dimanche 23 août 2026

St Crépin - voyage aller et entraînement

20 ans.

Première participation en 2006 avec un unique planeur et deux pilotes. Et après 20 ans, on revient dans cette vallée comme dans un vieux jean. Elle nous va comme un gant même si on a l'impression qu'elle a rétréci un peu. Ou alors c'est notre horizon qui s'est élargi, comme notre capacité à circuler alentour. Aurait-on grossi peut-être ? Avec 4 K13 cette année et 2 de plus de Beaugaillard, notre groupe s'est en effet étoffé, et renouvelé au fil des ans. De l'équipe d'origine, Julien est encore là.

Comme un cycle annuel, l'épopée démarre un vendredi matin à la Montagne Noire. 4 remorques, 4 véhicules tracteurs, une dizaine de pilotes et quelques additions familiales. L'expérience aidant, les planeurs ont été démontés quelque jours avant. Ce matin il n'y a plus qu'à atteler et prendre la route.


Bitume, emmène nous dans les Alpes, berce nous de ta musique sourde aux rythmes de bruit blanc tinté de musique à l'autoradio. Et ce rythme d'ailleurs, il varie selon l'attelage, entre les performants aux remorques affûtées et réservoirs volumineux, la remorque du NB dont l'aérodynamisme n'est pas sans rappeler une tractopelle, et le ND qui la eu le bon goût de se faire tracter par un véhicule électrique à l'autonomie forcément plus limitée.

Et cela se sent dans les durées à destination. Le NC et le VT arrivent tranquillement pour le goûter. Le ND nécessite deux pauses de recharge batterie, 45 minutes chacune, ce qui porte son arrivée un peu après 19h. On a bien les photos de point de virage.



Un petit groupe complémentaire est venu de Normandie, en partant à 5h du matin. Et Beaugaillard est arrivé la veille. Normalement ça permet de voler un peu plus pour s'entraîner. Pas cette année. Tous ceux qui sont arrivés avant nous n'avaient qu'un thème à la bouche : l'eau. Dans le ciel, sur le sol, dans les essuie-glaces, sur les verrières et les ailes. Pas dans les verres apparemment, comme quoi il reste des petits coins de paradis.

Quant à ce vendredi soir, il se concrétise chez Guilène, de l'autre côté des pistes. Après les arrivées étagées, c'est le point de rencontre et de retrouvailles.  Un bol de punch, des tartines de soubressade au four, du pâté de couenne maison.

Et une grande marmite de pâtes avec du fromage. La base.

La nuit est tombée, la route a causé quelque fatigue. Il est temps de passer au samedi.


Samedi matin, 9h, le rendez-vous a été donné au planeur pour terminer le remontage. Le VT et le NC ayant été faits la veille, nous nous attaquons au NB et au ND. Hervé a commencé les préparatifs de son planeur. Il a de la main d'œuvre pour l'aider. Un 2e équipe avance la remorque du ND. Les deux planeurs sont remontés en même temps. Le ND part en piste avec un peu d'avance.

Un peu de boulot à l'atelier, le NC a un défaut sur son bouton pousse-pour-parler en place arrière. Et le frein à resserrer. Ca va vite. Et les quatre planeurs sont en piste avant le briefing de 11h.

Bada rappelle qu'il ne faut pas circuler sans autorisation ni parler la bouche pleine. Conil nous narre la météo et ses flux de sud ouest à 5000. Et côté treuil il y a quelques consignes aussi. Faudrait pas interrompre le flot du treuilleur bordel. Alors vous allez me lever ces ailes et que ça décolle !

A l'heure du déjeuner, il reste des pâtes et on ajoute des betteraves et des yaourts. Encore chez Guilène, merciii !


Avec des décollages à 12h30, on mange plutôt vite. Bon après, vu la météo du jour on aurait pu manger plus lentement. Mais bon faut bien nourrir le treuil.

Et ce qui devait arriver arriva, les planeurs retombâtent. Par grappe ou par régime, en chapelet ou en fagot. Mais ils retombussent. Enfin les départs au treuil, parce que les départs à l'avion accrochent mieux depuis le bas du second secteur.

Le JF a eu une autre technique : la patience. Qui paie. Ou du coup qui le paie pas trop cher, selon comme vous le voyez.


Et c'est un atterrissage groupé pour NB, NC et ND. Ils repartiront, et ça tiendra mieux. 15h, cela eut dû être l'heure des décollages. M'enfin, on vole, et la Montagne est toujours là. Prachaval, Peyron pour les aventuriers, la Tête d'Amont pour aller bien au nord, puis Vars, St André, et Clotinaille pour ceux qui veulent se faire du mal. Les 4 K13 de la Montagne enchaînent deux vols chacun, pour faire voler tout le monde. Dernière treuillée à 17h30, fin des vols à 18h45 et apéro d'ouverture avec discours.



Le temps d'attacher les planeurs aux câbles, qu'il faut parfois déterrer, et l'heure de présence est assurée pour écouter les officiels. On a même vu un gars de St Rémy en chemise. Franchement, ça vaut le détour.


Après un apéro bien fourni qui permet de saluer tous ceux qui sont arrivés dans l'après-midi, il est temps de migrer au hangar qui sera notre lieu de vie pour la semaine. Enfin si on le garde propre et que personne ne joue avec les golfettes. Ce soir c'est filet mignon et ses pâtes. C'est bon.


On va laisser traîner un peu la soirée, histoire de travailler un peu le script du film de l'année et de voir Gaby faire du vélo. Au lit. Demain, on entre dans le dur de la première épreuve.


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Merci Olivier, ce blog est un plaisir à lire.