mardi 5 mai 2015

K13 Montagne Noire : 2e et 3e épreuve

Le Sud Ouest, c'est le rugueux-bi. Et le rugueux-bi c'est la convivialité, le bonheur, et j'allais dire le plaisir. Alors on ne va pas s'encaguer un briefing de 3 heures alors que dehors il y a du nord ouest qui ne demande qu'à remplacer le remorqueur par la voiture. Alors je dis oui au nord ouest, oui à la voiture et en oui au décollage avant midi.
Briefing à 11h, premier décollage à 11h40. Dans tes dents St Crépin.
Comme le soulignent les consignes de décollage à la voiture que tout le monde a eu avec le règlement de la rencontre... et que personne n'a lu... il est bon de tester la pente par un décollage au remorqueur. Hop Midour.
Ca ne pousse pas fort en bout de piste nord, mais en fait ça tient bien. Le 2066 s'offre un passage en 21 pour repartir à hauteur de largage voiture, et il dit que c'est pas fumasse mais ça tient. Vroum donc. Surtout qu'on a des volontaires.
Nico emmène Antoine pour Vinon. Juju gère Bada pour St Crépin, Olivier double Martial pour Florac. Les invités pourront cocher la case "véhicule" sur leur licence européenne.
Et c'est donc ça cette épreuve numéro deux : le plaisir, la liberté, le décollage voiture.
Texto de Gaby à 11h30 : "Ca vole ? Ca devrait voler ? Ca aurait dû voler ?" Puivert a déjà une pénalité pour no-show au briefing, je l'enfonce en lui annonçant la planche : "10 décollages voiture pour le moment." Il arrivera peut après en avion, mais trop tard.
La première partie de journée se finit un peu après 13h quand la pente finit de commencer à donner.
Après le déjeuner, on repart en piste en espérant que les cumulus commencent à pomper et que le soleil commence à percer.
Il reste un peu de nord ouest, Juju part à la voiture. Un point de bonus pour tentative couillue avec un vent peu adapté.
Il revient vite, c'est plutôt une après-midi à midour. Si si vraiment. Luc qui a vu le 2066 de haut alors qu'il était sur le toit de l'atelier, confirme qu'on peut ranger la BMW. C'est la fin de la deuxième épreuve.
On improvise une épreuve adaptée à la météo : aller-retour le clocher de St Félix. On compte les branches complètes sachant qu'on peut partir d'où on veut. Vous n'avez pas tout compris ? Certains concurrents non-plus.
Le CLAM fait la buse. Il échoue et rentre la queue basse. Mais il repartira. La météo n'est pas fumante mais on arrive à monter un peu. Forcément ça dérive un peu, il faut bien avancer. St Crépin tourne, Florac et 2066 aussi; le CLAM en suivant.
Après, c'est le cerveau qui marche. 2066 n'a pas bien compris la règle et paf, 1,9 branche, donc une seule. Le CLAM et YM joue ric-rac le virage au dessus du hangar au retour et se vautrent en 21 : 2 branches. Et quand tout le monde est au sol, le GV se la jour charognard et se refait un aller-retour. 4 branches, respect.
Et voilà 2 épreuves dans la journée. Re-dans tes dents St Crépin.
Bon il est 17h, qu'est-ce qu'on fait comme connerie ? Une photo de groupe, ah oui bonne idée. Il y a huit planeurs, on pourrait faire... réfléchissement... une pyramide ? Un cristal parfait ? Euh non un octogone plutôt. Oui c'est bien ça un octogone.
Hop, placement autour du point jaune, photo depuis l'avion. Jaune aussi.
Et quand c'est fait, on peut retourner au bar. Ce soir c'est magret au barbecue et salade de gésiers. Repas gascon-périgourdin.
Et demain ? demain c'est fumant. Briefing à une heure inconnue, et premier décollage à 12h30. En attendant Florac et St Crépin sont en tête, bravo.
Ou sinon vous pouvez laisser le directeur des vols faire les additions. Heureusement ça ne change pas grand chose.

