jeudi 9 juin 2016

K13 à la maison - 4e jour, voir Gaillac et revenir

"Vous allez voir demain ce sera une journée intéressante", avait dit la grenouille hier à l'apéro. Et juste après elle a ajouté "vous allez bien réussir à vacher 4 ou 5 K13".
Le batracien parti à 8h20 en avion, le petit peuple de la Montagne Noire se met doucement en mouvement. L'APPARAT attaque à 8h à la perceuse et à la scie. Bédarieux vient vérifier si la verrière a bien tenu. "Si elle passe la nuit, elle a une chance" annonçait le chirurgien la veille, son pot de résine à la main. Juju également commence à préparer le circuit vers 8h30. Non je déconne.
Il n'empêche que Juju et Tom planchent sur le circuit assez tôt. François voulait lancer Gaillac Albi, ce sera Gaillac tout court. AVec l'aller par Revel et Bourg. Pourquoi Revel ? Ben pour aider les concurrents à ne pas mordre la zone.
Les plastiques du club décollent un peu plus tôt, c'est pour faire les buses. On les laisse partir et on les rattrapera plus tard.
Premier décollé, le GA se repose peu après. Pourtant ça pompe, mais ce n'est pas forcément facile partout.
Quand le dernier K13 décolle, la porte du circuit s'ouvre et tout le monde s'y engouffre.
Pour les détails des vols, voyez avec chaque équipage. En gros l'aller se fait vent de face, et le retour presque en ligne droite. 2 pompes sur 50 bornes pour les meilleurs.
On sait que le CILS et le CK se sont tirer la bourre, sous le regard amusé du 66 qui était de toute façon devant.
Le NB a décidé de perdre 20 minutes à Revel au départ, pour ne pas perturber les autres concurrents qui de toute façon étaient loin devant.
Au classement, ça se voit :
Mais perf ou pas, c'était en effet une journée intéressante. Pas forcément facile, mais intéressante. Comme le disait la grenouille.
En fin de journée les seconds vols permettent de tenir un peu plus longtemps, en local. Julien, dans le LS1, tente et réussit Dourgne. Il réussit même à se poser alors que non-non-non pas envie. Un bout de pente donc, mais que pour les crevards.
Une fois tout rangé, on passe à l'apéro. Apéro spécial car japonais, en la présence de Julien (de retour) qui fête son anniversaire en sortant une grosse bouteille de saké. Mais attention, du saké japonais, beaucoup plus doux que le chinois que vous buvez au restaurant.

Saké au pays du soleil couchant

La journée se termine par le traditionnel cassoulet de la belle-sœur de Bernard. Il y avait 12 noms au tableau, il nous avons commandé pour 24. A la fin, il en reste pour 2 ou 3. C'est Cora qui fait les maths, ne me demandez pas...
Et en hommage à Julien et Maxime qui en raffolent, du pain perdu pour le dessert, avec une boule de glace. Allez hop, à la sieste tout le monde !

