mardi 23 août 2016

St Crépin - 3e jour

Il fait beau aujourd'hui. En tout cas comme hier et sans doute comme demain. Si vous n'avez pas lu le blog d'hier (ici), allez-y pour comprendre le fond de ma pensée. Micro indique que c'est un peu comme quelques jours de vent d'Autan chez nous, il faut savoir laisser passer et attendre des jours meilleurs.
L'épreuve du jour est séparée en deux poules. La poule des bons doit tourner St Blaise puis le Cheval Blanc (sur le Parcours) puis Serre-Ponçon et retour. La poule des méritants remplace le Cheval par Barcelonnette. Dans tous les cas il faut quitter le doux local de St Crépin et des Crots. La tension monte. Ceci dit dans la foulée, Bada indique qu'en cas de faible instabilité (ou de forte stabilité, on verra) le 2e point sera supprimé. Comprenez que la météo va probablement virer au mauvais. Comme hier, eh oui.
Mais le briefing n'est en fait pas le début de la journée. Avant le briefing, il y a déjà du tournage de film avec Meetix en haut d'un sommet, des repérages pour d'autres scènes et de la mise en piste. Juju en profite pour remettre le vario du 66 en marche. Un tuyau coudé est découdé et hop, la magie opère.
Après le briefing, Il est temps de repartir aux courses. Tous les deux jours, c'est le rythme. On ajoute du petit déjeuner parce que la limite à 9h est trop tard pour nous. Ce matin, on se rabat sur un paquet de gaufrettes. 9 gaufrettes pour 12 personnes. Luxe.
En piste, les décollages se font. Ca monte bien mieux que la veille, jusqu'à 2000. Et puis on retombe dans les travers d'autrefois avec des pompes mollassonnes qui peinent à monter au dessus des crêtes.

encore beaucoup d'affluence dans les pompes

La technique pour gagner consiste à rejoindre le Peyron, à monter à 3000, puis St Blaise à 2500, re-Peyron à 3000, Eygliers à 3000, Vars à 3000, Barcelo sur les crêtes. A non pas Barcelo, car le second point a été supprimé au cours des décollages. Donc Fouran, Clotinaille, Morgon... Je ris. Il faut déjà se battre pour atteindre le Peyon et y monter, alors le Morgon... Dans l'après-midi, Eric a tenté plusieurs fois pour enfin atteindre le pic visé en suivant Gaby. Mais il ré-essaiera. Le NB fait également 3 tentatives, la 3e avec un départ à 2400 mais encore trop bas. Allez hop un petit détour après Argentière pour faire des kilomètres et on rentre, il faut laisser la place au deuxième vol.
66 a essayé une fois et échoué : retour trop bas et posé. Du coup il repart pour le 2e vol et pour refaire l'épreuve. Il abandonnera avant le premier point. Le NC aussi d'ailleurs, même si je ne l'ai pas dit.
Il est temps de lancer les vols de loisir. Christophe B est lâché plateforme au remorqueur, il emmène Augustin. Nico passe le test avec succès et pourra donc partir en CdB demain avec un passager. Le deuxième vol est plus facile, plus calme, et le dessus des crêtes est enfin aperçu après deux jours de vol sans pouvoir l'atteindre. Ca fait du bien de reprendre ce repère, même si la pente brille toujours par son absence. Vars pareil, on oublie.

petite patrouille avec le CILS


la même dans l'autre sens


descente aux AF parce que c'est l'heure : scandaaale !

Le temps de ranger, housser, virer les planeurs à notre place (oui mais on leur a piqué la leur, oui mais non), et la bière est là.
Et peu après le repas commun du lundi commence. C'est St Crep qui organise. chili con carne, fromage, salade, brownie+glace+sauçauchocolat+miam. Pour le fromage, surveillez les enfants. Les uns piquent aux autres, les autres revendent les restes à 500000€ le morceau. Merci Adèle, mais j'attendrai les soldes.
Après le repas, on filme. Mais d'abord, on fait du punch. Et puis là ok, on filme. En musique ce soir, avec de la danse et des morceaux de flûte. Tout un programme. Venez à la soirée Black Mountain jeudi pour savoir comment ça s'articule.
Un aperçu du classement ? Après deux épreuves, Seb et son CILS sont premiers, bravo à eux. Juju est 16e, Olivier 24e et Eric 28e. Puivert sont 19 et 30. C'est pas la grande performance, mais on parle 150 points entre le premier et le dernier. Ca se rattrape. Enfin on compte sur le 66 surtout. Allez Juju !