lundi 4 mai 2015

K13 Montagne Noire : 3e jour

Avec le vent d'Autan, ça a nettement moins volé. Du vrai vent d'Autan, celui qui demande de marcher en correction de dérive.
Au briefing de 11h, tout le monde décide qu'aujourd'hui ce sera... osso bucco pour le repas du soir. Oui c'est bâché.
Puivert est absent, on se dit qu'on irait peut-être voler chez eux. La suite de la journée est occupée à du bricolage (joints des vitres du chalet, progression de l'antenne wifi) et des promenades.
En cuisine on ne se laisse pas abattre.
Le hall de montage vibre, bouge, tremble, sous les assauts du vent d'Autan qui a prévu de sévir jusqu'à 5h du matin. Après il tourne. Ouééé !

dimanche 3 mai 2015

K13 Montagne Noire : première épreuve

C'est dimanche, et quand on se réveille dans le chalet, il est 10h20. Briefing à 11h, ça passe. Et c'est quoi cette petite odeur qui ne sent pas très bon ? C'est le vent d'Autan. Comme prévu.
Vu de d'à travers la fenêtre, ce n'est pas si terrible. La manche à air n'est pas dans le bon sens mais la vitesse n'est pas excessive. Le soleil est absent, la grisaille s'installe. Il reste même le temps de prendre le café.
Au briefing, François n'est pas d'un optimisme fou : mise en piste à 14h30, vous voyez le genre. On a le temps de manger, même de faire quelques courses. Ce midi on recycle des pâtes avec des asperges (oui môôôssieur), du ragoût de... viande de chez Carrière, et un peu de bon fromage apporté par Nico. Pendant ce temps les enfants jouent dans l'herbe, c'est bucolique.
14h30, on fait semblant de se rapprocher de la piste. François ouvre la remorque de l'ASH30 revenu la veille. Tout le monde dégage dans un rayon de cent mètres, les vertèbres tremblent. Chantal nous rassure, non il n'y a pas de montage prévu aujourd'hui. La foule se rapproche. Sauf Puivert qui est bien sur son banc.
Le 2066 fait la buse et en profite pour lancer Nico en torpédo. La météo est mauvaise mais rien de dangereux. Même l'Autan reste faible. Quoi de mieux pour un concours d'atterrissage ? Allez hop, c'est dit. On improvise un briefing dans le hangar. On s'assoit, on reste debout, on s'allonge, chacun fait comme il veut.
10 points de tenue d'axe, 20 points de distance au rectangle jaune, 20 points de note de gueule. Et deux essais par machine, la meilleure note compte. Pour ne pas trop favoriser les locaux, le tour de piste est en 03 main droite. Et en effet, il y a des choses à réviser.
Le 2066 commence. A son bord Juju et Tom. L'axe est overshooté, le sol est touché trop tôt. C'est un début, mais avec le vent du 160 (donc travers et léger arrière) ce n'est pas si simple. Viennent ensuite St Crépin, Vinon et Puivert. Tout n'est pas nickel, on revoit les mêmes erreurs. Afin de décomplexer tout le monde, le CLAM et le NB font un premier tout avec des atterrissages complètement ratés. Ah oui la 03 droite, c'est différent. On se sent bas, donc on se rapproche, donc on est bouffe la base, on est trop haut, trop vite...
Le deuxième tour est mieux. Pour tout le monde. La vache de Puivert s'offre un carreau sur le carré jaune. Paf, première place, le ton est donné. Juju repart avec Nathalie, transfuge de St Crépin qui lui offre la seconde place au général.
Derrière, Florac repart avec Pédu en copilote, et ça marche. En tout cas c'est mieux que de se poser sur la bosse. Le CLAM a encore des problèmes avec les distances. Vinon fait mieux mais ce n'est pas encore ça. Et le CLAM... ce n'est pas son jour. Le NC a fait un bon premier vol et n'en refait pas donc de second. Dommage.
Après quelques vols en rab pour ceux qui n'ont pas volé ou qui veulent comprendre leurs erreurs, le hangar se ferle vers 19h. La tireuse a déjà commencé à couler. Mais il est l'heure de sortir la gamelle de punch. Ce soir Olivier arrose son lâcher torpédo et le lâcher 904 juste avant la rencontre.
Gaby repart pour nous laisse boire. Il nous salue d'un coup d'ailes ou deux au dessus des tables, et commence sa descente vers chez lui, ce n'est pas loin.
Au moment d'avoir faim, la table est mise et les premiers assis sont François et Bada. Une telle concentration de directeurs des vols ne donne pas envie de s'approcher trop. Avec Michel qui prend une chaise, les observateurs attendent, inquiets. La salade de lentilles rompt les inhibitions et finalement on s'installe. Une trentaine de couverts ce soir, avec des nouveaux arrivés comme Loïc ou la famille Bacon. Bienvenue !
L'épreuve de demain est adaptée à la météo du jour : visite du musée du Canal du Midi. Mais en attendant, Puivert est en tête. Bravo.

