dimanche 1 septembre 2013

St Crépin - 8e et dernier jour - pas de vache

Pour cette seconde meilleure météo de la semaine, il fallait s'attendre au pire. Le circuit nécessitait d'aller tourner Seyne dans un rayon d'un kilomètre, une très bonne occasion de se vacher le dernier jour. Avec un dévachage qui se termine vers 2h du matin en moyenne, oh la bonne idée pour la soirée de clôture.
Partis à la tête du Peyron à plus de 3000 m, les K13 prennent le départ et foncent vers Clotinaille en sautant Fouran. Après quelques allers-retours, c'est le Guillaume puis le Morgon. Le Morgon donne, youpi on fonce vers Dormillouse. Et là c'est le drame. Rien. EN tout cas c'est ce que Némo et le NC ont trouvé. Pour aller tourner Seyne, il faut faire une dizaine de bornes dans du -2/-3. Le retour sur le Dormillouse se fait bas, et on profite pour découvrir de nouveaux reliefs que d'habitude on ne remarque même pas en transition classique. Retour sur le MOrgon bas aussi, en limite de local des Crots mais loin, en raccrochage du Morgonnet. Et là ça remonte, ouf. Autre technique efficace quoique moins rapide : trouver une 0 - 0,5, passer les commandes à Supercrevard, et ça remonte aussi. Une fois de retour en haut du Morgon, on peut sauter de l'autre côté pour le point suivant. A ce moment, chers passagers veuillez regarder sur la droite de l'apareil, vous apercevrez le NB qui est encore sur le Guillaume. Et d'une il n'arrive pas à monter (mais ce n'est ni la faute du Guillaume ni du planeur), et de deux les annonces météoristiques sur la suite de son trajet refroidissent un peu ses ardeurs. Finalement Eric et Olivier franchiront quand même le lac jusqu'au Morgon, puis jusqu'au Dormillouse, mais les non-ascendances de ce dernier les pousseront au demi-tour et à l'abandon de circuit. Inutile de risquer la vache, de toute façon il est tard et si on veut faire le deuxième vol dont on parle depuis hier (voir plus bas), il est l'heure de rentrer.

Clotinaille, puis Morgon. 40 minutes séparent ces deux photos.

Le retour se fait tout droit depuis le Morgon, en s'appuyant un peu sur les pentes de droite, avec une bonne vitesse sol grace au venturi. Comme dans les livres mais ça fait du bien de voir que ça marche aussi en vrai. Il y a de jolis champs à Embrun.
Une fois posé, le NB rejoint le NC qui est posé depuis 2 minutes. Sauf que lui a tourné le circuit complet. Comme quasiment tous les concurrents d'ailleurs puisqu'on compte 4 vaches à Seyne, un abandon, et les autres ont tourné. Mais au vu des conditions et des récits de vol, le NB ne regrette pas. Notons que Gaby est joueur. En retard sur Julien après Seyne, il veut le rattrapper en allant tourner le col de Vars. Il tente donc une directe par les cols des pentes ouest du St André. Mais le col ne passe pas, il manque quelques centaines de mètres. Du coup il doit faire le tour et la moyenne s'en ressent. Après le col de Vars, tout devient facile pour tout le monde et la fin du circuit est bouclée facilement.
Les 3 K13 de la Montagne Noire sont donc bien en piste juste avant 18h, et grâce à une dérogation sur le dernier décollage normalement prévu à 17h30, le petit vol prévu va pouvoir commencer. En comparse, le Papa-Delta, planeur de St Rémy les Alpilles (chef !) et muni de la magnifique verrière torpédo conforme à la TN 15 A.Schleicher du 20.12.2005. Dans le grand vent de la place avant, Eric, sa GoPro et la perche qui va bien. Les 4 planeurs décollent avec l'intention de filmer quelques images de vol en patrouille, on n'a pas l'occasion d'en faire si souvent avec de telles conditions cinématographiques.