dimanche 21 août 2016

St Crépin - 2e jour

Deuxième jour et première épreuve, nous sommes dans le bain, la tension est à son comble. Non en fait, la tension est normale, c'est mal de voler tendu. Sauf à la treuillée. Mais je m'égare.
Pour voler, il faut d'abord monter les planeurs. Sisi, je vous assure. Du coup vers 9h du mat', le réveil sonne. Le réveil prend la forme ce matin d'un Tom, qui gratte à la fenêtre, envoyé par le chef qui grogne parce que personne n'est levé et qu'il est tard et qu'il faut monter les planeurs et qu'on va être en retard au briefing et que voilà bon quand même grmblgrmbl. Ronchon du matin un peu. Mais dans le fond il a raison.
L'équipe du petit chalet est vite opérationnelle et elle commence à décharger le NC de la remorque verte (qui ne peut pas se déplacer, rappelez-vous). A six ça se fait bien et la mise en croix se déroule sans accroc.
Puis arrive l'équipe du camping, qui était au petit déjeuner. Juste à temps pour monter le NB qui est dans le remorque du 66, puisque la remorque du NB est sur la remorque du DR400. Le 66 lui est dehors toujours attaché et houssé de la veille. Si vous ne suivez pas tout, de nombreux indices sont cachés dans le récit des jours précédents ici.
Le montage des planeurs se fait bien et on en profite pour montrer la méthode aux nouveaux qui ne sont pas encore bien habitués. Par exemple, le branchement des commandes, avec les feutres, les épingles, les goupilles à mettre dans le bon sens. Premier "truc" de pro du montage : l'épingle ne s'enfile pas dans le trou au milieu du roulement. Il faut d'abord brancher l'axe qui est branché à la commande. Sinon ça marche moins bien. Retrouvez tous nos trucs pour monter les K13 sur vvmn.free.fr.
Et puis on va emmène les planeurs en piste, et puis c'est le briefing. Le premier briefing, celui avec les rappels de vie commune et de sécurité en piste. On retrouve les habitués, mais Compiègne manque à l'appel. Pas de nouvelles, on va leur demander.
Bada rappelle qu'après la mise en piste, le retour se fait par l'extérieur du terrain. J'en connais deux qui n'ont pas écouté. Je ne dirai rien mais j'ai les photos. Ensuite, c'est la paperasse et après avoir bien cherché, Mich a été trouvée afin d'avoir la joie de déposer la pile de fiche d'inscription et la pile de billets pour le repas de lundi soir.
Julien est en cuisine, les poitrines de porc sont en moutarde et les aubergines sont en four. Miam. Bon appétit aux clubs qui préfèrent les sandwichs ou qui tentent les repas du camping. Tentent... Camping... Je ris.
Pour le décollage à 14h, le 66 est en première ligne, le NC en 5e et le NB et 8e. Ou un truc comme ça. Donc Juju se dépêche mais les autres moins. Au décollage, Juju préfère se reposer immédiatement pour avoir la chance de partir en fond de ligne, sa position habituelle. Il faut dire qu'accrocher la pente à moins de 1000 m après une treuillée basse, c'est moins facile. Pour ma part, c'est même inimaginable d'avoir essayé mais je n'ai pas la même expérience du terrain.
En vol, c'est chiant pénible. Ca monte mal et pas haut. Tout le monde est forcément dans la même pompe tandis que cette même pompe change d'endroit constamment. Ca fatigue, des fois ça fait un peu peur et dans ce cas on préfère lâcher l'essaim et la pompe pour aller où ça monte moins mais en plus petite compagnie.
L'épreuve du jour est de faire 4 branches en une heure. Arrivée verticale terrain à 1500 m. Pour ceux qui restent sous 2000  les petits allers-retours ne mènent pas bien loin. Mi-Vars et Mi-Peyron, ça fait peu de kilomètres et ça se verra au score. Mais la lassitude de la difficile météo entraîne le NC à écourter le vol avec de petites branches. Le NB insiste un peu mais ne fera pas beaucoup plus. Le 66 s'accroche, arrive à monter au Peyron et fait plus de distance, bravo.
Pour les seconds vols, le vent a bien baissé et les treuillées montent moins haut. La pente ne donne plus et quasiment tous les planeurs font 5 minutes. Et le vent joue même à tourner nord quelque minutes histoire de mettre du doute dans le QFU. Quel déconneur ce vent. Les treuillées hors épreuve permettent aussi de vérifier la phraséo des pilotes. Il y a des bavards qui épellent leurs noms, il y a les rapides, il y a ceux qui mangent leurs phrases, il y a les muets.
Et derrière, côté scribouillage, il y a ceux qui écrivent sur la planche, que Bada ré-écrira scrupuleusement car la graphie ne lui plaît pas.
Comme il est 19h, il est le temps de ranger, housser et toubienattacher.
J'ai d'autres choses à raconter, mais là il y a apéro alors tant pis pour vous. A demain.

