dimanche 11 juillet 2021

Semaine du 5 au 9 juillet - le début de l'été

Bienvenue dans notre grande série "nos vélivoles ont du talent", une série produite par VVMN qui va vous emmener tout au long de l'été sur le thème des instructeurs de permanence, de leurs élèves, et des vélivoles sauvages qui les alentourent.


Attention : cette série peut tout à fait s'arrêter après un seul épisode. Restez connectés et votez 13 au 81212 pour de nouveaux épisodes. SMS facturé 2 centièmes la minute.

Mais qu'est-ce donc que l'été ? A la Montagne Noire, l'été pointe le bout de son nez après le jour le plus long, mais il commence vraiment en juillet, avec l'organisation de la permanence d'un remorqueur et d'un instructeur, afin d'assurer une continuité d'activité si la météo nous prête vol.

Premier volontaire pour 2021, Olivier est donc inscrit à partir de ce lundi 5 juillet. Le remorqueur n'arrivera que la semaine prochaine, en attendant les habituelles bonnes volontés se relaient pour assurer les décollages. On les remerciera plusieurs fois dans cet épisode.

Du côté des élèves, Sandra a pris un abonnement semaine, Julien-san est de retour du Japon pour quelques jours et espère bien tâter des cumulus. Voilà pour les réguliers. Il y aura des intermittents selon les jours.

Une fois n'est pas coutume, commençons par le lundi. Lundi, l'Autan est annoncé dès le milieu d'après-midi. L'ASH décolle à 13h en direction d'une possible confluence. Le K13 une demi-heure plus tard pour les thermiques locaux. Ca tient bien entre le terrain et la carrière grise. Après une approche en 03 avec un peu de vent de travers, c'était un beau vol. La planche automatique annonce 40 minutes.


A noter que cette semaine, la planche automatique est fournie par Bastien qui nous surveille et envoie des SMS (depuis Toulouse) quand on se pose pour nous donner le temps de vol. Enfin surtout quand c'est Sandra qui pilote. C'est beau la technologie.

Julien-san arrive alors de Toulouse où il nous explique qu'il est allé la veille en Safrane qu'il a lavée et démonté le tableau de bord en soulevant le capot vous n'auriez pas un multimètre pour tester les composants ? Trop d'infos dans une même phrase. Le point important est que le vent a forci, Olivier arrête les décollages.

De toute façon on connaissait les risques, on se préparait déjà à rentrer tôt. L'ASH est aussi rentré pour cause de confluence trop lointaine.

On housse, on range, on ferme les p... bang ! Ah non. La porte n°8 coince fort. plus que d'habitude. En fait elle ne coince pas, elle bute. En haut. A un endroit peu accessible. Bon... des outils ?

Guidé du sol par François et Jean-Claude, Julien-san prend une grosse clé à molette et se faufile entre le mur de la tour et la porte en position ouverte. Après quelques adaptations d'outils et de positions qui ont pris bien plus de temps qu'il n'en a fallu pour écrire cette phrase, la tige du haut se déplace un peu vers le bas, et la porte ne bute plus, elle coince. Dans cet état, la subtilité vélivole et la force brute suffisent à la fermer.

Aparté. En fait de nombreuses portes coincent sur des niveaux allant de faible à fort. Les présents ont pris des notes, je vous fais un dessin.


Les portes sont numérotées de gauche à droite quand on regarde le hangar de l'extérieur. Les portes 1 à 4 s'ouvrent vers la gauche, les portes 5 à 8 vers la droite.

Quelques notes sur ce qui coince quand on ouvre :

  • porte 1 : tout va bien
  • porte 2 : léger coincement à 50 cm du début de mouvement d'ouverture
  • porte 3 : OK
  • porte 4 : coincement modéré dès le début de l'ouverture
  • porte 5 : coincement léger à 1 mètre du début
  • porte 6 : rien à signaler
  • porte 7 : coincement modéré à 50 cm du début de mouvement d'ouverture
  • porte 8 : premier coincement léger à 1 mètre de sa position finale, puis un coincement moyen à 50 cm de la fin.

Et quand on ferme, ben, c'est pareil en sens inverse. Prenez bien de l'élan dès le début de la fermeture de la porte 8.

Finalement tout ferme, le lundi est terminé. Merci à Jean-Claude d'avoir annulé ses activités du lundi pour venir faire du Midour.

Le mardi, c'est tout gris. Un VI est prévu en début de journée, parfait pour faire la buse. Heureusement il y a du plafond et on peut se faire monter au dessus de 1000 m. Assez pour confirmer qu'il n'y a rien. Il y a un peu de vent. Et la planche électronique est en panne. J'ai dit électronique, pas automatique. Bastien va bien.


Un joli message d'erreur apparaît en effet quand on lance la planche depuis le PC de la tour. Le célèbre message 0xc0000142 que je ne vais pas vous faire l'injure de traduire. Ca dit qu'un truc ne va pas. François est en Normandie, il reviendra voir ça vendredi. QUOI MAIS COMMENT ALLONS NOUS FAIRE SANS LA PLANCHE ELECTRONIQUE C'EST AFFREUX ?!

Du papier. Du bon vieux papier. De toute façon on le faisait déjà.


Le peu de vent n'empêche pas quelques tours de piste. Sandra fait 3 tours en double. Julien-san en fait un en double et un en solo. Didier était venu remorquer après sa matinée de boulot, il repart avant 17h comme convenu, les pilotes sont contents et merci à lui. La journée se termine sur un cours de pliage de corde.


