
Intermède film. Car oui on continue à filmer. Le planning de tournage est en retard, le scénario est à l'arrache, les acteurs volent toute la journée. C'est normal, on est sur le plan.
Ce matin il y a tournage dans la Durance, avec une dérive d'Avia A60 et 4 piquets pour délimiter la zone. Oui lecteur, tu peux continuer à jouer et deviner la séquence qui sortira au montage. Cette année on a une jeune première en plus.

Repas. Restes de grillades d'hier et carottes râpées. Une assiette composée aux 5 ingrédients, c'est joli et c'est équilibré. Je n'ai pas regardé mais il y a sûrement des vitamines et du magnésium. Sûrement.
Intermède arbitrage vidéo. En voyant une photo du VT avec le glacier en fond, il paraît que pas moins de cinq instructeurs ont rendu un rapport annonçant que la planeur était en infraction. Les pilotes qui ont pris la photo savaient où ils étaient, mais sûrement que les cinq touristes au comptoir savaient mieux. Un point pour les dénonciations gratuite, zéro pour le dialogue. Mais puisque ça pourrait mettre en défaut le club qui nous accueille gentiment, on retire la photo. Vous ne la verrez donc pas.
Café, en piste.


Il fait déjà chaud, et le vent souffle bizarrement. Les planeurs de la Montagne Noire sont en fin de ligne. L'attente commence. Les vrais stratèges regardent les premiers planeurs décoller et adaptent leur trajectoire programmée. Les premiers planeurs se posent rapidement. Pas tous mais quand même. Confiance confiance...
Assez vite cependant, le JX atteint le Peyron et monte à 3000. Bravo Paul ? Bravo le passager peut-être. Bada... le passager. Au sol, on aurait entendu "Bada a accroché au Peyron, il va neiger en août".
Les dernières treuillées partent, et tiennent. Ah bon ouf, on avait failli s'inquiéter.
Vers 2000, ça monte moins. Ah ? Vers 2200 ça plafonne à 15h, et vers 2500 à 17h. Le Peyron vous disiez ? C'est facile à trouver remarquez, c'est le très beau caillou là-bas que vous atteindrez peut-être après avoir passé une magnifique crête et des mouvements d'air verticaux à signe négatif. Ah oui, ça dégueule.

Le VT part bas, arrive bas, mais ça marche. Et c'est pas juste. Le NB essaie aussi, et réussit, par accident sûrement. Puis vient la suite, avec moins de succès. Le NC, le ND et le JF tenteront le départ plusieurs fois, mais sans atteindre l'altitude nécessaire pour prendre le départ. Oui mais Micro non-plus. D'abord. Il est pourtant dans un beau planeur italien.

Depuis le Peyron qu'il a grimpé, Julien part vers Vars, Siguret, Barcelo. Ah ben pour une fois qu'on réussit à réutiliser une stratégie définie le matin. 
Vu l'heure qui avance, NB, NC, ND et JF se posent pour prendre le 2e vol. NB a tourné le 1er point, c'est déjà bien. Les autres... feront mieux au 2e vol. Peut-être.
Le temps de changer d'équipage, le canal communication mobile partagé voit arriver un petit message subtil. "Préparez la remorque, on gratte comme des cons à 2000 au Guillaume depuis un moment". On part quand même, ils vont bien se démerder pour revenir. Et d'ailleurs oui. Une pompinette toute gentille, la crête du Guillaume, et le 3e point ne semble finalement pas si important. Rentrer, c'est bien aussi. Aux Crots, l'Allemagne a pris un abonnement avec une 2e vache en 2 jours. On rit, mais ils ont quand même fait plus de bornes que bien d'autres K13.
Les seconds vols ne sont pas tellement mieux que  les précédents. Ca monte mal, c'est hâché, ça monte bas. Et pour le Peyron ? Eh ben c'est toujours une pute.

