mardi 26 août 2025

St Crépin - lundi et mardi - 2e et 3e épreuve

En préambule, mes plates excuses pour le débit limité de blog cette année. Les météos envoient de gros circuits, le tournage du film demande du temps et c'est pas de bol, le rédacteur de ce blog est aussi acteur principal. Ca explique des choses mais ça n'excuse pas tout.

On va tenter de rattraper un peu tout ça.

Lundi d'abord. Lundi un beau circuit tout en longueur, pour découvrir le Parcours du Combattant un peu plus loin que d'habitude, jusqu'à la Montagne de Coupe. Tout le long il y a des sommets dont on nous a déjà prononcé le nom, mais qu'on n'avait pas trop vus. Ou peut-être lors d'AAT à grands cercles, que seuls les bons classements ont pu toucher.


Le circuit est annoncé au briefing où Martin, invité célèbre et président de la fédé, est passé faire un petit coucou en marge du Grand Prix de St Auban. Il semble aimer le K13 et la bonne ambiance. Et il reste à la soirée.

Bref, on voit des nouvelles montagnes. La stratégie n'est pas oubliée avec le choix entre la ligne droite dans le rien, ou le tour le long des crêtes connues. C'est la ligne droite qui gagne. Notez, ce thème sera répété le lendemain.

Départ du Peyron à 3500, et on avance. Le point est tourné vers 2500 et on revient. En grappes souvent, en solo parfois.


Importation en cours : 1274110 octets sur 1274110 importés.

Il reste un peu de stratégie sur la fin car avant de rentrer il faut repasser par l'Argentière. Et entre ceux qui repassent par le Guillaume pour passer pr les crêtes, ou ceux qui descendent à fond vers Prachaval pour remonter au nord ensuite. Là c'est du pareil au kif.

Tout le monde rentre, avec des moyennes entre 60 et 90 km/h. Bada dans le CK a fait plus et termine premier. Conil a fait moins haut. Chacun son style.

En 2e vol, la patrouille internationale de torpédos. On voit pas ça tous les jours.


Le soir c'est la soirée du lundi de St Crépin. Le bar ouvre après les vols et continue jusqu'au traditionnel chili-riz. Fromages (au pluriel), crèmes dessert (au pluriel), vin (au singulier).

Le repas avançant, l'organisation souhaite diffuser des images de planeur sur le grand écran. La soirée prend une coloration Black Mountain avec des vidéos de l'année de la BM, des vidéos de St Crépin de la BM, et quand l'heure avance, des vidéos d'AG de la BM. Apparemment Martin aime toujours la bonne ambiance. A suivre le lendemain.

Classement du jour.


Aparté.

Bon alors vu que le blogueur n'est plus disponible c'est le réalisateur qui prend le relais.

Mardi et une journée forte en soleil, punch et émotion, qui commence par une flash mob géante en piste pour le générique de fin du film de l année. Les planeurs avaient été mis en piste par la communauté BM.


Briefing, une belle épreuve de 200 km avec le Pic de Bure au premier virage.


Encore une scène pour le film et repas frugal à base de légumes divers et pas d'été. Pardon.

Décollage 12h45 pour un circuit dantesque. La première branche passe bien, et tout le monde saute la plaine de Gap vers Bure. Puis c'est le retour de la stratégie. Le tour ou la ligne droite. VT avance droit et vise Dormillouse. Il y arrive un peu bas, descend un peu encore et raccroche. AK prend un peu la même stratégie, un peu plus au nord, et atteint Dormillouse à 2000. NB et ND repassent par la Tête de Lucie, c'est le tour. Et comme hier, c'est moins performant.

Pour ma part je vais a la piscine accompagné de la marmaille et je retouche les photos et je monte le film biopic d'Olivier, qu'on appellera le film de l'année des Frères Bernage.

Ah, l'apéro approche, on retourne des scènes au bar pour le film et c'est repli à la tente, QG de la BM pour la semaine. Les invités arrivent au goute à goutte, le punch se sert à flots. La soirée débute, ce soir c'est bourguignon, Alain et Jacky aux boutons de la gazinière. Hmmm, fameux !


Fin de l'aparté

Les seconds vols du mardi ont permis de belles réalisations, avec du 5 m/s en haut de Vars, ou l'atteinte du Glacier Blanc pour ceux qui ont cherché. Tout ça dans le respect des couloirs aériens qui permettent cette belle cohabitation entre notre amie Nature et nos machines volantes à zéro émission de carbone.



C'est beau.

Demain la météo va baisser, pour atteindre une mauvaise journée de jeudi. Il va même falloir démonter. Enfin il paraît.

On vous racontera.