mercredi 8 juin 2016

K13 à la maison - 2e épreuve, et épreuve bonus

La météo toute pourrie du jour a bien tenu ses promesses. Au réveil, le brouillard est là et promet de se lever vers 14h. Puis il y aura quelque cumulus, mais rien de bien folichon (c'est du vocabulaire météorologique).
Le briefing de... à quelle heure était le briefing déjà ? Bref, le briefing dit qu'on verra bien dans l'après-midi, inutile de se presser mais ça va voler.
En attendant, il y a de la mécanique automobile et de la peinture de pièces de remorque. Puis on mange, des restes de restes et oui, encore de l'épaule confite. Mais pour la dernière fois promis.
En piste.
Le soleil est là et les couleurs des K13 font plaisir à voir. Le NB de la Montagne Noire et le GA de Puivert arborent des peintures très proches en teintes et en motifs. Il y a des planeurs blancs aussi, mais ne soyons pas sectaires.
Juju nous explique le programme : concours d'atterrissage, suivi d'une épreuve en fonction de comment-que-ça-évolue. Tout le monde écoute, sauf St Crépin qui fait semblant. Du coup ils n'ont pas toutes les consignes, et ils s'en mordront les doigts.
Les K13 partent les uns derrière les autres. Il n'y aura cette année qu'un seul essai pour l'atterrissage de précision. 3 notes : la PTL, l'axe de la finale, la précision de toucher. Une note esthétique avait été prévue mais finalement elle n'a pas été nécessaire car les approches moches ont aussi pêché sur les autres critères.
Le carré jaune semble assez difficile à avoir, avec des distances qui dépassent les 15 pas. Ca plane bien aujourd'hui. Et le vent de nord, bien qu'annoncé avec ses conséquences de dégueulante en finale, crée quelques surprises. St Crépin qui n'a pas écouté toutes les consignes, tient un très bel axe mais oublie complètement le carré jaune. 71 pas de distance, c'est moche. La Suisse nous gratifie d'une approche qu'on préférera oublier. Puivert s'en sort bien. Les locaux aussi, et le président garde son titre avec une tenue d'axe irréprochable et le plus petit écart au point jaune.
Les cumulus deviennent potables et même le midour commence à les apprécier. La seconde épreuve est lancée, avec une heure et 6 branches. Le plus dur étant de tenir une heure en fait. D'ailleurs, seul le 66 réussira. Côté distance, le NB s'en sort le mieux en tournant Dourgne, mais une fois seulement car le retour se fait en descente constante pour finir par l'atterrissage. Plusieurs vont à Revel, le 66 manque d'y rester. Le CK confirme une mauvais journée pour son nouvel équipage avec seulement 20 minutes et 12 Km. Comme le NC d'ailleurs, mais le président n'est plus à bord c'est pour ça.
Une petite pensée pour le CL qui esquinte sa verrière et qui ne peut pas se lancer sur l'épreuve bonus. La réparation est en cours, il volera demain. Au classement, la Montagne Noire creuse l'écart.
Le rangement s'organise comme il faut, avec les planeurs aux endroits bien définis et repérés sur les photos.
Puis c'est l'apéro, l'entrée, une pause soleil couchant synchronisée avec la fin de la cuisson des pâtes.
Et c'est Chantal qui finit le dessert.

mardi 7 juin 2016

Il y a du nouveau côté rangement

Je sens tout de suite que le sujet vous intéresse moins que les tribulations des K13. Nous allons faire bref.
Ceux qui rangent la vaisselle après l'avoir lavée ou à la sortie du lave vaisselle (si si ces gens existent) ont bien vu que la place manque dans les placards.
Ceux qui nettoient la cuisine, ou font la vaisselle, ou balaient (merci à eux) ont parfois des problèmes pour trouver le rab de produits d'entretien.
Heureusement est arrivé : le placard à fournitures.
En haut des escaliers du hall de montage, vous avez les WC à droite, et juste à gauche une porte qui indique le placard de la réserve. Ce placard contient des produits d'entretien sur les étagères, ainsi que la vaisselle qui ne sert que quand nous sommes nombreux (assiettes en surnombre, grosses gamelles).
Vous pouvez y aller, et même nous vous y encourageons.
Pensez à remonter les grandes gamelles et les assietets qui débordent du placard, et si vous videz un stock de produit d'entretien, nous vous remercions de racheter un stock de ce même produit pour votre prochaine venue au terrain. Vous serrez remboursés bien sûr.
Merci de votre attention.
En bonus, je vous laisse deviner chez qui il faut racheter des enfants quand on a pris le dernier...