Intermède treuil. Au décollage du 2e vol, quand je demandais la couleur du fusible, on me répondit qu'il n'y a plus de couleur et que j'ai dû apprendre il y a longtemps et que je dois être vieux. Maintenant il y a deux tailles de trou, un petit et un grand trou, "une vierge et une pute". Surpris par cette révélation, je n'ai pas pensé à demander comment se rappeler lequel est pour les biplaces. La réponse peut vous surprendre. Notez quand même que la révélation m'a été faite par la demoiselle qui accrochait le câble. En entendant ça on se dit que le vol à voile a sûrement encore un peu trop de gros lourds dans ses rangs, et qu'ils ont dû trouver la blague très drôle.
Heureusement au 2e vol il n'y plus la pression du circuit. Et même si certains tentent bien de prendre un départ, c'est vite oublié et on essaie juste de monter un peu pour se promener pépère. Par exemple en allant vers Vars en filmant le VT. Ca descend presque tout le temps mais c'est joli et c'est toujours mieux que de traîner dans une pompe qui ne veut pas.
Dans le ND, Lise. Lise est arrivée en voiture avec Marion aujourd'hui. Quand on met 7 heures avec une remorque depuis la Montagne Noire, elles en mettent plus de 8. Un lundi, l'autoroute est bloquée.
Mais ça fait plaisir d'avoir du monde en plus. Elles arrivent avec leur énergie et toute leur bonne volonté. Des courgettes coupées fin. Pas de problème. Ah... en tranches ? Pardon.

Le repas sera quand même très bon. Comme d'hab. Et le blog sera fini plus tard cette fois. Le temps d'ajouter quelques photos et je vais partager un pichet avec St Rémy. Bientôt minuit.
A demain.

St Crépin ? - et pendant ce temps a la Montagne Montagne Noire

Et pendant ce temps à la montagne noire... On ne se laisse pas abattre! Le vent d'autan a laissé sa place à une douce tramontane, et ceux n'ayant pas suivi la transhumance alpine profitent d'une belle journée à peine voilée. 


Le mot du jour : "efficacité". 3 élèves en instruction avec Florian, un élève lâché en solo, un astir et pas moins de 6 VIs prévus dans l'après-midi ! Alors la préparation ne traîne pas. 

Pas de K13 sur la plateforme, pour une fois l'instruction début se fera en Janus (grand luxe). Et un lâché K8 en prime pour Frédéric (comme quoi ça a du bon de ne pas avoir de K13 disponible), bravo à lui !

Et finalement, malgré un voile qui va et qui vient, tous les vols sont de durée suffisante, et VIs comme élèves sont ravis; en somme, une bien belle journée de fin d'été."

dimanche 22 août 2021

St Crépin - il se passe des trucs

Franck me disait cet après-midi en revenant des Crots, "c'est bien ça change d'hier". Mais en fait ça change de l'année dernière aussi, et peut-être aussi d'avant. On ne s'ennuie pas ici et le blog vous remercie.
Hier soir déjà, après la publication de l'article quotidien, nous avons mangé puis nous avons continué les réflexions scénaristiques pour le film de l'année. Faute de stabilité dans les conditions de tournage et le nombre d'acteurs disponibles, il a fallu mettre en pause le grand projet de film pour revenir aux premières amours du film à sketchs. Des petites saynètes sur un fil rouge. Il faut quand même les écrire.
Ce matin dès potron-minet (après 10h en fait), la mise en piste des planeurs s'est ensuivie de la première mise en image des dites saynètes. On aurait vu un K13 manger un buisson et un cascadeur se jeter au sol.


Toi aussi joue à deviner dans quoi ces 2 plans seront intégrés en fin de semaine.
Briefing 11h. Bada rappelle les consignes de circulation des véhicules et du virus. Micro annonce la météo du jour, avec du vent d'ouest plutôt fort, et une proposition de promenade à faire pour pouvoir composer des conversations avec intérêt commun au bar du soir qui n'est pas ouvert. Mais rien ne nous interdit de venir avec notre boisson pour parler ensemble autour du barbecue de l'aire de pique-nique.
Avec ce vent, il y aura de l'onde. Enfin... de l'onde de briefing. Celle qu'on pense qu'elle n'existe mais en fait elle n'existe pas. De toute façon quand Micro annonce "à Vars vous pourrez choper l'onde", on sait déjà qu'on ne l'aura pas. L'expérience.