En attendant, classement provisoire du mardi.


lundi 25 août 2025

St Crépin - dimanche - première épreuve

 Ca y est c'est dimanche, et dimanche c'est le début de la Rencontre. Des objectifs, des distances, des angles, des coordonnées. Le tout formant astucieusement un circuit à parcourir par les planeurs inscrits. 250 kilomètres quand même, à faire comme vous voulez mais pensez bien à rentrer le soir quand même.

Mais avant, montons le F-CEAK, ASK13 de St Rémy qui passera la semaine dans les mains des pilotes de la Montagne Noire. Christophe (de St Rémy) passe voir que tout se monte bien, les ailerons sont à leur place, la toile est harmonieusement tendue sur les nervures en bois, les contre-écrous tiennent les écrous et les instruments indiquent des valeurs cohérentes de la réalité. C'est bon, on peut voler.


Encore un grand moment de cinéma avec  plusieurs réveils pour Phil. La perfectionnite et le scénario nous font retourner la scène une dizaine de fois. Serait-ce le chemin vers un film de qualité ? Venez jeudi vous verrez.

Au briefing Micro annonce à tous ce qu'il nous avait dit au détour d'un bout d'aile de K13 : le circuit partira vers le Lac des Sagnes pour remonter au nord de Briançon puis enchaîner vers le Parcours. C'est joli, cela tire profit des bonnes conditions du jour, et autant en profiter maintenant car à partir de mardi...


C'est fou, personne ne finit cette phrase dans le coin. Il se passe quoi mardi ? La pluie ? La neige ? Un point de virage du Grand Prix au dessus de St Crépin ? Bada aura fini son paquet de clopes ?

On peut quand même aller manger. Entrer le circuit dans le téléphone au passage bien sûr, mais aller manger. Roulé de jambon à la macédoine de légumes, oeuf dur, fromage, fruit. On n'a pas encore trouvé la solution pour le café, on cherche.

Les décollages ont lieu à 13h, les planeurs de la Montagne devraient partir dans les 30 minutes à une heure qui suivent.

Ils sont partis.


Après une montée sur la pompe du premier secteur et parfois une incursion au 2e, le but de tous est de rejoindre le Peyron pour y prendre la bonne altitude de départ. C'est moins facile qu'hier et il y a plus de monde. Cela fait des départs entre 3100 et 3400 mètres. Plusieurs départs parfois car la première ligne droite réserve quelques surprises.

Les Eygliers sont souvent juste survolés, mais ensuite il faut monter à Vars. La pompe est au début, à l'endroit habituel, même si la confortable ascendance de la pente peut laisser penser qu'on arriverait à sauter Vars sans refaire le plein. C'est mieux.

Quant à sauter, c'est faire d'humeur. Le NB, un peu seul devant (ou très loin derrière les précédents en tout cas), ose à 3100. On va vers la Tête de l'Homme et on verra bien. Tout au fond de toute façon il y a des champs et puis Siguret c'est une valeur sûre. NB et ND passent la crête à 3200 avec deux autres planeurs, mais voilà-t-y pas que l'un d'eux fait demi-tour. L'incertitude gagne alors les autres, qui finalement refusent l'obstacle également et fond demi-tour pour reprendre de la hauteur. Et ça passera.

Siguret est généreux sans être exceptionnel. La branche vers le Lac des Sagnes se fait facilement, et un petit plafond au 2e passage à Siguret assure un retour en sécurité vers St Crépin. Et même tout droit au Peyron. Même. Et là rebelote, on monte et on regarde devant. Et devant c'est le nord. La transition par dessus Briançon vers les montagnes pas si hautes. Mais il faut y aller alors on avance. Et on trouve des trucs, et Plampinet ça se tourne pas si mal. Après le point le CILS décide d'interrompre le circuit par un "vas-y Julien prends la cette pompe, moi je rentre". Et voilà un VT abandonné, seul, triste, qui ne tarde pas à se trouver un poisson pilote en la personne de Frédo (dans le Némo... vous l'avez ?).


C'est le dernier point, pas très loin sur le Parcours. On remonte Fouran Clotinaille (qui donne, toout arrive !). Arrivée au dessus du Guillaume pour certains, dégueulantes et remontée sous crêtes pour d'autres. Puis c'est Morgon, Dormillouse et la fin sans trop de mal alors que l'heure fait décroître les varios. Rentrée en sécurité pour tout le monde. et les seconds vols commencent.

Némo repart en torpédo, Antoine apprécie.


La fin des vols est à 20h30, heure à laquelle l'apéro commence et la cuisine mijote. Ce soir c'est un poulet à la basquaise et son riz blanc. Des amis sont passés boire un punch, et des princesses annoncer un service de rafraîchissement en piste pour le lendemain.