En attendant la patrouille

En contact sur 123.5 et une fois à hauteur de crête, on commence par une ligne droite. Le torpédo prend le lead, Némo se met dans son aile gauche, NB encore à gauche, et le NC qui filme également grâce à Antoine se met à droite pour filmer à travers l'écope. Virage à droite, 10° d'inclinaison, rasage de pente, on enchaîne. Le leader dit qu'on peut s'approcher, pas de problème on s'approche. Détail technique très intéressant, le torpédo dégrade légèrement les perfos du K13. Et pour tenir la formation c'est parfait parce qu'on est toujours légèrement plus rapide, du coup on gère avec de petits coups d'AF quand on veut ralentir. On peut donc le rattraper ou s'éloigner à volonté, c'est idéal. La formation se termine en diamant, Némo à gauche, NB à droite et NC en charognard. Puis c'est l'éclatement. Il paraît qu'à ce moment la caméra du leader ne filmait plus, et ça c'est moche. Mais les premiers rushs du reste du vol sont déjà magnifiques. Il ne reste plus que l'atterrissage, en formation décalée, avec le leader devant à gauche puis en allant vers la droite et vers l'arrière le NB le Némo et le NC. Merci à la grande largeur de piste de LFNC. Et encore un beau bout de film. Vivement le montage vidéo.

Après la patrouille

Il est maintenant l'heure de mettre en boîte. L'axe du bas du NB prend encore du temps, l'extracteur adéquat ne semble pas présent. Mais le reste se fait vite et il y a même un passage à l'atelier pour la remorque couverte afin d'adapter le support de profondeur à la poignée originale de l'arrière du NB. On aura bricolé aussi durant cette semaine. Ensuite une petite bière, et c'est l'heure de la soirée.
Finalement, les malheureux vachés sont de retour pour le repas. Ont-ils dévaché à grande vitesse ? Ont-ils tenté le treuil qui les a ramené sur un parcours du combattant de meilleur composition une heure plus tard ? Je n'ai pas le détail mais l'important est qu'ils ont pu participer aux festivités et c'est le plus important. Le repas est bon, bon choix d'entrées, poulet et saucisses au barbecue, patates à la crème (tiens, ça me dit quelque chose), fromage et une tarte avec beaucoup de fruits. On a bien mangé.
Au moment des animations, il y a eu des discours dont les habituels remerciement dont les Black Mountain n'ont pas été oubliés, dans plusieurs catégories. Un discours-historique du chef-pilote sur l'histoire du K13 AA, vaisseau amiral de St Crépin et classé en tête cete année grâce à son pilote, un certain Didier qui apparemment serait connu dans le monde du vol à voile. Côté vidéo, un petit clip très bien foutu par le Doc et l'équipe du F-CECU, sur le thème du film Avatar avec des déguisements, des peintures de K13 en Toruk, des idées sympa et, clé du succès, des femmes. C'est vrai que pour ça on pêche un peu.

Au briefing, mise en ambiance pour le clip Toruk


Pendant le discours


Julien gagne des skis, cette histoire est complètement improbable, je ne peux pas la raconter


La soirée commence à déraper

On enchaîne ensuite avec une deuxième diffusion du film BM de l'année, légèrement remanié avec une scène en plus et un générique de fin plus complet. Et le makinf-of, dernière production d'Antoine qui aura beaucoup donné de temps au PC cette semaine. Et là, oh ben ça alors, il est déjà 1h passée. On va se coucher ? Non, on met de la musique. Et là, le n'importe quoi commence. La fin de ce blog n'entrera pas dans les détails, mais on a vu un instructeur danser sur la table et entamer un strip-tease, on a vu une très jeune femme en vouloir au corps d'un acteur de talent, et on a vu un jeune pilote refuser l'obstacle lors du slow. Mais ce qui se passe à St Crépin... Soirée terminée après 3h, le temps de dire au revoir, de promettre de revenir le lendemain, de se faire traiter de petit bras, et hop on se couche à 4h du matin. Note : si vous n'avez pas compris grand chose à cette fin de soirée c'est normal, c'est fait pour être subtil et pas trop intelligible. C'est rempli d'indices pour ceux qui étaient là.
Et le classement au fait ? Oui parce qu'il y a quand même eu une remise des prix. NB finit en fin de tableau à la 27e place. Pour une première participation en tant que commandant de bord sur les épreuves, Olivier est satisfait. Gaby dégringole de 10 places avec son mauvais circuit du jour et finit 18e. Julien termine pile au milieu du tableau, 16e sur 31.

