mardi 22 août 2023

St Crépin - lundi - faut voler lourd

Mardi, on prend presque les mêmes et on recommence. Les mêmes quoi ? Ben, les points de virage pardi. Sauf celui à l'ouest là. Trop nul, pfuit disparu.

Mais ça c'est pour les vols.

St Crépin, c'est bien plus que ça. Alors oui on vole, oui on découvre ou re-découvre la montagne un peu plus haute que les Pyrénées et bien plus haute que la Noire. Beaucoup de belles surprises, paysages, couleurs, contrastes, photos et animaux en vadrouille dans les alpages. Quelques déceptions, brume d'altitude qui cache un peu l'horizon, pic qui n'est pas là où on le pensait, pompe de service qui ne donne pas. On vole, c'est déjà beau, on sait jamais d'ici qu'on nous l'interdise ou pire, qu'on nous le rende plus pénible à pratiquer qu'à s'en passer.

Mais aussi, de belles soirées. Avec des copains, des références, des nouveaux. Ceux avec qui on aime discuter, ceux avec qui on aime partager un pichet. Ceux qui croient être dans une de ces deux catégories mais non, mais on les aime bien quand même.


Hier lundi soir c'était la première soirée en commun de St Crépin. La tradition dit que c'est le club accueillant qui organise. Et comme par hasard, ça tombe toujours sur les mêmes. Dingue.

Un classique chili-con-carne-con-arroz-con-queso-con-helado. Sur la grand place sise entre les bâtiments du club. Et sans devoir sortir un pull car il fait bien bon même en soirée. Même si je ne suis pas sûr que ce soit un SI bonne nouvelle que ça.

Après le repas, étalement, puis reconcentration des forces vives ou pas, au son de la musique pompédup. Le duo Darla et Dirladada.

Sur fond de baisse de volume, et de post production cinématographique, la soirée finit. Sans blog. Il faudra rettaper ça demain.

Remontons un peu en arrière. Voir carrément au matin.

Mardi matin, avant le briefing de 10h30, il y a mise en piste, et merci à ceux qui le font. Ils sont levés juste un peu avant d'autres, et les d'autres leurs sont reconnaissants. Puis immédiatement, tournage. Avalanche d'agents secrets internationaux entre les K13 du bout de 16. Farandole de cascades. Une accessoiriste au top et heureusement à l'ombre.

Et retour à la tente, on se remet en mode vol à voile. Les feuilles d'épreuve nous indiquent donc un joli triangle avec ds points qui ressemblent à ceux de la veille. En gros on va au nord, puis on descend en bas du Parcours. Et on zappe le passage par le pic de Bure, ça en rassure plusieurs.

C'est une course cette fois, au revoir la flexibilité de l'AAT. Les points de virage doivent être tournés, pas question de faire demi-tour à 40 kilomètres de l'objectif comme hier. Impossible d'échapper au Cheval Blanc, cela sera une première pour certains.

Après un taboulé cervelas saucisse, tous en piste.


Décollage 13h00. Un peu ardu. 5 planeurs se posent après un accrochage raté lors de la première moitié des décollages. Ca ira mieux après, et ceux qui ont dû faire deux tours entameront le circuit plus tard que les autres. Ca joue, surtout quand on est lent.

Le départ est à Vars, et on y trouve 4000 de plafond ce qui donne un bon élan. Peyron, Amont, Agneaux, premier point. Le début passe facilement. Les ascendances sont fortes, serrées, normales. La vitesse moyenne est bonne mais il vaut mieux être ballasté. Légers, veuillez manger !

vélivoles, grands oiseaux, buses, les dénominatifs varient

Depuis le Glacier Blanc, beaucoup de départs par la Voie Royale, en suivi de crête à la carte pour rester dans le couloir autorisé. Mais le détour par Amont ou Peyron pour plafonner et traverser vers le Guillaume marche aussi. On s'arrête peu au Guillaume, autant passer vers Morgon Dormillouse au plus vite. On avance sur le parcours jusqu'à la Tête de l'Estrop. Un petit saut et hop, le Dada Blanc. Oh ben, c'est joli par ici. On est un peu bas peut-être ? Ben ça dépend des points de vue et de la connaissance du terrain. En fait ça rentre bien en suivi de crête. Mais si on veut, il y a encore des pompes, bien que moins fréquentes une fois 18h passées. Parcours, Morgon, venturi, Fort. Oh le coquinou qui a mis une arrivée au Fort à 1400 au lieu de 1500. Ca passe quand même, et ce sera corrigé demain.