samedi 2 mai 2015

K13 Montagne Noire : jour 1

C'est le jour un, celui qu'on retient... Enfin c'est aussi celui qui commence une semaine qui, que, une semaine chouette.
Pour le briefing de 11h, François a essayé de ne pas trop démotiver les troupes. Décollage à 13h, pour une épreuve surprise, qui sera peut-être un concours d'atterrissage en temps imposé : 2m30s à partir du château de Vaudreuille... enfin si vous savez celui qu'on voit depuis la route... celui qui a été refait récemment, avec une piscine, mais si voyons Chantal tu vois duquel je parle ? Bref, la château.
Ceci dit on voit d'ici la journée à touriste. Comprenez du soleil mais peu d'ascendances. Le camping profite du petit déjeuner avec la vue.
De toute façon il faut décoller pour ça. Mais d'abord on mange. Oui parce qu'au briefing il a aussi été rappelé le fonctionnement du bar, des repas et ce soir de toute façon c'est la soirée d'ouverture. Donc Punch, filet mignon et une entrée chouette. Donc Julien part aux courses et le repas de midi n'est pas pris en avance. François postpone les décollage à 14h, puis 15h30.
Quand les courses reviennent, c'est la ruche qui s'affaire pour décharger les emplettes. Le J5 est le top des camionettes maraîchères. Pas cher le cageot d'asperges !
Pour occuper les troupes, montons un Spalinger. Un Spalinger S18, qui date de 1951, modèle reproduit d'une conception de 1936. Une aile en mouette caractéristique et un beau prêt de François et Chantal pour le musée. Le planeur pourra voler. En attendant il faut le monter. La notice de montage est fournie et elle est étonnamment littéraire. Chantal nous lit les instructions dans lesquelles il est question d'un chef et de 3 aides, ainsi qu'une personne de petite taille pour monter dans la remorque.
Le montage des ailes va bien, les commandes mettent un peu plus de temps. Les branchements automatiques n'avaient pas encore été inventés. Quand le planeur est fini, il est pas loin de 16h et le vent n'a pas encore décide de s'affirmer. Tant pis on va décider pour lui : alerte générale, tout le monde en piste ! Euh t'es sûr François ? Parce qu'il y a match dans pas longtemps : Toulon Clermont. C'est pas qu'on connaisse les équipes mais quand même, c'est match.
Le torpédo est de sortie pour une série de découvertes et de lâchers. Juju lâche Olivier. Olivier lâche Paul. D'autres intéressés tenteront l'expérience, toujours avec le sourire. Et pas trop de moucherons sur le sourire.
Tous les K13 volent, même le NB qui était bien caché au fond du Mistral. ET même : ça tient ! Certes; le premier vol en 2066 atteint 1500m ce qui ne sera pas revu ensuite. Mais on trouve assez couramment du 0,5 m/s qui permet à Supercrevard et à d'autres de tenir la demi-heure.
Au sol, un dispositif routier d premier ordre met les enfants au travail pour récupérer les planeurs en piste avec les golfettes. Conduite accompagnée seulement, ouf.
2 pleins de midour plus tard, il est pas loin de 19h et il est vraiment temps d'aller vers le bar.
Le menu du jour est tout beau tout chaud, mais avant c'est punch. Fruits rouges ou normal ? Oui. Oh ça suffit...
Apéroooooooooooooooooooo ! Bon si vous insistez. En plus il faut beau, le coucher de soleil offre un décor qui n'est franchement pas dégueulasse. D'ailleurs les gamelles baissent de niveau tout doucement. Enfin doucement. Enfin elles baissent en tout cas. Et tout le monde prend son temps, c'est le calme bien mérité, ça sent les vacances.
A table, l'entrée surprise contient... des légumes. Verts. Nooon ?! Ben si. Ca se mange bien en plus. Le filet mignon suit bien, avec sa purée maison et ses légumes. Le fromage enchaîne, la pêche Melba.
En fin de soirée, on ressort des films de planeur, vidéos de l'année vues à l'AG principalement. Il y en toujours qui ne les ont pas vues, et quand on les as vues on les revoit avec plaisir.
Il reste du punch, Juju remet la musique.
Demain, briefing à 11h.