7e et dernière épreuve


Classement général final

On est contents, on n'a rien vaché, on n'a rien cassé. On s'est bien amusé, on a bien volé avec pas loin de 90 heures pour les K13. Une bonne semaine. Seul bémol : on ne peut pas trop venir à plus nombreux. Ou alors... président, tu achètes un autre K13 ?

samedi 31 août 2013

St Crépin - 7e jour - résultats

Après corrections des scores, suite au 2e vol plus rapide du NB et de la remise à la réalité du parcours du NC qui n'a pas vraiment tourné la montagne qu'il a vu là-bas au loin, les résultats sont ceux-ci. Notez qyue pour la seule fois de la semaine, le NB devance le NC. L'équipage du NB tient à s'excuser, ils ne l'ont pas fait exprès, ça ne se reproduira plus. Heureusement, le classement général rétablit la hiérarchie.

Classement de l'épreuve


Classement général

La soirée a enchaîné avec une très bon risotto italien, qui aurait pu être agrémenté de la viande qui a servi à faire le bouillon mais il faut laisser de la marge de manoeuvre pour les années suivantes. La soirée s'est terminée à la chaleur du barbecue, dehors, plus ou moins bien pour certains ou certaines. Quelqu'un a perdu une carte SIM ?

vendredi 30 août 2013

St Crépin - 7e jour

Contrairement aux prévisions des mauvaises langues qui nous connaissent bien mal, la Montagne Noire était d'attaque dès 9h pour ranger la soirée de la veille. Ce n'était pas le cas de tout le monde. Au briefing, on comptait les absents. On comptait aussi les resquilleurs d'ailleurs, puisqu'il paraît qu'à la soirée de la veille, une petite dizaine de personnes sont venues attirées par l'ambiance et la nourriture. Sans être inscrit, sans payer... Heureusement que le shérif veille.
Le film étant terminé et la soirée étant passée, les occupations sont moins nombreuses. Pour le repas du midi, Juju a eu tout le temps nécessaire pour nous concocter un plat rare : des légumes. Des légumes croquants-craquants, pas assez cuits selon certains, juste comme il faut pour d'autres, dans les possibilités du réchaud à gaz pour le cuistot. En tout cas on n'avait jamais vu autant de verdure sur une table vélivole, surtout en l'absence de tout plat de féculent. Un délice pour les yeux, un régal pour les papilles. D'aucun se sont moqués de nous voir passer à table à l'heure ou d'autres se mettaient déjà en route pour leur cockpit, une demi-heure avant l'heure annoncée du premier décollage. Mais la nourriture est importante, et on ne va pas manger des sandwichs non-plus. La santé de l'estomac forme la satiété de l'âme qui fait la qualité du pilotage. Et facilite les transitions.
En piste, les décollages se font dans les temps, il était inutile de se presser et de risquer une mauvaise digestion. Il reste même du temps pour lézarder à l'ombre même si ça ne veut rien dire.
L'épreuve du jour consiste entre autres à aller tourner Barcelonette. Mais c'est un circuit AAT, et le rayon du cercle fait 30 bornes donc il suffira d'aller chatouiller le col de Vars. Le temps minimum de vol est d'une heure. Deux tactiques s'opposent : ceux qui s'éloignent loin vers Vars jusqu'au col (sans le sauter, vue la météo derrière toute sortie est définitive) et ceux qui préfèrent s'éloigner plus au Nord en sautant le Peyron en direction de la tête d'Amont.
Némo tourne on ne sait pas trop quoi. NB fait un tour avec Julien en tactique B et un second tout avec Eric en tactique A (plus payante), NC choisit la tactique A mais un problème de logger ajoute du suspense au débriefing. En effet, la carte n'a enregistré que 2 branches. Suite au récit du vol, l'organisation crédite une moyenne de 81 km/h. L'honnêteté du récit n'est pas remise en cause, mais la trace réelle donnée plus tard suite à une autre recopie sur la carte donnera quelques km/h de moins. Les résultats de la journée sont en attente mais pour le moment sur l'épreuve, NB devance NC qui devance Némo. Le monde à l'envers donc.
Pendant le 2e vol, Gaby profite de confier son planeur pour monter admirer les planeurs depuis la pente. On le voit bien d'en haut.
La journée se termine avec un court passage des atterrissages en piste 34, histoire de poser 3 ou 4 planeurs, puis tout le monde revient en 16. Bonne occasion de revoir les repères et de se remettre le cerveau à l'endroit. NB et Némo ont su s'adapter avec talent.