St Crépin - le périple aller sur deux jours

Chers lecteurs, bien(re)venue dans cette merveilleuse aventure qu'est St Crépin ! Chaque année, vous vivez des aventures par notre intermédiaire, et je sais que vous êtes nombreux à nous en remercier, à nous écrire de longues lettres d'admiration et à faire des dons à l'APPARAT grâce à tout l'amour que vous avez en lisant ces lignes.
Mais je veux rester modeste.
Non, nous n'inventons rien, à la limite embellissons-nous quelques faits mais les témoins peuvent confirmer que tout est vrai. Nous ne chassons pas le like sur ce blog, le like vient à nous.
Tout ça pour dire que ce que je vais raconter ici n'est en aucun cas un fait-exprès. C'est surtout un pas-de-bol, mais quand c'est fini c'est toujours plaisant à raconter, et pour vous je suis sûr que c'est encore plus plaisant à lire.
Le voyage aller donc.
Eric est parti en avance, avec le 2066, sa remorque, Simon, Stéphanie et touS leurs bagages. Et il est arrivé, et le vendredi ils ont volé deux vols de plus de deux heures. Dur.
Mais je sens que ce n'est pas assez palpitant pour vous. Je vais faire mieux.
Ce vendredi, ce sont les deux autres planeurs qui devaient prendre la route. Le plus tôt possible, avec pour objectif utopique de voler le soir en arrivant. Enfin dans le lot des 10 personnes, je crois que seul Julien y croyait.
Vendredi matin donc, 9h30 tout le monde est au terrain, et nous mettons en boîte. Les deux remorques ont été vérifiées par le responsable du matériel roulant : complétude, carte grise et assurance, pression des pneus.
Et puis les K13 on connaît bien donc la mise en boîte se fait assez vite. A 11h les deux attelages partent, ainsi qu'une voiture supplémentaire vu le nombre de pilotes. La route est encore plutôt dégagée, les embouteillages ne sont pas encore là, et en plus tout le monde a un badge de télépéage. Je ne fais pas de pub, mais quand même ça fait plaisir de doubler tout le monde.
Et ça roule et ça roule. Pause sandwich vers midi, ou 14h je ne sais plus. On mange sur un talus à côté de la remorque verte. C'est classe dans un style itinérant.
Puis on repart et comme il fait chaud on remercie le choix de voitures plus modernes que le juste-un-temps regretté J5. La sound system fait également moins mal aux oreilles, sauf dans la 607 où on entend deux flûtes sonner. Au bout des flûtes : Maxime, candidat au rôle d'Assurancetourix pour le thème gaulois de l'année à St Crépin.
Sur l'autoroute; la remorque couverte du NB lace un peu plus que celle du NC. Excusez-moi de ne pas dire "tangue", mais moi je connais mes trois axes. Donc la C5 ralentit à 105 Km/h quand la DS4 reste à 115 et prend donc un peu d'avance. Jusqu'au bruit.
Depuis l'habitacle de la C5, c'est silence car papa double, et à 105 ça prend un peu de temps. Puis tout à coup on entend d'abord un frottement. Dans son rétroviseur gauche, le conducteur voit la roue prendre des vacances. La remorque roule (toujours les 3 axes) et se pose. Inquiet, le conducteur regarde devant lui pour voir où il va et finir son dépassement. Big up au poids lourd dépassé qui laisse l'attelage se rabattre. Et comme on ne peut pas avoir que de la poisse, un arrêt d'urgence avec borne d'autoroute est juste là où on avait envie de s'arrêter. Un petit coup d'oelig;il supplémentaire dans le rétroviseur montre une belle gerbe d'étincelles. Je connais un essieu qui prend cher.

Véhicule sur le bas côté, et bouchon de curiosité, bravo !