Partir dernier et voler lentement, ça fait un long vol. Coucou BY. Le 2e vol partira donc sur le trait à 19h, avec le dernier câble de la journée. Pfiouh. Que l'élève soit bon, sinon on va perdre l'instructeur. Ouf, ça va.

Avec la fin de journée, les ombres commencent à monter les pentes. Il ne fait plus bon gratter en bas. En haut ça va, surtout que le gros des troupes se pose vers 19h30. La dernière heure est moins encombrée. C'est le calme bienvenu avant de revenir à la frénésie du sol.


Un point point pour Fayence qui a libéré la place du BY. On a discuté, sans rancune.

Et c'est la soirée, mais vous savez déjà tout ce qui s'y est passé.

Il manque les résultats. Partiels hier soir nous n'osions les publier pour cause d'un ND en fond de classement car non-délogué, ce qui ne faisait clairement pas honneur à sa performance estimée et désormais confirmée.

Voici.


lundi 21 août 2023

St Crépin - dimanche - 250 bornes

De la vaisselle du matin à la vaisselle du soir, un dimanche à St Crépin.

Les lève-tôt de 9h ne sont pas nombreux. Ca commence à s'agiter à 9h30. La vaisselle d'hier demande à être faite, et il y a tournage. Après a scène de Lloyd hier soir, c'est une scène avec Joseph, Milena et Franck.

Côté intendance, un frigo à déplacer, des étagères, la cuisine prend forme.

Briefing,10h30. Le circuit est un AAT, c'est à dire un circuit à distance variable et à durée minimum. 2h30 aujourd'hui, pour faire entre 150 et 380 Km. On va voir du pays.


Après le briefing, mise en piste des planeurs, et formation XCSoar, le logiciel de gestion du vol à voile le plus courant sous téléphone/tablette Android. Bastien explique, les élèves sont dissipés. Surtout Hervé. Tsss.

Au repas de midi, la stratégie s'échange sur melon et macédoine. On répartit les pilotes et les élèves. Ambre a trouvé une place en Janus pour aller faire un grand tour. il y a de la place pour tout le monde.

Ce point de virage ne faisait pas partie du circuit

Petit cafouillis dans la répartition des sacs de plomb et des bouteilles d'oxygène. Les habitudes ne sont pas encore calées pour tout le monde, et les anciens se sont pas habitués à avoir autant de nouveaux qui n'ont pas bien absorbé les us.

Décollage à l'heure, c'est fumant comme prévu.


A la Montagne Noire, il y a les circuiteurs et les circuiteurs amicaux. le VT et le ND partent le couteau entre les dents, prêts à en découdre. Julien a bien bossé la tactique : tu montes, tu vois le point, tu vois le CILS, tu suis le CILS. Fréquence 129.980 pour s'échanger les infos. Ah non, on revient sur la fréquence habituelle. C'était bien la peine.

Bastien a bien bossé son circuit, les trajectoires, les optimisations.

Puis il y a Hervé et Olivier. Un peu plus dans la Rencontre Amicale ASK13. On tourne, on s'amuse, et puis on verra bien si par hasard on a fait vite. De toute façon les 4 élèves découvrent le coin. Que ce soit le début ou le bout du parcours du combattant, il y a des étoiles plein les yeux. Un glacier, un lac, des cailloux gorgés de soleil. Tout est beau et dépaysant. Ca change de la Grande Faille et du point de virage à St Félix à la maison.

Le départ dans le nord ça va. Pouf pouf au Peyron et hop la tête d'Amont. Un pouf-pouf dans les 4000 quand même, c'est bien parti.

Après on varie. Un peu plus dans le briançonnais pour bien tirer en distance, ou un peu plus vers les Ecrins pour anticiper le point suivant et la transition vers Gap.

A cette altitude, le relief devient presqu'optionnel. On est sous cumulus, en bas loin il y a quelques pentes. Oui ben c'est de la plaine au dessus de la Montagne Noire. Allez on déconne pas et on avance.


Les chemin varient. Entre la voie Royale qui permet de traverser les Ecrins sans emplafonner la zone, et le détour plus classique Peyron-Guillaume, chacun sa route, chacun son chemin.

On va tous au même endroit.

Le second point de virage est moins engageant. La plaine qui sépare le Massif du Guillaume au pic de Bure est légèrement embrumée et surtout vide de cumulus. La transition vers l'autre côté est longue, tous ne la feront pas. Et parfois, quand on se retrouve bas à 2000, on trouve un K13 de St Crépin à 1300. Curieux non ?