La repas commence un peu tard, et la soirée finit vers minuit tranquillement. Demain il y a un planning de tournage serré dès 9h. Dormez bien.

En attendant, classement provisoire (en attente des derniers).





dimanche 24 août 2025

St Crépin - samedi

What a samedi! (**olala mais quel samedi** NDTR)

C'est qu'en se levant ce matin, avec pour seul point de mire un rendez-vous à 9h pour plusieurs occupations, nous n'imaginions pas encore les péripéties à venir. Pas vraiment des tuiles, pas vraiment des surprises, mais en masse.

La veille, après l'arrivée déjà nous avons volé. Première fois en de nombreuses participation que ce la est possible. Joie. Un petit repas pas trop tard et coucher sage. Et rendez-vous au réveil. L'ambiance est bonne.


A 9h il y avait deux objectifs : une gazinière à déplacer vers le lieu de vie, un barnum à déplacer vers le lieu de vie, un NB à remonter.

Un bon début déjà, on peut occuper tout un groupe. En deuxième rideau nous attendaient déjà le montage du planeur de St Rémy, des treuillées d'entraînement, des courses pour midi au moins.


Et puis... la Vie.

La Vie c'est un déménagement de tables improvisé, un hangar à vider, un bar de sept mètres à finaliser. Une main tendue, une férule, un mot gentil.

Et c'est parti pour une aventure au camping pour y prendre tes tables, des bancs, une gazinière. Bada conduit. Le verbe mesuré et le mot rare, les consignes sont subliminales et les erreurs sont tranchées.


On récupère donc un appareil de cuisson à gaz, utilisé la semaine précédente par un groups de scouts. Le four ? Deux citations se contredisent. On a eu "le four est condamné, il ne marche pas" et "le four est verrouillé pour le transport, il marche bien". Du même auteur bien sûr.

Une fois le déménagement effectué, le NB est bien avancé et la même équipe passe au Nemo. Et pendant ce temps, on voit passer un barnum sur une remorque de K13. Ca passe.


Quelques lampes, des tables, des chaises. Le coin de vie commence à prendre forme. Il n'y a pour le moment qu'un petit frigo, mais on va faire mieux. Au vu du four finalement bien inutilisable, on esaie un plan B. Mais non.

Briefing à 11h. On apprend qu'il faut suivre les consignes et que la météo sera moins bien demain.

Comme il y a quelques treuillées à faire pour de la formation, on met en piste. Le ND, le NB, oh et puis non le VT. Parce que ce n'est pas très clair si on a besoin d'un fiche pour les voitures ou pas. Hier c'était non.

Seb s'installe dans le ND, il doit voler en solo. Franck et Hervé s'installent dans le VT.

Et finalement ça ne part pas, treuillées annulées.

Pendant ce temps on change de plan sur le planeur de St Rémy. Finalement ce sera le PD aujourd'hui, le AK ce sera demain. Ah ben d'accord. Pourquoi pas hein, nous tant qu'on vole.

On irait bien manger, et justement Alain et Jacky reviennent des courses. Tomates mozzarella, jambon, fromage, pêches. Pas encore de café, il faudra attendre demain d'avoir une machine. Pas non-plus de robinet facile en bout du jet d'eau. Il est sur la liste des prochaines courses. On s'installe encore.

On irait bien voler quand même. Les décollages ont commencé vers 12h30, on va plutôt dire après 14h voire 15h pour la Montagne Noire.

Les vols se terminent à 18h30 pour cause de pot avec discours à 19h.

On prévoit 2 ou 3 vols par machine pour faire voler du monde et relâcher les commandants de bord de 2e vol qui le souhaitent.



Dans le PD, il y a des scènes à tourner au Peyron. Olivier sera Phil, Anatole sera Bernard. Et le VT prendra les vues extérieures. Ca monte bien au Peyron, il faut sortir les aérofreins pour faire semblant de galérer sous la crête. Réalisme et cohérence, notre marque de fabrique depuis des années.

La météo est clémente, on peut se promener un peu et il y aura plusieurs vols vers les Agneaux et le Glacier. C'est une bonne reprise en main, facile et pittoresque.


Les vols s'enchaînent et tout le monde se pose avant l'heure limite. Vers 18h15 le trafic en approche rivalise avec Orly aux heures de pointe. Avec de la fluidité.

Le temps d'attacher tout ça et c'est l'apéro d'ouverture. L'occasion de serrer les mains qu'on n'a pas encore croisées. Le hollandais sont un peu en retard pour cause de cache aux Crots. Ils commencent fort.