Une fois arrêtés, le gilet jaune tout neuf prend du service et tout le monde sort. On déverse un peu d'eau sur l'essieu sans roue afin d'éviter un échauffement qui embraserait... je ne sais quoi. On commence alors à s'inquiéter de la roue. Où est-elle partie ? A-t-elle rebondit ou a-t-elle atteint le terre-plein central ? A-t-elle heurté un autre véhicule ? Un suraccident serait dommage. Mais occupons-nous déjà de nous. J'avais toujours rêvé d'utiliser une borne d'urgence d'autoroute, c'est fait. Et vous savez quoi, je suis déçu. Le bouton fait bip mais personne ne répond. Gneu gneu gneu. Heureusement, un petit numéro de téléphone nous sauve. L'accueil nous prend en charge, demande où nous sommes. Nous donnons le numéro de la borne, ça ne leur suffit pas. Ah. C'est bien fait ce système.
Pendant ce temps la dépanneuse arrive, et avec elle la camionnette des sociétés d'autoroute. Chacun son rôle, chacun son costume. Quelques péripéties plus tard un quand même un bon coup de main de l'équipe vélivole experte en maniage de cric à roulettes, et hop la remorque est sur le camion. Direction la sortie suivante : Salon.
Une fois au Renault de Salon, il faut décharger. On a réussit à la monter, on va bien la descendre hein ? Eh bien non. Parce que voyez-vous... mais je sens que les explications de mécanique des forces vont être pénibles à écrire. Bref, ça ne passe pas. Mais avec deux cric en plus et des personnes du garage, ça passe. Voilà donc la remorque posée dans le stock du garage Renault Salon. Il est 18h, nous avons perdu environ 2 heures, mais finalement ça s'est bien passé. Pas de casse du planeur, pas de bobo, amabilité du remorqueur et prise en compte facile par l'assistance de l'assurance.
On reviendra demain pour la suite, là il reste quand même presque 3 heures de route pour aller manger et dormir à St Crépin. Sur place, on nous attend avec des félicitations mi-amusées mi-sincères. Et une surprise : l'autre remorque a failli avoir le même problème. La roue est restée attachée mais on ne sais pas trop comment. Ca sent la semaine de bricolage.
Dodo.
Samedi, 7h, départ de deux attelages et huit personnes; Un attelage avec la remorque Cobra du 2066 pour récupérer le NB. Un attelage avec une remorque plateau pour l'opération amusante de la journée : ramener la remorque du NB. Une remorque sur une autre, attachée comme on peut, et soulevée par on ne sait pas encore trop quoi. Ca va être amusant.
Côté garage, il est fermé, mais le dépanneur est de service et il peut venir nous ouvrir le portail. Premier arrivé, Eric recule la remorque Cobra pour le transvasement du NB. Ca tombe bien, les ailes sortent en premier de la couverte et elles entrent en premier dans la Cobra. Pratique ça.
Pendant ce temps, l'équipe B du dépannage s'occupe de l'électricité de la remorque de St Crépin. C'était bon au départ mais un malheureusement incident a tout débranché. Il faut tout refaire et les couleurs ne correspondent pas. Essai, erreur. Essai, erreur. On y arrive quand même, et à temps pour la véritable épreuve.
La véritable épreuve consiste à monter la remorque couverte du NB sur la remorque plateau de St Crépin. Une remorque vide, ça pèse dans les 400 Kg. A huit personnes, même musclées, ça fait beaucoup par bras. Trop pour porter de façon continue, faisable pour des impulsions. Nous manquons de photos de cette partie, vu que tout le monde portait. La seule photo est celle des vaillants vélivoles une fois l'opération effectuée. Dans le mouvement, un peu de toile a bougé, un peu de tôle a frotté, mais finalement il y a peu de dégâts. Et ça semble assez bien calé, même centré. Sanglons les amis !
Et ils sanglèrent. De la vraie sangle à cliquet, à la fin ça ne bouge plus. La remorque portée dépasse de moins d'un mètre à l'arrière de la porteuse. Les feux sont visibles, la plaque aussi. Le poids estimé est à 900 Kg ce qui passe pour la remorque porteuse comme pour la voiture. Bon ben, reste plus qu'à rentrer. La nouvelle masse et l'inconnue quant à l'équilibrage (vérifié quand même vers l'avant) demandent de la prudence. Après quelques essais de vitesse, un plafond à 80 Km/h semble sage. Sage oui, mais lent. Sur l'autoroute, on peut squatter la file de droite vu que personne n'est plus lent. Sur les nationales, on se fait quelques ennemis mais il y a plus lent.
La route de retour est donc longue, très longue. Après la pause de midi, la remorque du 2066 accélère et roule à allure normale et arrive plus tôt avec le NB. Quand la biremorque entre sur l'aérodrome, les appareils photos immortalisent l'évènement. Les mécanos se marrent. Et finalement le premier diagnostic contradictoire donne plus de chance de réparation que l'essieu de la verte qui a été bien ausculté dans la journée.
C'est vrai que comme l'équipe ne pouvait contenir que 8 personnes, il a fallu laisser du monde sur place. Et de toute façon il y a aussi des courses à faire, la salle à aménager, la remorque verte à entamer. Le programme est tout de même moins chargé et certains ont le temps de se mater un film ou de récupérer des photos d'un préservatif qui s'appelle Patrick. Rien de bien important.
Revenons à nos remorques superposées. Pour décharger sur l'aérodrome, c'est tout de même plus simple. Il suffit de mettre deux fois plus de monde, et la remorque se soulève. En arrière, en arrière, on latéralise et on avance et deux pas à droite, un pas en avant, changez de partenaire et on pose sur le trait. Facile. Il manquait la musique dommage. Non Maxime, pas toi.
C'est le moment de souffler. Pfiouh.
Pour la fin de journée, j'abrège. Le film est entamé. Ca commence par un essayage de costumes, puis un casting pour Obélix. Et après un repas confidentiel à vingt personnes hop, on tourne la première scène. C'est un jour américain. C'est à dire qu'on tourne de nuit et qu'on fait croire que c'est le jour. Comme dans Zorro, ou un truc comme ça.
Pas trop de détails sur le film, on ne va pas vous dévoiler l'intrigue. Mais sachez que nos deux héros gaulois se retrouvent au bar pour cette scène. Une scène facile donc, avec plein de volontaires pour la figuration.
Demain on vole. Enfin j'espère parce que les galères ça suffit, maintenant on veut gratter du caillou.