La fin est plus classique. Le Parcours du Combattant ramène tout le monde au Dormillouse et de là soit on part en suivant les pentes, soit on monte et on trace en milieu de venturi

1500 mètres au fort, vent arrière. Posé.

Dans les 4 heures de vol en tout. L'instructeur souffle un peu.

Un cuby de rosé et un cuby de blanc au frais pour plus tard.

Seconds vols.

Un peu de Peyron, un peu de Vars, des photos pour le concours de la meilleure instagrameuse.


Grâce à la 4G qui passe partout dans les Alpes même en l'air, on reçoit en direct le classement de l'épreuve. Très beau début pour le VT, et un belle place pour le ND. Les touristes du K13 sont en deuxième partie de classement.


Après 20h on se rapproche du local et on repasse sur 123.5.

Plus qu'à ramener et attacher les planeurs. On remercie le NN de Fayence d'avoir pris la place du BY et même d'avoir utilisé la sangle qui était justement là pour marquer l'emplacement.

Apéro, repas, ban zobé en polonais.

Et pendant que l'équipe de tournage repart pour tuer quelques gardes, l'équipe vaisselle ferme la journée.

Il est pas si tard en plus.

dimanche 20 août 2023

St Crépin - samedi - la reprise

Samedi c'est l'échauffement, la reprise. Le bon moyen pour se rappeler comment ça arche les montagnes. Les hautes.

Julien avait dit "rendez-vous à 9h30". Et bien, c'était pas si mal. Mention spéciale à Sandra, arrivée à 5h du mat', et présente à l'heure dite aux remorques. On en a vu arrivés plus tôt et présents plus tard.

Il fat déjà chaud dans la vallée de la Durance à cette heure tôtive. Le VT est en remontage, il y a un rythme sûr et serein. Puis le BY et le NC. Trois en une heure et demi environ, c'est le tarif. Et en commençant à mettre en piste, on s'aperçoit que c'est le briefing.


Conil aux mannettes, ça change de Bada. Il annonce une fin des vols à 20h34. Bizarre, il n'y a pas de discours des élus des années ? Hmmm, il faut pas sous-estimer le Grand.

Côté météo, on nous annonce du fumant, et que demain ce sera mieux. On s'inquiète déjà d'avoir à tourner le Mont Blanc. On verra.

Repas froid, c'est adapté. En piste.

Le temps de montre le ND arrivé lors du déjeuner, il se passe un peu de temps. Premier décollage 15h30, on se croirait à la Montagne Noire un jour de thermiques purs. Il manque un peu de monde en piste pour aider. Et ça part bien. L'Amiral aux manettes du treuil, c'est entre la dentelle et la symphonie.

Appelons ça la Symphotelle du Treuil. Opéra en 2 actes.

Acte 1. Les premiers vols.

Décollage en souplesse, montée au premier secteur, départ du premier secteur quand la treuillée suivante y arrive. On sent déjà que ça monte bien. Les nouveaux de l'année découvrent les reliefs, les arbres, les cailloux. C'est un peu plus prêt qu'à la Maison et surtout la crête reste bien plus longtemps au dessus de nos têtes.

Mais on y monte, et ô joie, on la dépasse. Enfin la première spirale après pas mal de pente. On n'a monté que 1000 mètres. Il en reste autant à faire sur le reste du vol.


L'objectif du jour, comme à chaque reprise, est d'aller dire bonjour au Glacier Blanc. Passage par le Peyron, 3000, 3500... et on saute vers la tête d'Amont. Ca ne traîne pas, les conditions sont bonnes. On arrive même à cheminer sous cumulus. Mais bien dessous. On devine la base des nuages au dessus de 4000, et ce se sera pas nécessaire d'y monter.

Les Agneaux, bien dans la zone, et hop, arrivée. Une heure environ, ça va.


Après les quelques photos contractuelles pour le concours de la meilleure Instagrameuse, il est déjà temps de rentrer. Les décollages ont eu lieu tard, les atterrissages sont demandés désormais pour-être-présents-au-discours-des-élus. Donc posé 18h45 et discours 19h. Ca fait 1h30 par vol. C'est bien pour une reprise.

Acte 2. Les seconds vols.

Ben, c'est un peu pareil. Mais l'ombre arrive au Peyron et ça monte un peu moins bien. On gratte, on essaie. Il n'y a plus personne dans le secteur à part la Montagne Noire. Traaanquille.