St Crépin - 6e jour - soirée BM

Les réceptions de la BM sont toujours un succès. La formule est classique, le résultat est attendu mais pourquoi s'en priver s'il est apprécié ? Ce petit moment d'auto-congratulation passé, revenons aux faits.
Hier soir, juste avant 20h, le punch était en préparation finale comme le vodka-13, cocktail de l'année et nouveauté tout à fait adaptée à la compétition amicale du lieu. En extérieur, les mi-tonneaux montraient de puissantes flammes dont les matadors domptaient les ardeurs avec sagesse et fermeté. Tout semblait converger vers le moment tant attendu et tant annoncé, que Bada lui-même ne cessaient de promouvoir auprès des compétiteurs présents. La soirée allait commencer.
En file indienne (comme de bon ton selon le thème de l'année), les invités ont commencé à se presser devant les 3 bols de breuvage. Après une petite explication sur les différents choix qui s'offraient à eux, ils se dirent que bwof, autant tout goûter. Il faut avouer qu'il a fallu les relancer un peu entre deux animations à l'écran sur la rencontre de mai dernier mais en fin de soirée, il ne restait plus rien. Mention spéciale au vodka-13, très apprécié.
La soirée avançant, l'entrée fut servie, et on doit avouer un petit couac sur la com' qui a engendré un petit couac sur le service : cette entrée n'était qu'un entrée, hors les convives se sont servis comme s'il s'agissait du seul met de la soirée, voir la seule assiette avant une guerre nucléaire. En gros, ils se sont beaucoup servis, et les derniers arrivés n'ont rien eu. Désolé. Heureusement, la suite a permis de ré-équilibrer les estomacs, avec les pommes de terre (à la crème évidemment), les côtes de porc marinées et les saucisses. Tout est parti mais je pense que tout le monde a mangé à sa faim. On soupçonne quelques personnes d'avoir oublié de manger, accaparés par leurs verres d'apéritif qui devinrent verres de repas.
Au moment du fromage, le spectacle cinématographique est monté d'un cran. Cela a commencé par la rediffusion du film 2012, suivi peu après par le film de l'année. Même objectivement, on ne peut que déclarer que cette projection fut appréciée. Le ban zobbé qui a suivi n'en est qu'un des multiples témoignages, tout comme le réalisateur-monteur Antoine qui n'a pas pu faire un pas sans se faire féliciter dans les minutes qui ont suivi.
La soirée a continué en musique, transformant l'espace libre en piste, et les tables en estrades pour danseurs motivés. Merci à Bada d'avoir permis une rallonge de la soirée originellement prévue à minuit.
Au matin, à l'heure du rangement, on revient à la réalité. La mise en place des planeurs est plus lente qu'à l'accoutumée pour cause de retard des compétiteurs (le soleil sûrement).
C'est le moment de jeter un oeil aux résultats de la veille : Gaby est bien remonté, Julien et Olivier sont regroupés.