Après un repas du midi avec une jolie salade de champignons et des petits lardons (en vrai, fondue de filet mignon à la moutarde et un peu de champignons).
Un petit café, un petit ca... mais on ne va pas tout vous dire.
Tentative de vaisselle à l'eau froide, il faut pas mal de savon.
En piste.


Les K13 du sud ouest sont plutôt dans le dernier tiers des départs. Premier décollage à 13h30, on partira vers 14h30 pour le premier du groupe.
Antoine est monté à la baignoire pour filmer des passages, on lui offre quelques images sur la montée, ça donne très bien au premier secteur. Au deuxième aussi. En fait ça monte très bien sur les Eygliers jusqu'à près de 3000. Ca tombe bien parce qu'à Vars, un petit avion a eu un accident. Et pour laisser le champ libre aux hélicos de secours, il est recommandé de ne pas prendre la porte de départ en dessous de 3000.
Il est aussi recommandé de ne pas dépasser les crêtes à l'est, sinon vu le vent le vol se finira en Italie. Ben go alors.


Le JF prend le ciel en premier, monte et part à Vars. NC est derrière monte un peu moins mais arrive au point de départ à la bonne altitude. Il veut monter plus haut, se rate et prend le départ finalement vers 2800. Le ND et le VT veulent monter un peu plus, accompagnés par le CILS qui vole aujourd'hui. Coucou Seb.
Ca monte un peu plus certes, mais ça prend beaucoup plus de temps. Et au nord, le grain arrive. Le JF fait demi tour assez vite et repart vers le Morgon. NB et NC s'aperçoivent que ça transite finalement très bien en milieu de vallée. Le Peyron monte mal, fait finalement ça n'a pas d'importance car on peut continuer sans perdre vers la tête d'Amont. Et après on enfonce le triangle de virage. Oui parce que Micro nous a fait un AAT avec des secteurs internes. Il faut un peu de connaissance du logiciel pour entrer ça dans comme circuit mais c'est joli. Et surtout ça évite aux artistes des velléités d'aller chercher des bornes à l'est. Ce serait mal.


Le ND se repose pour cause de salade de champignons mal digérés. Il repartira bien plus tard car le grain est sur le terrain et empêche les décollages.
Le VT et le CILS enfoncent bien le nord avec la volonté de faire le tour des Ecrins et de prendre la voir royale pour gagner du temps vers le Morgon. Des fois ça marche, pas aujourd'hui. Aujourd'hui les descendances sont violentes. "Ambre, sors le bouquin des champs vachables, regarde la roche de Rame". Ambre se met à douter. Julien doute déjà depuis un moment. Mais ça rentre. Posé. Ouf.
Pendant ce temps, le JF a décider que ce n'était pas le jour pour passer la Durance. Du coup pour aller au Morgon il repasse par Vars, le Saint André, et les crêtes à gauche jusqu'au Morgon. Bonne stratégie. Pas énormément de kilomètres mais une bonne optimisation avec 1h32 pour 1h30 mini.
Le NB et le NC reviennent du nord en milieu de vallée où ça transite bien. Conservateur, NB continue sur la trace et arrive au Fouran assez haut. Le NC tente le cumulus à droite. Erreur. Il faut repasser milieu de vallée, grimper dans un rotor, et ensuite aller vers le Fouran quand même plus bas. La suite se fait en parallèle pour les deux planeurs. Mais le NB 300 mètres plus haut. Arrivé pas très haut derrière Fouran, le NC se bat et remonte à la crête. Le NB se bat pour prendre de la marge au dessus.
Départ presque synchronisé vers Clotinailles.
Arrivé pas très haut derrière Clotinailles, le NC se bat et remonte à la crête. Le NB se bat pour prendre de la marge au dessus.