vendredi 1 mai 2015

K13 Montagne Noire : entraînement et soirée

A la suite du montage des planeurs qui sont bien arrivés, il fallait bien ouvrir les hostilités avec quelques vols. Le plafond n'est pas très haut mais pas très bas non-plus. La visibilité est correcte et nous permet d'apercevoir sans problème le grain qui est encore à plus de 10 kilomètres. En attendant c'est sec donc on peut décoller.
Le CLAM commence par 5 minutes. Suivi de près par le QD de Puivert (la Vache) qui fait 5 minutes aussi. Florac s'envole ensuite pour le vol de contrôle du nouveau Vautour du club. Montés un peu plus haut, ils feront 20 minutes, le record du jour.
On change peu après de pilote remorqueur et c'est Juju qui s'y colle pendant qu'Henri part faire des tours de K13. Enfin un premier d'abord, et c'est le grain. Le grain bien aperçu plus haut est maintenant bien sur nous. Les planeurs en l'air se posent et s'abritent . Personne n'était plus loin que la vent arrière de toute façon.
On sort les essuie-glaces et on ôte l'eau des ailes encombrées.
Puis le grain cesse. Une première velléité de redécollage, et c'est une deuxième qui se crée. La journée se terminera avec ces deux décollages et atterrissages. En remorqué il est possible de passer au dessus de la première couche. Mais la seconde est plus haut et surtout elle est pleine, donc on ne passe pas.
17h, fin des vols. Tout est rangé au sec. Re-séché, déséquipé, houssé. Ah non pas houssé, les verrières sont trop mouillées. La migration se fait vers le hall de montage, le bar va bientôt ouvrir. Pour avoir un bar, il faut des jetons, une caisse. On s'en occupe un peu (voire très) au dernier moment mais c'est bon on peut boire.
Dehors il pleut encore un peu. Pas assez pour freiner le démarrage du barbecue. En cuisine, il reste tout à faire mais les courses et le menu ont été préparés, c'est déjà beaucoup. Il reste à couper quelques légumes pour la salade, cuire des patates, préparer le plateau de fromage.
Le dîner se fait en petit comité : on avait prévu pour 25, nous ne seront que la moitié. Intime. Il y a Vinon, St Crépin, Florac, pour une bonne représentation des différentes équipes.
Demain, briefing à 11h. En langage de directeur des vols, ça veut dire mauvaise météo, ou au moins météo tardive. On verra bien.