Vars alors ? Vars. Le temps défile encore. A la radio, la voix de Dieu nous rappelle l'objectif discours. Nous sommes immédiatement téléportés en zone de perte d'altitude. Elle est vaste, car depuis les crêtes de Vars on y es déjà. Aérofreins, descente, et hop. Quatre planeurs posés, des golfettes prêtes, deux câbles car mini-véhicule.

On est un peu à la bourre alors on se contente de ficeler sans vider.

Vite vite le discours. C'est qu'on a hâte.


Et vous savez quoi ? Le discours est annoncé reporté. Heureusement l'apéro est libéré et la soirée peut commencer. Le discours ne viendra finalement pas. Le Grand avait vu juste.

La luminosité tombant, on peut saluer les connaissances des années précédentes. Il y a des absents, des revenants. Les enfants ont grandi et des nouveau-nés ont rejoint les rangs.


La soirée commune se termine forcément à table. Crudités et filet mignon.


L'équipe de soirée étendue s'éloigne pour filmer un scène au bar. Tournage sous contrainte avec l'alarme des lieux qui sonne à fréquence régulière. Mais connue. Il paraît qu'il s'en sont sorti.

vendredi 18 août 2023

St Crépin - vendredi - ils sont partis !

Chers lectrices, chers lecteurs, bienvenus dans cette nouvelle série de récits blogués à base de planeur, de cinéma et de rhum. Car oui, malgré la date qui tombe un peu plus tôt cette année, c'est bien de la Rencontre ASK13 qu'il sera question dans ces lignes qui entament une semaine étendue à St Crépin.

Cette année, la Rencontre a été précédée de quelques facéties, joyeusetés et autres belles conneries, qui ont mené à une organisation fluctuante et adaptative, à l'image des vélivoles qui participent à cette légendaire semaine.

Julien avait dit "pensez à sortir les remorques". Un véhicule automobile de belle facture sochalienne n'était pas du même avis. Sans batterie, il faut pousser. A plusieurs.

Julien avait dit "pensez à faire le plein des grosses bouteilles d'oxygène". La société qui nous le fait a souhaité être en congés, là, courant d'août. Qui prend ses congés en août ? Heureusement qu'il reste de la pression dans les petites bouteilles.

Julien avait dit "on prend le NC, le NB, le ND et le VT". La NB était prêt à ré-entoiler, mais à la manip il a pris un gnon de plus. Pas réparable dans les temps mais on a su trouver une solution de secours. Quant au ND il a failli nous inquiéter aussi mais il a suffit de changer le disque de frein. C'est peu accessible quand même ces petits trucs là.

Julien avait dit "rendez-vous à 9h on démonte et on part avant midi". Et devinez quoi ?

Mais ça c'était la faute à ma non-utilisation de la puissante et efficace collaboration des esprits fusionnels de vélivoles passionnés. Initiée par partie lors de la semaine qui a mené à ce petit vendredi venteux (on en reparlera), la préparation a enfin pu profiter au matin de tout le potentiel du groupe enfin retrouvé.

On commence par sortir le NB de sa remorque pour y mettre le ND. Le fuselage puis les ailes. Ca se passe bien.


On enchaîne par le démontage du NC. Les fuselage puis les ailes. Ah... non. Bon, on enlève les ailes. A nombreux, car le vent d'Autan se lève, et une aile sur chant, ça prend au vent. Le prochain planeur sera démonté dans le hangar.


Le VT pour finir. Démonté dans le hangar donc. Sa remorque est simple, moche et efficace. On aime.


Entre ceux qui portent, ceux qui tiennent, et ceux qui scotchent, il y a de quoi s'occuper. Au loin des enfants klaxonnent, un autre entame son biberon de midi.

Ah déjà ?

Allez on mange et on y va ! C'est qu'il y a un détour à faire par St Rémy les Alpilles. Ils nous prêtent un K13 orange. Stylé. Et pour cela votre serviteur est intrônisé Haut Dignitaire de l'Ordre des Chevaliers de sa Sainteté Rémy de Provence des Alpilles de la Tanosserie.

Va falloir éviter d'être ridicule, ça va se voir. Un K13 mi-StRémy, mi-BlackMountain, ça ne passe pas inaperçu.

Départ des véhicules avec et sans remorque en horaire dispersé. Julien part en premier parce qu'il a ses enfants. Olivier part dernier parce qu'il a... son enfant aussi. Oui ben c'est pas les mêmes c'est tout.