Départ vers le Guillaume, NC à la crête 2500, NB à 2800. NC en milieu de vallée à gauche, NB en contre-pente à droite. Et vous savez-quoi, c'était mieux d'être dans le NB. Quand le NB arrive à 2200 au Guillaume, le NC s'aperçoit que les Crots sont largement accessibles, mais à le Guillaume moins. Gilles annonce "St Crépin en finesse 16, on fait demi-tour ?". Olivier trouve que les Crots sont plus beaux. En plus on voit qu'il y a déjà du monde. Regard à droite, on ne passera pas au dessus de la ligne électrique. Les Crots alors.


Mais c'est joli, on ne regrette pas d'être venus. Enfin Olivier ne regrette pas, Gilles a des doutes. Pourtant on est bien accueillis. Deux planeurs allemands et un hollandais. Démontages collaboratifs, on note des différences de qualité en les remorques. Non je ne dirais rien.





Le NB arrive bien à remonter et traverse pour arriver large à 2800 au Morgon. C'est gagné, à cette altitude ça rentre large. Et en effet, 400 de marge au fort. Bien joué.
Après le passage du grain, le treuil est arrêté. Il est possible de redécoller en remorquage. C'est sportif aussi. Au début ça monte bien, puis de fois ça redescend. "Ah merde l'avion tombe, je pique ? - non t'inquiète, je serais étonné qu'on ne suive pas dans laaaaAAAAAAAhhhhhh.... seconde". En effet.
Retour du NC au terrain à 20h30 pour les vachés des Crots. La bière fait du bien.
Dans la tente de l'espace pique-nique, il règle une bonne odeur de ratatouille.


samedi 21 août 2021

St Crépin - échauffement

C'est parti. La samedi à St Crépin, c'est le jour où tout est facile. On s'entraîne, on ne fait pas bien attention à ce qu'on fait et sans s'en apercevoir on grimpe le glacier blanc, on fait tout le tour de Vars, on monte au Peyron sans en avoir l'air de rien.

Toutes choses pour lesquelles on se battra à la sueur de nos fronts le reste de la semaine. Mais le samedi, c'est cadal, c'est gratuit. Alors zouh.

Le samedi à St Crépin, ça commence forcément par Julien qui donne rendez-vous aux planeurs à 9h. Et à 9h, Julien n'y est pas. Mais bon, 10 ans de St Crépin, quand Julien donne rendez-vous le matin à une heure précise, on sait arriver au moins 15 minutes plus tard, après une petit café, et on sait aussi que Julien ne sera pas là. Pas grave.


Le samedi matin, on remonte les planeurs en provenance des remorques. Preuve qu'on n'est pas sectaires, on fait le JF en premier. Montagne Noire et Beaugaillard main dans la main à l'heure de la mise en commun des compétences et des forces vives. On ne va pas laisser une histoire de propriété et de convention nous gâcher la semaine. Le Sud Ouest en force ouais gros !

Cette année quand même le rythme n'y est pas vraiment. Après le JF et le NB, il faut attendre des joints pour les ailes du VT/NC/ND, et puis Julien doit faire sa Visite Annuelle. Heureusement son planeur est en bonne condition, c'est une formalité.


A table.

Pendant que tout le monde montait les K13, un petit lutin magique a fait les courses. On peut donc passer en cuisine et concocter le repas de midi. Reste de pâtes d'hier, agrémenté de pâtes d'aujourd'hui. Oui mais la sauce n'est pas la même. Il y a toujours des tomates en entrée, et c'est tout bon.

Pour la vaisselle c'est un peu bricolé. On ira voir Bada après pour récupérer des assiettes. Ou pas. Demain peut-être ? On subtilise (discrètement #ninja) des assiettes à St Rémy. Chacun essaie de récupérer un peu de couverts à son logement. Ca le fait.

Et quand le repas s'achève, on se met à bouffer du papier. Fiches d'inscriptions, on vous aime. Miche est à son bureau à 14h, et on a fini le dessert. Déjà c'est une fiche d'inscription 2019, et ensuite il y a toujours toutes ces questions très intéressantes sur le nombre d'heures dans les 12 et les 24 derniers mois. Je croyais qu'on avais inventé gesasso pour éviter ça. Apparemment non.


Bon point 2021 : on ne fait plus une fiche par planeur.

Mauvais point 2021 : il faut fournir le pass sanitaire avec la fiche. Putain de COVID.