mercredi 17 août 2016

23 juillet - VI, barbecue et blind test

Presqu'un mois plus tard, les souvenirs sont plus diffus. Comment se rappeler les détails d'une journée qui semble ressembler à de nombreuses autres ? Une journée de vols, puis un arrosage et un barbecue, on en a vu d'autres.
Oui mais cette fois encore, les joyeux fêtards ont créé en direct de nombreuses anecdotes qui ont rendu cette soirée unique, mémorable, et tout à fait intéressante à narrer.
Sur click'n glide, il était annoncé une bonne météo avec des instructeurs, des VI et un remorqueur. Des brevetés aussi, des élèves, et des cumulus et des thermiques purs. Une bonne journée de vols, sous la direction de Jean, le maître instructeur de l'été.
La journée commença en thermiques purs, autant dire un peu tard. Le premier VI fit un long remorqué et un vol standard de 20 minutes, tout en descente. Rien de bien passionnant, d'autant que l'Autan montrait le bout de son nez. Ce n'était pas encore la peine de faire une 12 rapprochée à l'atterrissage, mais la 03 main droite passait bien.
Aux vols suivants, cela passait mieux. La carrière avant le lac offrait de bien belles ascendance, ou alors l'antenne. Quant au soleil, il tapait bien. Et contre la chaleur, rien ne vaut un bon courant d'air. Très bonne raison pour laisser le 2066 en mode torpédo.
A voir le sourire des candidats VI, l'idée allait faire mouche. La première, élève pilote avion, semblait bien intéressée par ce mode de transport. Alors que François lui expliquait les avantages du pilotage planeur et la disponibilité de nos instructeurs tout l'été, elle branchait son casque en place avant pour profiter de l'interphone nouvellement installé dans la machine.
Le CRIS se fit sans ruisseler de sueur sous la verrière, le décollage apporta l'air espéré, et l'altitude vint combler le delta de température qui faisait revenir à une atmosphère supportable. Les joies du décapotable.
Dans les autres planeurs, Jacques et Jean enseignaient et les brevetés se promenaient. Les parisiens de passage s'offrirent une promenade en duo, mais en K13 (blague vélivole, désolé pour les autres).
En fin d'après-midi, les élèves rassasiés ou épuisés, les instructeurs purent jouer entre eux. Jean souhaitait se faire lâcher torpédo, Olivier accepta de l'emmener. Les performances significativement dégradées ne gênèrent ni le pilote ni les ascendances. Mais quand l'orage retentit, le biplace décida un peu tard quelle piste utiliser pour atterrir. Le coup d'œil à la manche à air indiquait une 21 avec un peu de vent de la gauche. Et les pilotes ne prirent en compte la composante gauche, donc Autan, qu'en dernier virage. Rabattant, dégueulante, pfouh-la-la ça descend et hop la 19. La 19 en bas. La golfette envoyée en éclaireuse eut le droit de repartir chercher un tracteur plus adapté à la grande pente. L'atterrissage était nickel, le choix de piste était bon, mais l'altitude de prise de terrain était en cause. Et hop, une démonstration pédagogique que c'est facile de se faire avoir, une !
L'orage vrombissant toujours, décision fut prise de tout ranger. De toute façon les montées faiblissaient et tous les observateurs s'accordaient à dire que la convection se tenaient maintenant en cuisine.
Arrosaaaaaaaage !