Hervé reste derrière pour fermer, son départ n'est que ce soir avec André, et le ND en remorque.

Comme en épreuve, on se suit au radar. RoadRadar24 affiche en temps-réel a position de chacun des véhicules sur la carte déplaçable. C'est rigolo mais pas très utile. On se suit. Pas trop de monde au début, quelques véhicules arrêtés, un véhicule en feu dont les flammes entament le bas côté. Pas de cyprès ici.


Mais heureusement il y a Nîmes. C'est l'heure de sortie des bureaux (16h un vendredi ? Oui à Toulouse c'est pareil) et ça bouche. Florian et Milena sont entrés bille en tête et confirment le ralentissement. Le gestionnaire de navigation des véhicules en suite propose un choix, à base de pusieurs trajets qui pour le moment ne diffèrent que de 2 minutes entre l'autoroute tout droit, ou la départementale si on prend la sortie 26.

La prévision de bouchons à Nîmes sembe augmenter un peu. Un coeur qui bat, un nez qui flaire, une décision qui tombe. Ce sera la sortie en direction du Grau-du-Roi. Puis c'est la poésie. A moins de 10 minutes d'écart, les différents véhicules ne sont pas guidés sur les mêmes crêtes. Les cheminements varient, les performances des machines aussi, nos conducteurs s'éparpillent pour se retrouver plus loin. Oliver rattrappe Julien à l'entrée de St Rémy. Florian s'est sorti des bouchons et a finalement perdu peu de temps. Franck arrive à  son rythme et en sécurité. On a revu Ambre et Jean-Claude ? Ah non ils se sont tankés dans la allée de Barcelo, tant pis pour le point de virage à St Rémy l'important c'est qu'ils rejoignent l'arrivée vu l'heure.

en haut, Ambre qui a continué sur l'autoroute au mépris des bouchons/ à droite, Franck, un peu à la traîne, mais sur le bon chemin / à droite en bas, Julien, sorti le premier de l'autoroute, puis envoyé au diable (vous l'avez ?) / à droite an haut, Olivier, sorti 10 minutes après Julien mais redirigé plus au nord

Aurais-je entamé mes récits de la semaine ?

Au départ de St Rémy, nous visons l'arrivée en direct, et le repas du soir. On nous dit qu'Antoine s'en occupe.

Ah.

Mais îl est trop tard pour faire demi-tour. La moitié du trajet est désormais faite, l'objectif est devant nous. De là où nous sommes nous ne pouvons que deviner les Alpes du Sud, le Morgon et la vallée de la Durance. Puis ce sera la pont sur le lac et la dernière ligne droite.


St Crépin m'a manqué l'année dernière, en 2023 j'y reviens en famille.

Ca va être bien.

mardi 27 juin 2023

Samedi 24 Juin : Jour Le Plus Long et Soirée VVMN


On n‘a pas publié beaucoup ces derniers temps sur le blog, ce n’est pas que ça n’a pas volé, au contraire, mais rien de bien spécifique. 
Alors voici quelques photos des derniers week-end en vrac : de la confluence, des thermiques, une vache à Castres, de l’autan et des tours en avion.






En tout cas tout ça, c’était sans compter ce week-end.

Ce samedi état prévu le Jour Le Plus Long, et pour la journée et la soirée nous avions invité les anciens de VVMN à venir nous rejoindre pour fêter les 20 ans (en fait un peu plus) de l’association.
Et vue que ce n’était pas suffisant, on en a profité pour faire les premiers essais du nouveau treuil !

En fait la journée a commencé la veille : il faisait beau, plein de petits cumulus en l’air et du monde pour voler. Peut-être pas la journée la plus facile de l’année, mais de quoi s’amuser et rester en l’air sous les 1500m de plafond. Ambre en profite pour se faire relâcher après quelques mois d’absence. 






Puis le soir, avec la fin des thermiques, on a eu un peu de restitution le long de la pente, Julien et Milena en ont profité pour faire plus d’une heure entre 620 et 670m. 





On voulait attendre le coucher du soleil, mais François avait trop faim ! C’est donc à l’apéro qu’on a vu le coucher du soleil, avant un bon plat de spaghetti bolognaise servi pile à temps pour les derniers arrivés du soir en provenance de Normandie.



Ce soir on se couche tôt, pas de folies : demain on se lève avant le soleil !