K13 à la maison - deuxième... rien

Je proteste. J'avais fait un effort dans l'article précédent pour resynchroniser la numérotation des jours avec celle des épreuves, mais la journée bâchée d'hier change tout. Pas de deuxième épreuve pour cette journée qui aurait due être la deuxième. Alors histoire de mettre un peu de confusion dans cette rencontre organisée comme du papier à musique, je reprends la numérotation d'avant. Na.
Donc, troisième jour, pas d'épreuve.
La vent d'Autan dans toute sa splendeur, avec du soleil un petit courant d'air agréable pour les touristes et désagréable pour les décollages. Une belle journée pour du tourisme. Puivert l'a bien compris en envoyant un unique émissaire sous la forme de Gaby qui lui peut se poser et redécoller avec son avion, l'Autan étant modéré. Gaby arrive à 10h pour le café, et durant les 4 heurs qui suivent il annonce qu'il part dans 5 minutes. Mais comme il reste du café, il reste du Gaby.
La première moitié de St Crépin nous quitte, annonçant une autre moitié qui arrive la nuit suivante. Bédarieux est toujours dans la place (ouaich ouaich) et la Suisse également.
Comme activités de l'après-midi, nous avons de la mécanique sur bijave, des activités intenses côté APPARAT sur le Storch (ne vous fiez pas aux images), et des visites de la région.
Au soleil couchant, le punch sort avec une belle promo qui ne laisse pas les consommateurs indifférents.
En fin de journée, la dizaine qui mange sur place est gâtée avec une belle salade de légumes verts et ses œufs pochés mollets (cette correction vous est offerte par Mich©), tes tarbais au four avec de l'épaule d'agneau confite (il en reste encore un peu de dimanche soir), et une salade de fruits légèrement ambrée.
Il y a un soir, il y a un matin.
Ce mardi matin, c'est brumeux comme annoncé. La levée est prévue vers 14h. Phiphi et Cora sont arrivés. Et la musique chevrotante d'une trop familière LNA se fait également entendre au fond dans le brouillard calme de ce petit matin qui s'annonçait pourtant confortable et cotonneux... Julien est de retour.

lundi 6 juin 2016

K13 à la maison - première épreuve

Deuxième jour. Mais première épreuve. Ça embête quelqu'un si je dis que c'est le premier jour ? Non, personne ? Bon si vous insistez...
Donc.
Premier jour. Première épreuve, avec un briefing à 10h et une météo devinée grâce au marc de café, la cartomancie dans l'IGN au 250000e et l'internet en 3G parce que le Wimax est hors service.
Parlons-en de l'internet hors service. Le wifi fonctionne, mais internet n'arrive pas. Luc, grand gourou de l'antenne OGN et de la borne wimax, enquête. A la fin, on saura juste que l'antenne est en travaux. Jusqu'à quand ? Ben euuuuh ? Mais madame ici nous avons une rencontre de planeur, internet est un facteur indispensable d la sécurité. Euuuuuuuuuuh ! On verra lundi.
Briefing.
La météo annonce un plafond entre 1000 et 1500. Des nuages au début, puis plus de nuages. L'épreuve adaptée est choisie dans un nouveau mode de compétition basé web 2.0 collaboratif : chacun peut donner son avis sur la définition de l'épreuve du jour. Et à la fin c'est Bada qui suggère. Et aujourd'hui il suggère une épreuve d'une heure en quatre branches. Partez d'où vous voulez, quand vous voulez, et vous faites au mieux.
Décollage à 13h30.
Il est 11h, temps de mettre en piste et de réchauffer les restes pour midi. Un peu de gras, pour que le planeur glisse mieux. Et si on ajoute les prunes du jardin de Guillaume pour le dessert, ça devient vraiment bon.
En piste avant l'heure, quelques buses en plastiques décollent pour tâter la masse d'air.
Puis la ronde des K13 commence, avec Jacques aux manettes du Midour.
Les pompes sont clémentes, quoiqu'un peu serrées. Les varios sont efficaces, les cumulus bien formés, et le plafond commence à 1300m. Différentes directions s'offrent au vélivole avide de distance. Certains partent vers St Félix, d'autres vers St Affrique. De façon générale, St Affrique gagne.
Performance ou pas, la journée est belle. Les fous de la vitesse pourront râler sur la mauvaise volonté des ascendances, mais globalement c'est une bonne journée. D'ailleurs le LS6 réussit l'aller-retour à Graulhet avec Jean-Claude, voyez.
Les arrivées commencent à s'étager tranquillement, souvent au retour de Dourgne, à des hauteurs variables mais en sécurité. Et ce sont les seconds et suivants vols qui commencent.
Au soir mais pas trop tard, on rentre les planeurs. Le cuistot est déjà à l'office. Du coup le bar ne tarde pas trop à ouvrir, sous la surveillance de Puivert.
Mais dans le bureau, la grande opération de déloguage commence. Micro nous explique le logiciel, comment trouver la distance, comment magouiller pour optimiser un peu plus. Mais chuuut, c'est secret.
Le classement de cette première journée, sous vos yeux ébahis :
Et sinon, c'est l'alcool ou il y a 50 canards en bois dans une boîte au coin du hangar ? Grmpf. A vérifier demain. Briefing à 10h by the way.

dimanche 5 juin 2016

K13 à la maison - c'est parti !