Merci à André, qui arrosait différents lâchers que nous avons oubliés mais que nous avons banzobés avec plaisir et ferveur. La ferveur dans l'apéritif donne le ton d'une soirée, et certains montraient déjà des signes de grande ferveur.
Commençons dès maintenant à donner des noms de code. Vous voyez ce jeune vélivole qui vient régulièrement au terrain avec sa douce et qui dort dans son camion ? Appelons-le Roger. En cette fin d'apéro, Roger était très heureux. Nous étions heureux avec lui.
Puis vint le rayon vert, qui comme il se doit, resta discret. Sauf pour Roger peut-être qui voyait beaucoup de choses. Mais juste avant le rayon vert, nous aperçûmes les 5 Dalton. Qui sont les 5 Dalton ? Déjà plus tôt dans la journée, vers la fin des vols, ils étaient partis faire le plein du Robin. A 5 ça ne rentre pas, mais l'un d'eux était avec eux de cœur. Et de sœur également. Le plus grand Dalton, et le plus vieux, est celui qui est le chef. Il dit quand il faut faire un tour de Robin, et à l'heure du coucher du soleil il dit quand il faut aller chercher les balises qui se sont envolées dans la agados. Et les autres travaillent. Enfin la partie masculine des autres, parce que la parte féminine observe, ou admire, on ne sait pas.
Dans un coin reculé, Roger avait commencé à souffler sur les flammes, et les flammes avaient bien pris. Les braises aussi. Dans la cuisine, l'eau avait déjà cuit les patates et la crème avait déjà rejoint la ciboulette et les oignons nouveaux. Ca sentait bon la marinade, et qui dit marinade dit air marin et donc poisson. Euh... Ah non en fait rien à voir, mais la présence d'une végétarienne força le cuistot à s'adapter. Quelle époque !
Le repas fut pris en extérieur, en bonne compagnie et à la douce lumière des téléphones portables. Surtout pour un certain geek castrais et employé de l'éducation nationale. Deuxième nom de code, nous l'appellerons Kevin.
Lors des pauses du repas (ce fut un long repas), Kevin amusait la galerie et l'assistance par de forts bons mots subtils. ET en cuisine, 4 Dalton (sans le chef) se gaussaient d'une franche rigolade.
Mais la nuit tomba. En fait non, la nuit tombait, car le processus est lent voyez-vous.
La nuit tombant, la foule s'étiola et disparut, sauf la table d'à-côté. A la table d'à-côté, la bande de jeunes et joyeux lurons qui faisait bande à part se dit qu'il était temps de rejoindre le groupe, surtout que l'affluence commençait à devenir moins nombreuse et donc plus... non en fait elle était très bien toute la soirée cette assistance, mais ils avaient mis du temps à se décider ceux de la table d'à-côté.
Tablées réunies, feu de camp absent, Kevin et Roger partis (pour Roger on ne sait pas trop dans quel état mais poursuivi par un rouleau à pâtisserie), ils ne restaient que quelques-uns, dont Béber et sa fille. 3e nom de code. Comme l'ambiance se voulait musicale, Béber fit chauffer la tablette pour sortir la playlist de 10 heures de long, tous styles et toutes époques. Enfin depuis l'époque de Béber, jusqu'à aujourd'hui. L'assemblée se rassembla en deux équipes, et le jeu put commencer. Le jeu consistait surtout à trouver le morceau de musique avant que la fille de Béber trouve tout. Quelle rapide celle-là !
Après de nombreux échecs collégiaux et de belles tentatives de triches, le score inconnu renvoya tout le monde chez lui.
Il était 3h passées, une bien belle soirée.