En piste.

La Montagne Noire commence à décoller vers 15h. Julien part avec Jacky, Hervé avec Ambre, le JF avec des gens qui ont le droit de monter dedans, Oliver fait une remémoration cognitive du treuil avec Luc. Et voilà, première tournée.

Vu l'heure de décollage, ça accroche facilement. La pente est bien établie et ça monte facile. Aux crêtes, on peut partir sans spiraler dans toutes les directions. Beaucoup tentent le glacier, tous ne réussissent pas. Révision du Peyron, de Vars. Dans le JF, on n'est pas là pour rigoler. Le premier jour est l'occasion d'un joli petit circuit passant par Barcelonnette et la voie royale. Le ton est donné.


Les seconds vols permettent de mettre en l'air Jean-Claude dans le NC et Franck dans le ND. Après avoir fait les courses, Alex a droit à son tour de NB avec Hervé.

Ca tient encore très bien, alors on en profite. Un peut de patrouille. Entre le NB et le NC la distance diminue à un point qu'on  aurait dû mettre un masque je crois.


Mais la température diminue, et de toute façon Miche annonce un coucher de soleil vers 20h30. Il serait intelligent d'aller prendre des places le long des câbles pour que les planeurs dorment bien attachés.

On se pose.

Punch aux sangles, on allume un barbecue. A 22h17 il est temps d'ajouter des photos à cet article et de vous souhaiter une bonne soirée.



vendredi 20 août 2021

St Crépin - putain de COVID

Bientôt 20h et presque plus de batterie, je sens que je ne finirai pas ce blog avant de refaire le plein une fois arrivé. De toute façon on se traîne un peu dans les bouchons de Savine le Lac, juste avant la photo rituelle sur le pont. Nous ne sommes plus très loin.

La DS3 d'Hervé emmène la remorque du NC, un K13 sur les 5 qui se déplacent depuis Beaugaillard et la Montagne Noire, vers St Crépin pour y faire du vol à voile sans rencontre et sans contrainte.
Sans contrainte ? Oui bon...
C'est vrai que cette année, on a accusé le coup quand même. La saison a plutôt bien marché, on a volé, on a oublié avec le temps qu'on portait un masque et qu'on passait finalement pas mal de temps à tout nettoyer avant et après les vols. Certains se sont fait vacciner, d'autres pas. Sans contrainte on disait. Et puis il y a eu le pass sanitaire.
"Quand le vaccin aboie, la caravane pass" disait un Confucius à Victor Hugo. Et ben en 2021, ça fait chier. Ca fait chier parce que ce pass apporte des contraintes qu'on ne souhaitait pas, et à la fin ça fait des potes qui ne viennent pas, parce que le vol sans contrainte c'est aussi sans se faire curer le pif tous les 3 jours.
Putain de COVID.


Pour ceux qui ont souhaiter participer tout de même, le départ était en plusieurs phases, comme les années précédentes. Une phase depuis l'aérodrome international de l'Ariège, Beaugaillard Intl "Saint Gabriel" Airport. Excusez du peu. Le van de Rory emmène le JF, il part tôt.


A la Montagne Noire, rendez-vous à 9h pour démonter le VT et le NC, et faire un départ avec NB et ND déjà en boîtes. Ca traîne un peu, mais où est la caisse du NC ? tu sais où j'ai mis les clés de la tour ? qui a mis le carnet de route du ND dans la pochette du SL ? t'aurais pas un verre à pied pour les apéros ?
Sujets d'inquiétudes zindispensables au repos de l'esprit du pilote de K13 qui part en villégiature St Crépinoise.