La tradition est respectée avec les gobelets munis de leur fond d'eau glaçonnée. Diverses boissons pour améliorer le goût, et des apérichoses ou quichetrucs pour la consistance. C'est agréable, c'est bon enfant, c'est la Rencontre ASK13 de St Crépin.

La soirée enchaîne à la tente, qui reçoit ce soir l'Amiral et Rory comme premiers invités. Il est possible qu'on voit Rory plusieurs fois cette semaine.



Et quand Samuel sort la bouteille de cerise, la température devient bonne pour aller se coucher, ou tourner quelques scènes de douche de nuit. C'est pour faire raccord. la cohérence tout ça.

Demain rendez-vous à 9h pour mettre en piste et monter l'AK de St Rémy qui devient nôtre pour la Rencontre.

vendredi 22 août 2025

St Crépin 2025 - voyager aller

C'est bientôt la pause de midi, et déjà on arrive aux alentours de Montpellier, sur la route estivale de St Crépin. Après 15 années de participation à la Rencontre, je pensais plus que cela fut possible de partir si tôt. Il faut dire que cette fois il a été possible de coordonner assez de monde pour démonter les 3 planeurs dans la semaine, tout en n'entravant pas les véléités des locaux de voler sur le jeudi restant.


Chance, organisation, saisie d'opportunité. Les 3 piliers du vélivole de performance.

Pour cette Rencontre ASK13 de St Crépin édition 2025, la Montagne Noire emporte 3 planeurs. Le NC sera le grand absent, lui qui avait une participation sans faille depuis le début où Juju et Chewb nous avaient représentés à eux deux. Mais on ne presse pas un entoilage et sa peinture, le NC reste à l'atelier encore un peu.

Sur place, les organisateurs nous ont concocté une belle organisation, avec du tir à la corde et des épreuves de survie en golfette. Et pour l'amusement, il y a un thème. Ou deux, allez comprendre.

Deux salles deux ambiances ?

Organisation, adaptation, vision à long terme. Les 3 piliers du vélivole de performance.

Le club emporte donc le ND, et Juju et Hervé amènent chacun leurs VT et NB. Ajoutez à cela un K13 prêté à St Rémy, et on arrive aux 4 habituels, pour un groupe de 16 pilotes. Une belle équipe.

Evidemment, on compte sur Beaugaillard, mais à l'heure où nous écrivons ces lignes, on ne sait pas trop ce que fera Gaby. Quelle machine, quels équipiers. Pour Frédo c'est clair, il annonce le retour en force du Némo et de son Guigui de copilote. Ca va envoyer du circuit. Notez que pour revenir à Gaby, même en arrivant sur place et après avoir écouté son plan pour a semaine quand nous l'avons croisé, rien ne promet que ce soit plus clair. Et à la fin de la semaine, en ayant tout vu, peut-être devinerons nous l'intention. Le Gaby c'est un peu une peinture cubiste : si vous vous attachez aux détails vous ne saisissez pas de quoi il s'agit, il faut avoir la vision d'ensemble.

Briefing à Beaugaillard - huile sur toile

Enfin tout ça ça nous fait encore une belle bande de peintres. Bienvenue lecteur, c'est parti pour une semaine d'exception.

Un peu plus tard, sur la route.

Les différents véhicules se sont espacés. Devant, le ND et le VT, mûs par la volonté de passer avant les bouchons, se s'arrêtent que pour remettre du carburant et courtes pauses. En seconde place, le NB a fait une pause repas sur l'aire d'Ambrussum, avec café, pipi et carburant. En queue de peloton, la voiture des poilus, qui va dévier vers St Rémy pour aller chercher le planeur prêté.

A tous les niveaux, aucun bouchon. Le départ tôt a payé. La chaleur est là, les camions aussi, et quelques ralentissements dans en sens inverse. Mais on en viendrait à ne pas reconnaître le péage de Salon de Provence tellement l'affluence est moindre et le débit dans une bonne plage d'acceptabilité.


Alors on avance encore. Grâce à son aérodynamique racée rendant hommage aux meilleurs tracteurs tondeuse de chez Briggs & Stratton, la remorque du NB incite à la modération sur l'accélérateur et l'admiration du paysage.

Sobriété aérodynamique, modération, anticipation. Les 3 piliers du vélivole de performance.

A la traversée d'Aix, petite excursion en dehors du réseau autoroutier pour le plaisir de tourner quelques ronds points et de NE PAS TOURNER A GAUCHE NON PAS LA C'EST APRES LE PONT, on se prend à visualiser l'arrivée, rêver du pont de Savine le Lac, sa photo iconique. Une arrivée avant la nuit pour tout le monde semble tout à fait possible. On remontera les planeurs pour éviter un lever trop tôt demain.