mercredi 15 juin 2016

K13 à la maison - le final de la saison 4

Le calme retombe sur le Centre de Vol à Voile de la Montagne Noire. Le coucher de soleil n'a personne pour l'observer, tout le monde est rentré. Dommage pourtant, cette fois il y a eu un rayon vert. Le contraste entre ce dimanche 12 juin et la veille est vif. Le volume sonore, le dioxyde de carbone expiré, l'agitation générale, rien n'est pareil. C'est beau ce calme. C'est beau, mais samedi quand même, c'était quelque chose. Samedi soir avait commencé dès 9h le matin, avec le réveil.
Météo moyenne, brumeuse mais qui se lève, et vers la fin de matinée le soleil est là et les cumulus cumulifient. Juju, le cuistot-instructeur-directeurDeLaCompétition-ravitailleur-pilierDeBar-etJenPasse prend sa machine à prévoir des épreuves et nous sort un petit circuit en 4 branches pas trop loin. Le vent ouest sort une petite pente qui ne permet pas les décollages voiture. Quoique Seb ne voit finalement pas d'inconvénient à démonter dans le champ en bas, puisque de toute façon il faut démonter ce soir. Mais non, il sera sage.
Le ciel est encourageant, il est même possible que l'épreuve soit trop facile. Mais c'est mieux pour finir et assurer le retour de tout le monde pour l'apéro.
En parallèle de la rencontre K13, François trouve enfin un créneau de Druide pour faire voler le Spalinger. Ca va être une belle journée.
Les K13 en piste, nous avons aujourd'hui Olivier dans le NB, Luc dans le NC, Juju dans le 66. Décollage du NB en premier. Ca tient moyen. Les premières ascendances sont variables, mais on redescend assez vite entre 600 et 700 m. C'est de la petite pente, avec de petits thermiques. A gratter tous la caillou avant la Grande Faille, on se croirait en début d'épreuve à St Crépin, à faire des huits sur le premier secteur.
Certains planeurs avancent vers le premier point, et le CK arrive même à le tourner. Mais la météo peut facile force quasi tout le monde à se poser, sauf le NB et le GA qui s'accrochent à 50 m du sol dans un petit rien. Super-Crevard est battu.
Ca repart dans la foulée sauf pour la Suisse et Bédarieux qui ne sentent pas d'amélioration venir. Dans les rescapés, le NB tirera la même conclusion et se posera volontairement pour faire tourner les équipages.
Erreur.
Le petit créneau sympa arrive justement vers 17h30, quand le voile se déchire et laisse passer le soleil. 4 K13 réussissent à tourner le premier point, mais le second reste inaccessible. Au mieux, le 66 s'arrêtera à 1,7 Km. Mais ça valait le coup d'attendre.
Côté Spal, le Druide a refait un tour de Nord 2000 pour se remettre en phase avec un machine qu'il connaît mais qui est proche du Spal. Il enchaîne dans la foulée avec le planeur blanc. Le décollage se fait sans souci, la machine vole bien et depuis l'air en K13 elle est élégante.
Le Nord 2000, qui a redécollé avec Olivier pour permettre des photos des deux anciens (je parle des planeurs, pas des pilotes) s'approche un peu, et les deux oiseaux s'ébattent dans les mêmes pompes. Apparemment ça monte à al même vitesse. Puis ils se séparent et chacun vaque à ses cumulus, ou ce qu'il en reste. Le voile est revenu, et les pompes ont baissé. Il reste la petite pente qui permet de tenir.
Du Nord 2000, un oiseau blanc attire l'œil. Il semble blanc et c'est comme s'il tombait en vrille. L'observation plus soutenue montre une chute en samare d'érable. Ce n'est pas un oiseau, et c'est bien blanc. Presque hypnotisé et complètement intrigué, le pilote du 2000 suit l'objet du regard, jusqu'au sol où il disparaît dans les branches d'un arbre. Au sol, on lui apprendre qu'il s'agit d'un carénage décoratif su Spal. En effet, c'est a bonne couleur. D'un coup d'automobile et avec les indications de l'observateur aérien, le carénage sera retrouvé.
Les K13 ont maintenant tous fin l'épreuve, ou en tout cas ils n'iront pas plus loin. Les extérieurs se posent et démontent. Les locaux se posent et redécollent avec les élèves. Il y a 4 nouveaux inscrits depuis midi. Et le nouveau remorqueur vient de se faire lâcher par le Druide qui a décidément eu une après-midi bien active.
20h30, le Twin et le NB se posent pour la dernière fois, la journée est finie. La journée de vol.
En cuisine, Juju est à l'oeuvre pour le repas du soir. Et ce soir, il y a apéro en bonus. Du punch vous croyez ? Oui je crois. Et comme la répétition de la veille a montré qu'on peut diffuser les matchs, nous mettons Toulouse - Racing 92 sur le grand écran. Et puis on oubliera le score, mais on reprendra du punch.
A la remise des prix, le nom du planeur vainqueur est sec depuis plusieurs jours sur le trophée. L'avance était trop grande et il n'a finalement raté qu'une seule épreuve, en terminant second. Dur. Et même si c'est le planeur qui gagne, n'oublions pas de féliciter Juju qui était aux commandes à chaque fois. Belle seconde place pour le CK qui a fait une sacrée remontée. Derrière il y a les autres, mais heureusement tout le monde gagne un canard et ça c'est intéressant.
On a même droit à un discours du président, ça vaut bien un préfet ou un conseiller général.
Au repas, entre deux factures apportées par le trésorier qui n'oublie pas que tout le monde s'en va très vite, le menu a de quoi plaire : gambas bardée de lard sur sa purée de chou-fleur, filet mignon de porc à la moutarde avec pommes de terre, fromage, café liégeois.
La 4e Rencontre ASK13 de la Montagne Noire se termine comme elle s'est déroulée, par un grand moment de convivialité et de franche rigolade avec des équipages adversaires en l'air, mais côte à côté à table.
Je laisse les remerciements détaillés au Président et à l'organisateur.
Complaisant dans l'auto-acclamation, je me contenterai d'un merci à nous, et d'un merci à vous. Lecteurs, vous êtes notre inspiration.
A bientôt.