Départ vers 11h finalement, pô mal. François est parti devant avec le NB car la remorque accepte moins les hautes vitesses. Un convoi VT, NC, ND et le camping-car de Jean-Claude ferme la route pour ce matin.
Pause carburant, autoroute, pause repas. Ca faisait plusieurs kilomètres qu'on entendait "j'ai faim" venant du fils de Julien, même sans être dans sa voiture. L'aire d'autoroute est accueillante et le parking des poids lourds est gigantesque. Suffisamment pour permettre un garage approximatif en semi diagonale. Oui, on prend plusieurs places, mais il en reste plein, vraiment.
L'après-midi est à peine égayé de petits bouchons. Rien de bien méchant. Luc profite de son passage sur l'A9 pour y faire don des coussins du NC. Un premier coussin de calage d'aile finit dans la calandre d'Hervé puis passe sous la voiture et la remorque. Un peu plus loin, le second coussin de calage d'aile s'envole en voie de gauche pour finir dans le terre-plein central.
L'autonomie en carburant est peut-être la vraie aventure du voyage. La jauge de Julien lui indiquant une mort prochaine... ou au moins une panne sèche tout à fait amusante avec une remorque et deux enfants, il prend le choix audacieux de la station dans la montée à la sortie d'Aix. Si vous y passez, imaginez y entrer avec une remorque de planeur. C'est un non. Ou alors vous bloquez tout le monde. Bon là pas le choix, il a bloqué. La caissière raconte cependant qu'en formule 1 on ne fait pas le plein aussi vite.


Une heure plus tard c'est Hervé qui cherche un ravitaillement. Le GPS indique un petit village très pittoresque et très proche de la voie rapide. Sortie, rond point, entrée du petit village. Et une euh... montée forte et serrée avec en haut... une épingle à droite au stop avec un démarrage en côté ! Ca ne passe pas en remorque. Le détour par la droite avec demi-tour au rond point pas loin sauvera le trajet. La station en elle-même était remorque-friendly.
On commence à arriver dans la vallée connue, ses pics, ses pentes, son lac.
Photo rituelle.


On arrive.
Il reste le dernier véhicule, Franck et Alex partis vers 16h30 de Toulouse. Ils auront apparemment un peu plus de bouchons. On les attendra avec une petite bière.

et pour quelques vols de plus... jusqu'au 19 août

Pfiouh comme le temps passe. Z'avez vu on est le 20 août. Ah ben on a pas vu les jours passer hein bon quoi ouh pfff allez René remets m'en un autre.

L'été à VVMN se poursuit, et avec lui la ronde des instructeurs. Le mois passé a vu les méthodes différentes de Florian, Gaby, Hervé, Julien en intermittent, ainsi qu'une semaine sans instruction mais avec pas mal d'Autan. Ca va quoi. notez que si les situations météo changent, les situations d'instruction varient aussi de façon significative entre les différents instructeurs.

Prenez le briefing par exemple. Un briefing de Florian ne se compare à un briefing de Julien que de loin. Et pour le remorqué, la pédago de Gaby n'est pas forcément la même que celle d'Hervé.

Le fond est le même, et tous ont à coeur d'enseigner les vrais valeurs et compétences que la Fédé a rédigées dans un petit fascicule bleu avec un bob rouge (indice : c'est le moment où vous mettez la main droite sur le poitrine gauche). Mais une fois le fond posé, la forme s'affirme.

Cette image n'a pas vraiment d'intérêt, mais ça fait du clic

Quizz : remets le briefing en face du bon instructeur

  • A - assis sous l'aile du K13, à l'ombre, des schémas approximatif avec les mains
  • B - debout à côté du planeur, avec pleins de mots et de petits détails qui font que tu ne va pas décoller tout de suite
  • C - "Bon beng tu vois c'est facile, té !"
  • D - au tableau, la marge à gauche et une matrice pour cocher les compétences en bas

Stagiaire, si tu reconnais ton instructeur, ne dis rien. En revanche, sais-tu que le gouvernement prend ce sujet au sérieux. Du coup il a mis en place un numéro vert pour en parler. Toi aussi viens te confier à nos psychologues au 0800 12 34 59 62.

Commençant le bal qui terminait août, Florian n'a pas eu la meilleure semaine. Après un bon lundi, le reste de la semaine a vu des vols de 20 minutes en moyennes. Les stagiaires ont fait des efforts et quelques notions ont réussi à pénétrer leur crâne. Parfois. Et parfois c'était juste Julien qui était passer l'après-midi.