DRRRRRIIIIIINNNG, 5h20. Il est temps de se rendre au hangar pour la poignée de courageux : Jean et Florian H dans le Novembre Delta, Bastien et Milena dans le twin, pour les remorquer Julien dans le Rallye et Mathieu dans le Midour. Mise des gaz à 6h45 pour aller voir le lever de soleil depuis 1800m ! Gaby arrive également avec son avion et permet à François de décoller avec son ASH.


ceci n'est pas un photo-montage



C’est toujours un super spectacle que de contempler le lever du soleil depuis un planeur ! Les photos parlent d’elles-mêmes….











Après ces vols matinaux et un petit café, certains se recouchent, d’autres commencent le tournage d’un film, d’autres se lancent dans la préparation du treuil :Plein de fuel, préparation des câbles, armement des guillotines par Jean, notre bourreau officiel qui a passé sa qualif guillotine avec Robespierre.



Le bourreau de Revel


Pour occuper une partie des membres pendant cette mise en place, il y a un Janus à monter. Et oui on a enfin eu, après plus de 2 mois, le retour des papiers allemands qui permettent de lancer la procédure côté français, le planeur devrait avoir ses papiers français d’ici 1 à 2 semaines et donc pouvoir enfin voler. Enfin on espère et on fait bruler des cierges !



Puis enfin, c’est l’heure des premières treuillées sur la 03 avec Florian dans le planeur et Guillaume dans le treuil sous la supervision de Gaby et Phiphi Napo qui est venu de St Crépin pour le week-end.




Ce n’est pas le tout mais avec tout ça il est l’heure de manger et de faire un briefing. La météo est moins bonne que la veille : thermique pur et 1200m de plafond…






On arrive malgré tout à convaincre les gens de se mettre en l’air. Et on a confirmation que la météo n’est pas géniale. Mais ça tient. Faut s’accrocher mais ça tient ! à ce petit jeu c’est Tanguy qui a gagné la palme du crevard d’or !
Les vols s’enchainent jusqu’au soir ou l’animation bat son plein avec l’approche du coucher de soleil : en piste avec de nombreux décollages et beaucoup de visiteurs illustres à la tour mais aussi en cuisine où on s’affaire pour préparer le repas.




Certains font le coucher du soleil depuis le cockpit, d’autres avec une bière en main, mais rapidement tout le monde se retrouve pour lancer officiellement l’apéro. Les projections commencent, avec un montage de vieilles photos, on pourrait dire de vieux dossiers… puis par quelques fausses pubs historiques mais aussi de la dernière en date tournée le matin même et réalisé par Milena, très bientôt en ligne !


Petit aperçu de la pub…




Quand il commence à faire vraiment nuit, on sait qu’il est temps de passer à table, d’autant que c’est déjà l’attroupement autour du barbecue où officie Jacky.
Après ingestion rapide des côtes de porc et autres saucisses du Lauragais, il est temps de lancer une autre animation avec le Bergfalke Quiz qui change un peu cette année : chaque question peut faire gagner à quelqu’un un lot. Bon il y a de tout comme lot, de la bière à une balise en passant par des instruments cassés ou une nervure de rallye, et en plus, c’est Marion qui très subjectivement décide de qui a le droit à quoi.
Puis vient le temps du dessert et des discussions sans fin jusqu’à très tard dans la nuit. Certains ont même fait le tour du cadran : 24h debout !

Alors j'ai que ça comme photo de la soirée, les gens n'arrivent pas à prendre une photo avec un verre de punch dans la main en revanche ils vont regarder les étoiles 

Le dimanche comme c’était prévu le matin est réservé au rangement et au nettoyage, il y a un peu de boulot mais quand tout le monde s’y met, ça avance.


L’après-midi quelques irréductibles et quelques VI sont là pour les vols et on s’aperçoit vite que c’est bien meilleur que la veille. Visuellement c’est pareil : thermique pur, mais ça monte mieux, ça dégueule moins et le plafond est plus haut ! On a bien fait de voler.



En tout cas ce fut un super week-end, c’était sympa de revoir les « vieux » et on s’est dit qu’on allait remettre ça plus souvent. Alors si vous êtes un ancien membre de VVMN et que vous voulez faire partie de la mailing list « soirée », envoyez un mail au comité des fêtes (boire.ou.voler@gmail.com) on vous préviendra des prochains évènements en traitement VIP !

Merci à tous pour ce week-end, ceux qui sont venus de loin - record pour Guilène avec 975km – ceux qui ont aidé en piste et au sol, à la cuisine, au rangement, aux animations, aux essais du treuil ou au bar.

Merci et à bientôt !