vendredi 10 juin 2016

K13 à la maison - 4e épreuve et jour de pause

Chers lecteurs, pour ne pas fatiguer vos yeux déjà mis l'épreuve par les larmes versées à la suite des centaines de kilomètres en plaine, j'ai, dans ma grande mansuétude de blogueur fier mais respectueux tout autant que motivé mais attentif, décidé de résumer en un seul article deux journées différentes. C'est téméraire et réaliste, à l'image de l'équipe de France de fotcheballe, qui joue ce soir même si normalement vous n'en avez rien à battre car les ballons ronds c'est bien pour les parisiens et les Cathares.
Hier, ça a volé. Le petit déjeuner au soleil n'annonçait rien de fumant mais nous sommes patients.
Du coup comme au début nous n'en étions pas sûrs, la mise en piste a été timide. Suite à un joli alignement de K13, Luc part buser. 8 K13 alignés c'est assez pas mal. Et quand le premier de la file décolle pour tester la masse d'air, il en reste un peu moins. Il ne sont plus que 7 sur la photo (ça va Cora tu suis ?). Mais du ciel, ça reste joli.
L'épreuve du jour consiste à voler une heure et à faire le plus de distance sur 4 branches. Comme la première épreuve.
Bien remontés après les bornes sur la campagne, les différents concurrents ont appris de leur journées précédentes. Seb a bien noté que pour faire des bornes pas loin, la pente est notre amie. Et paf, 61 Km. Juju tente une nouveauté et finit second. Derrière le CK est 3e avec 100 m de moins. 4s de mieux la fois d'avant, 100m de moins ce jour. Le grand équilibre de la vie.
Puivert finit l'épreuve et rentre à la maison. Comme ça. Sans donner son circuit. Gaby tente bien de raconter, et à la fin ça donne : "ben je suis passé là, puis là puis là... ça fait 50 bornes et 1h30". OK Gaby, mais l'épreuve c'était en une heure. Allez hop, fond de classement. L'autre Puivert avait été traité de la même sorte, mais la découverte du log envoyé par e-mail a tout changé et il est revenu dans le classement.
Au général, le CILS passe second et CK est ex-aequo avec le NB qui a tout fait pour perdre son avance.
Le soir, le menu est de toute beauté avec une entrée asperges-oeuf-parmesan-crème. Puis du porc confit et sa purée-citron. Et en dessert, le fameux tiramisu-fraise. Une mélange Juju-Guilène, l'équipe qui séduit le jury.
Et vendredi ? Autan. La seule épreuve consiste à monter le Storch dans le container de l'APPARAT. Ca occupe soir en faisant, soit en regardant. Luc fait de la mécanique auto et des branchements ethernet. La famille Juju va visiter Minerve, Cora et Phiphi retournent visite la Cité de l'Espace (ancien compte-rendu et photo ici).
Je vous laisse car ça commence à sentir les frites, et si on trouve du feu on aura même des steaks pour le hamburgers. Miam.
En bonus, le jeu : où est Phiphi ?