Il paraît que le barbecue du jeudi soir a bien aider sur les compétences Communication, Gestion de la charge de l'estomac, Connaissances en allumage de feu, Respect des procédures entrée-plat-dessert. L'instruction ne s'arrête jamais.

il n'y a pas deux couchers de soleil pareils à la Montagne Noire

La semaine suivante, c'est Gaby qui s'y est mis. Après les champs, il est venu moissonner les élèves et... ah mince. J'ai écrit "élève" alors qu'il faut dire "stagiaire". Euh pardon tout ça, pour la peine je ferai 10 pliages de corde de remorquage et 15 inscriptions dans gesasso pour le club.

Comme Florian, Gaby démarre fort avec un super lundi et des vols de 2 ou 3 heures facilement. Et puis ça va moins bien, avec des journées sans vol. Féru de technologie et de web 2.0, Gaby envoie aux inscrits de click n glide un petit briefing météo tous les jours afin d'annoncer le briefing. Morceaux choisis

  • Mardi : "Convection asthmatique , avec une couverture nuageuse élevée . Bref, pas top"
  • Mercredi : "la météo ne prévoit pas de pluie entre 12 et 13 heures . La pente devrait donner vers 14 h lors du passage du front orageux . de très bonnes VZ attendues sous les cumulonimbus ."
  • Jeudi : "La convection se fera , jusqu'à 1500 m au mieux , mais limitée par l'humidité des pluies .Le tout brossé par un bon vent d'w en altitude qui ne va pas arranger les choses "
  • Vendredi : "je monte pour le café à 13.30"

Après Gaby, il y a une semaine blanche. Ca arrive même avec les meilleurs bénévoles du monde.

Puis Hervé arrive et plante la tente. Le lundi, après la pluie, il y a du nord ouest. Frédéric profite de son récent lâcher pour voler tout seul, le bougre. Plusieurs fois même. Hervé fait travailler ses élèves (dont son neveu) sur des vols de durée raisonnable avec un peu de pente. Rémy s'amuse en peu en LS4. 5 heures.

Cette semaine, Baptiste est de passage pour un stage court. Baptiste est breveté à Tours et ne connaît pas le remorquage. Ben il va voir. En plus ça turbule, c'est marrant. Mardi Rémy s'amuse en peu en LS4. 5 heures aussi.

Non, cette photo n'a pas besoin de commentaire

On ne va pas sen mentir, le jeudi est moins bon. Tout le monde vole mais ça ne sert à rien de s'acharner, de toute façon ce n'est pas bon.

En l'absence du remorqueur estival, c'est le retour des généreux pilotes de semaine. Et cette semaine on tenait à remercier Didier, Gaby et François.

Et la semaine s'arrête sur un démontage du NB le jeudi soir. Mais que se passe-t-il le vendredi ? Vous le saurez en lisant me prochain article. Abonnez-vous  ma chaîne, n'hésitez pas à laisser des commentaires et waouh c'est trop super je vous aime, coeur avec les éclisses.

mardi 27 juillet 2021

Semaine du 19 au 23 juillet, l'aventure continue


Après le grand Prime Time des 5 jours de la Montagne Noire, il est temps de reprendre la grille des programmes habituelles de l’été pour un nouveau numéro de « nos vélivoles ont du talent », la saga de l’été. Au programme de cet épisode, du soleil, du vent de nord, du %#!§£!!*&@## de vent d’autan, une confluence toujours prédite et qui n’arriva jamais, des câblages de micro, des PTL ratées, des lachers réussis et de veulerie par paquet de 10 !

Pour cette semaine du 19 juillet les protagonistes sont : Julien pour l’instruction, Benjamin pour le remorquage, Valerie et Seb, Fred, Sandra, Alain, Francky, Jean-Claude, Remi, François Hersen et le vent d’autan qui joua un rôle décisif dans 3 journées et dont l’ombre plana sur toute la semaine.

Mais là nous sommes lundi 19 et l’autan n’est pas inscrit sur click n glide. En revanche il y a de la double, sans compter Remi qui en marre des temps incertains et veut son propre moteur et donc faire du SF25.