Ces petits plaisirs qui font que cette semaine s'annonce bien, surtout que Luc n'a pas encore eu de problème avec la remorque. Et pour en être sûr j'ai coupé mon téléphone.

Plaisir, remorque, Luc. Les 3 piliers du vélivole de performance.

A demain. 

vendredi 18 juillet 2025

Argenton 2025







« Partir c’est crever un pneu »

Vieille adage mainte fois confirmé par Luc, c’est d’ailleurs pour cela qu’a été inventé la roue de secours.

Et c’est surement pour ça que le stage à Argenton n’a pas eu la hype escomptée cette année.

A moins que ce soit la peur des grands champs ou du grand méchant Janus.

Bref, équipe réduite pour ce stage de 6 jours en pays bérichon : Miléna et Julien (seulement).

C’est donc armé du seul Janus C F-COAC, nouvellement doté d’une remorque avec carte grise, que nous avons rejoint l’Aero Club de l’Estuaire de la Seine (ACES) en stage à Argenton-sur-Creuse. 

Et contrairement à l’adage, nous n’avons eu aucun souci de pneu !

Car oui, c’est le grand retour d’Argenton. Pour ceux qui ne connaissent pas Argenton, c’est un terrain d’aviation perdu au milieu du milieu de la France, entouré de champs tous bien plus grands que la piste. Depuis 1978, l’ACES y déplace toute son activité depuis le Havre : tous ses planeurs, remorqueurs et une grosse majorité de ses membres qui viennent profiter de la bonne météo et des conditions de circuit facilitées par les très grands champs. On campe à même le terrain et on vit ensemble pendant plusieurs semaines, peu distraits par les activités annexes. Certains trouvent quand même le temps de se baigner dans la Creuse entre les vols.

Au programme de cette semaine pour Miléna, de la lecture de carte et de l’initiation à la campagne. Ça tombe bien la météo est de la partie. Dès le premier jour : 1800m de plaf et des cumulus partout ! 





De quoi partir en circuit, au programme Bourges puis Tours. 

Malgré ma négo acharnée, je n’ai pas pu tourner Bourges, aujourd’hui le contrôleur d’Avord ne voulait pas s’embêter avec des manants sans transpondeur….

Le lendemain les cumulus se sont totalement évanouis laissant la place à un ciel d’azur, du thermique pur et beaucoup de vent de nord. Ce seront les conditions pour les 3 jours suivants. Heureusement, les plafonds sont hauts et on travaille en grand local les transitions et encore et toujours la lecture de carte. GPS interdit !







En deuxième vol le Janus repart avec des membres du club local intéressés par cette machine plus performante que l’ASK21.





Au fur a mesure de la semaine les arrosages commencent à arriver : une vache, des 5h, un relâché, un mariage récent, plein d’occasion de se retrouver le soir après les vols.







Au cours de la semaine un autre Janus occitan est venu nous rejoindre, c’est le Juliette 20 de Gaby et Rory qui sont venus tâter du terrain plat. Mais chassez le naturel il revient au galop : pour leur premier circuit dans la région ils partent vers les reliefs de la Creuse et Montluçon, personnellement, vue la taille des champs dans ce coin, j’ai jamais mis les pieds par-là ! 
Ils ne savaient pas que c’était impossible du coup ils l’ont fait.



Enfin après 4 jours de thermique pur, c’est le retour des cumulus, toujours accompagnés d’un vent fort. On ne s’éloigne pas trop trop du terrain : la météo prévoit des orages et même de la pluie et les pompes sont un peu carré.
Mais on a de quoi s’amuser ! Miléna prend un LS1 local et se fait 5h tranquilou. Pendant ce temps Julien fait des kilomètres avec le Janus


Pour finir la semaine, avant de repartir il fallait bien que Miléna découvre une tradition française : le bal du 13 juillet d’Argenton ! et oui celui du Menoux n’existe vraisemblablement plus, il a fallu se replier vers la grande ville.






Ce fut une semaine bien sympathique et bien remplie : 28h de vol pour le Janus en 6 jours plus les 8h de LS1 de Miléna !
On espère que cela donnera envie aux autres membres de VVMN de venir l’année prochaine.




Un grand merci à l’ACES pour nous avoir accueilli et à VVMN pour le prêt du Janus.




Si vous cherchez des traces des précédents stages VVMN à Argenton, qui ont sévit de 2008 à 2014, il y a le fameux fanzine Ascendances ou bien un article de 2012 sur ce même blog :