Je regarde mon t-shirt : du 16 au 20 mai 2013. C'est donc la quatrième fois que nous y sommes, la quatrième fois que c'est parti, la quatrième fois aussi que j'écris cet article d'ouverture.Est-ce la même rencontre que les précédentes ? Clairement pas. Il y a de notables différences que je vais me faire une joie de développer ici pour votre plaisir et lecture et pour vous occuper durant le briefing de 10h. Si Julien vous fait de gros yeux, mettez vos lunettes de soleil et continuer à lire.
Nous sommes en juin. Les autres années la rencontre ASK13 de la Montagne Noire avait lieu en mai. Vous voyez que c'est différent ! Le nombre de planeurs reste constant à 7. Il n'y a que 3 planeurs locaux, le Némo étant à l'atelier. Puivert est présent avec deux machines, les infatigables de St Crépin nous font toujours le plaisir d'être là. Bédarieux fait son apparition, et la Suisse revient. Si quelqu'un a des infos sur Chanet, ça nous intéresse.
Niveau organisation, on innove cette année avec une préparation légère au dernier moment. Une collaboration web 2.0 collaborative, c'est à dire que les participants à la rencontre aident un peu. Et pour cause, on prépare le jour de l'arrivée de tout le monde. Oui, c'est possible. D'ailleurs le matin, on commence par monter les K13 importés. Rappel : quand on monte les ailes d'un ASK13, il faut bien veiller à laisser les commandes derrière le longeron. Sinon il faut démonter les ailes ensuite. Mais ça peut arriver même aux meilleurs.
Arrivés la veille St Crépin sont chauds bouillants et ils veulent voler. Oui mais d'abord on mange. En terrasse parce qu'il fait beau. Puis les planeurs vont en piste, et les organisateurs vont aux courses.
Décollage versv 14h, pas bien pressés. La météo est cumulisante, le plafond vers 1000. Ca fait plaisir de découvrir le terrain pour les nouveaux, de reconnaître les points de virage de l'année dernière pour ceux qui sont déjà venus. Tourner St Félix était déjà un défi intéressant.
Au hall de montage, les tables se déplacent, la poussière entre dans la poubelle, le bar s'accroche au mur. Et la tireuse, après un suspense insoutenable, arrive enfin, accompagnée des ses copains fûts.

Il en manque une !

La journée finissant, seul Bédarieux est encore en vol, ainsi qu'un peu d'école côté Montagne Noire. Mais il n'est que 18h et les organisateurs qui ont bien tout préparé sont heureux d'aller prendre un peu l'air. Le 2066 et le NB sont donc préparés et alignés. Le LS4 idem, pour Luc qui n'a pas compris le thème de la semaine.
Ca tient doucement, on descend lentement vers 800m et les quelques soulèvements d'air ne permettent pas de vraiment monter. Je commence à me demander si j'ai bien fait de faire un remorqué court. Bon.
A la radio, le CL de Bédarieux entame la série des atterrissages et s'annonce en vent arrière. Sous un cumulus qu'il n'a pas vu. Ah si, car il se met à spiraler. Il annonce d'ailleurs 1,5 m/s en montée, et voit ilico se rameuter tous les planeurs encore en l'air. La remontée est bonne et efficace. Ce sera la dernière de la journée ? La dernière vraie pompe en tout cas, car le reste revient à la lente descente avec de petites bulles.
L'apéro se dispute ensuite au rangement dans le hangar. Le Bijave est parti pour faire de la place, la Fauvette est revenue à l'APPARAT. Et tout rentre bien.
Au bar, c'est plutôt dans l'autre sens. On sort de la bière, on sort des verres, et comme il fait beau on sort en terrasse pour observer le rayon vert. Encore raté.
Le punch remplace la bière et Héphaïstos remue les braises pour la saucisse.
La suite de la soirée disparaît dans les méandres de la mémoire et des esprits embrumés par la bonne ambiance.
On sait juste qu'avec la pêche melba du dessert, nous vîmes arriver la Suisse et son CILS, fourbus par le voyage mais heureux d'être à destination.
Demain, briefing à 10h.

Mais si je t'assures, si tu compares au Ka6, tu verras bien que...