Aujourd’hui c’est fumant. Du moins c’est volable et il y a du plafond (1500m). Il y aussi un huitième de cumulus occitanus. Vous savez c’est ce type de cumulus où quand on va dessous il n’y a déjà plus d’ascendance.


Cumulus Occitanus au stade terminal au dessus d'un débriefing animé

L’instructeur commence la double et il y a du monde : 4 doublards stagiaires ! Pendant ce temps François part dégourdir le moteur de l’ASH avec Jean-Claude, Remi s’occupe des VI et Franck tâte les thermiques en LS4. Les vols sont autour de l’heure et on descend aux AF pour enchainer les nombreux tours prévus.






Vers 18h les thermiques en ont marre et rentrent se coucher. Dommage pour la pauvre Sandra qui ne pourra faire que 15 min. Renseignement pris, elle a profité d’un creux dans les VI pour faire le sac de sable avec Remi après les VI.

Tout le monde étant posé, Julien part avec Remi en SF. Après quelques tours en double, il laisse Remi partir tout seul en SF. C’est qu’il a soif le Julien, il faut dire que la température de ce beau lundi n’épargne personne…
Donc Rémi s’est élancé seul en SF pour 2 tours de piste où il a pu apprécier la différence de chargement du SF, notamment au niveau du nombre de rebonds. C’est sûr, quand on enlève un gros instructeur (personne n’est gros !), ça change tout.


Et c’est donc sur un lâcher que se clôture ce lundi. Pour le lendemain, la prévis de François est sans appel : rendez-vous mercredi, demain l’autan s’est inscrit…

Et donc sans transition, nous voilà Mercredi au briefing. On prend les mêmes, on change Francky parti au frais dans les montagnes, on le remplace par Alain, et on recommence. La veille on a reçu des mails parlant de confluence, de folles rumeurs circulent ! Il y a bien quelques cumulus du côté des éoliennes des Camazes, mais pas assez haut pour risquer de dépenser le PIB du Nigéria en centième de remorqué.

La confluence est là ! C'est loin mais c'est beau comme on dit


Ce sera donc des tours de pistes -pas d’ascendances aujourd'hui- avec la particularité du jour : du vent nord. Et quand on a du vent nord et qu’on se pose en 03, il y a? Il y a? …. Des degueulantes en final, il y en a un qui suit !
Mais visiblement, le dire au briefing c’est bien, mais ça ne suffit pas, et tous les doublards qui passent se font avoir. Du coup tout le monde repasse au tableau pour une explication avec des schémas à la clarté comparable au plan d’attaque de Midway. Bref il y avait beaucoup de flèche et la flèche bleue c’est la mieux.
Grâce à la pédagogie hors pair du formateur et la capacité de compréhension encore supérieure des impétrants, la dernière tentative de PTL est la bonne pour tout le monde. Des tours de piste parfaits, aucune tangente en base pour cause de plan trop faible, des derniers virages comme dans la chaine spirale et du coup des élèves stagiaires bien contents d’avoir assimilé (on espère) la leçon du jour. Le trésorier sera aussi très content quand on regarde la planche de vol !

Une PTL qui commence bien !

Et comme il faisait aussi soif ce mercredi, Benjamin est parti tout seul avec le Midour pour changer du Rallye. Décidément cet été on a la gorge sèche.

Et hop un autre lâcher

Remi a aussi continué ses vols solos en SF et a fait un peu de VI.
Et entre les vols, Seb a pris son courage et son fer à souder à 2 mains pour changer le micro arrière du VT.
Un point sur la météo pour la fin de la semaine ? Vaut mieux pas… Aller pour le plaisir… 

Jeudi ? Autan, pas trop fort mais assez pour pas décoller et une température permettant de faire une plancha sur l’aile du Rallye. 

Vendredi ? Encore plus d’Autan. Caramba encore raté !

ATTENTION AUTAN


C’est donc prématurément que les 5 jours se terminent, ce week end Jean-Jacques prend la suite, puis c’est au tour de Flo de faire sa semaine. Julien va peut-être venir l’aider dans la semaine, faut dire qu’il ne s’est pas trop foulé cette semaine se dit-il.