Mercredi, la météo remonte en qualité. Et malgré le non-soleil de la veille on voit poindre des cumulus. Aujourd'hui c'est Gaby qui se colle au remorquage. Il devait moissonner mais finalement c'est trop humide, la profession attend que ça sèche un peu. Alors quitte à râler contre la météo, il peut le faire aux commandes du Rallye. Olivier et Sandra prennent le ND, Julien prend le VT.

Ca tient bien finalement. Quelques coups de mou parfois, mais de bonnes pompes et un plafond vers 1200-1300 mètres. Après 1h30 de vol, le biplace en instruction se pose, boit un coup, et repart pour un tour de piste. Le VT est toujours en l'air et vise les 5 heures. Gaby peut rentrer.

Olivier laisse alors son bob d'instruction et prend le Rallye pour aller se dégourdir les ailes. L'avion passe au dessus de Beaugaillard pour vérifier que Gaby est bien rentré, puis retourne superviser Julien dans le VT.


L'avion se pose et se gare. Julien fait ses 5 heures en terminant par un virage à Dourgne pour rentrer juste avant la pluie. Précision du timing. Gaby découvre que c'est encore trop humide et renonce à moissonner aujourd'hui. Il peut se concentrer sur la réparation du matériel, dont la pompe à bière. Tchin Gaby, nous on finit les papiers !


Jeudi, un peu d'animation se fait sur le terrain. Pour la première fois cette semaine il y a des brevetés en plus de l'activité d'instruction/supervision. André, Jean-Claude et Alain sont venus voir comment c'est chez nous. Et c'est aussi le retour de Didier pour le remorquage. En Rallye donc.


Vu le vent modéré nord-ouest, le briefing décide un QFU de départ en 30 pour tout le monde. Le K13 ND partira en dernier aile basse, comme tout le début de semaine. Avec le vent l'aile se soulève presque à l'arrêt, mais pas assez.

Julien-san monte en grade et part en Ka6. Ce dernier était au fond du hangar mais comme il fallait aussi sortir le LS1 pour André, on lui a fait plaisir. Ca tient bien et les vols d'une heure se multiplient. Le LS4 et le Ka6 font plus de deux heures chacun en se promenant en grand local.




Côté instruction c'est l'occasion de découvrir la piste 30, son approche particulière et ses bords joliment fournis de fleurs sauvages.


Vendredi, dernière ligne droite pour Olivier avant de passer la main à Yannick pour le samedi, et à l'Autan pour le dimanche. Il fait un peu chaud, Olivier a soif. Alors pour préparer un peu les semaines qui viennent, Olivier décide de lâcher André sur le LS4. De toute façon il y a Julien sur LS1 aujourd'hui puisque Christophe est sur Ka6 et Aymeric prendra le K8 après un tour de double. En termes de charge de responsabilité des vols on est vers le haut de la fourchette : deux brevetés sans expérience récente à superviser, un lâcher machine, un breveté à contrôler avant de le faire repartir en solo, trois élèves et un VI à 17h. Heureusement il y a Jean-Claude pour assurer le remorquage et la météo est bonne. Le départ de l'ASH avant midi nous a confirmé que c'est une bonne journée.

Le K13 part en 30 (il fait un peu chaud) et les monos en piste nord. Et ça vole bien, tout le monde se fait plaisir. Un peut en amont du terrain, les cumulus permettent à certains de se hisser bien haut au dessus de la couche. Un petit calcul de FL65 dans la tête, jusqu'à 2000 c'est bon après il faut sortir les AF. Mi-AF ça zérote, on dirait de l'onde.



La journée continue avec le relâcher d'Aymeric après 6 mois sans voler. Puis le jeune VI qui a bien accroché et qui pourrait recontacter le club pour un stage d'une semaine. Et c'est aussi le premier vol en planeur d'Adrien, nouvel inscrit de la semaine. Pour lui ce sera la leçon sur les 3 axes, et le début de la ligne droite avec des pompes au milieu. Ca tient encore bien en ce milieu d'après-midi. Au sol avant son vol, les autres élèves lui ont montré comment tenir la piste avec la leçon sur la tenue d'aile, la corde, la golfette. Belle transmission du savoir et de la sécurité.

L'ASH rentre de son circuit. François a fait 601 km en un joli papillon pointant vers Périgueux, Condom et Figeac.


Le vent s'est tu, c'est une belle fin de journée. Une fin de journée idéale aussi pour un lâcher, et c'est bien avec cet esprit qu'Oliver part avec Frédéric qui enchaîne les tours de pistes depuis plusieurs journées de vols. S'il ne fait pas de bêtise au premier vol ce sera... un deuxième vol avec une casse câble et ensuite... paf, le vol solo.


C'est mérité, le temps s'y prête, ne nous privons pas. Et puis Olivier a vraiment soif.

Après son plus bel atterrissage du monde, Frédéric laisse son K13 désormais préféré à Sandra pour enchaîner sur un dernier vol et une approche standard pour bien terminer la journée. On peut ranger. La journée a terminé un peu plus tard que les autres jours, merci à Jean-Claude d'avoir permis ces vols.

Bilan de ces 5 jours : de belles progressions des élèves, des remorqueurs présents même quand ça ne les arrange pas vraiment, et des brevetés qui profitent des belles météos. Olivier a passé une bonne semaine.

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