jeudi 29 août 2013

St Crépin - 6e jour - course de désorientation

Rien ne sert de courir, il faut tourner les points dans le bon ordre. Cette devise du Lièvre de Coubertin aurait due être affichée sur le fuselage du NC. Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Ce soir, à St Crépin aéro, c'est la soirée BM. Cela veut dire que le matin est occupé à faire des courses. Combien sera-t-on ? Entre 130 et 150. Ah oui quand même. Bon, alors nous disons quelques litres de punch (et autres breuvages similaires), quelques porcs, quelques pots de crème (la Normandie est avec nous toujours un peu), des champs de ciboulette, des forets à faire brûler. Un peu comme le double d'une soirée Assemblée Générale.

Transhumance de tables pour la soirée

Evidemment, le tournage continue, ajoute des plans, double des dialogues, vérifie les musiques, monte un générique. Il paraît que tout est prêt, les spectateurs sont aux abois.
En vol, l'épreuve du jour est prévue pour être courte et surtout en local. En effet, imaginons que Julien se vache, la soirée est plus que compromise. Remarquez, avec n'importe lequel de 3 K13 c'est le même cirque, le dévachage retarderait d'autant le début de l'apéro, ce qui est inadmissible.
Du coup, tout l'épreuve se passe bien, et elle est courte. Beaucoup plus courte pour Julien qui inverse 2 points et du coup ne tourne pas le circuit. Il sera sauvé par Paul qui refera le circuit au 2e vol, à une moyenne tout à fait honnête. Beaucoup plus honnête que le NB qui tourne pépère, mais beaucoup plus lentement que Gaby qui ne connaît que l'accélération et la vitesse de pointe. Yahaaa !

Tête du Peyron, point de départ de l'épreuve collé au plafond

Au classement de la journée, en une seule poule, on ne sait pas encore ce qui se passera vu que 3 K13 n'ont pas encore rendu leurs vols. Mais Némo n'est pas premier, et le NB n'est pas dernier. Dans les deux cas, pas de loin. le NC est en 2e moitié de tableau. La météo annoncée de demain ressemble à du fumant, mais je suis sûr que Bada annonce cela pour limiter les vélléités gastronomiques de la soirée. Ca n'a pas marché l'année dernière.

Crêtes de Vars, au 2e vol

Insolite, je vous laisse admirer la contrebande locale : bouteilles d'alcool (forcément) frelaté et planche à billets artisanale. Le chef des lieux ferait-il partie du milieu ?

St Crépin - 5e jour - les résultats

En gros sur l'épreuve, un tiers a tourné, un tiers est rentré en sécurité, un tiers s'est vaché. Et du coup la stratégie d'abandon de circuit et de rentrée en sécurité paie ses 100 points de bonus de plus que les vaches aéro. Ne parlons pas de la vache champ.
Dans la poule 2, NC et Némo se battent pour 100 m et 1 point.
Dans la poule 3, NB se bat avec lui-même, tourne moins de bornes mais engrange plus de points que ses congénères de la Montagne.
Au général, l'écart reste en Némo et NC et ils remontent tellement que Gaby entre dans le premier tiers ! Gratifié du bonus poule 3, NB remonte aussi et passe davnt le NC.
On quite les profondeurs du classement. Qui sait, peut-être le NB quittera-t-il la poule 3 ? EN tout cas, tout va bien.

mercredi 28 août 2013

St Crépin - 5e jour - on aurait dû le faire à pied

"Amiral mets la purée !" Cette phrase de Gaby a mis le ton des décollages de cette journée oulala-vraiment-pas-terrible. Déjà, les premiers décollages à 13h15 se sont faits dans une brise faiblarde qui créait des pompes comme en plaine. Le premier remorqué a trouvé quelque chose sur le 2e secteur. La première treuillée a bien amusé les spectateurs puisque, après une faible montée à 200 m, ça ne donne rien, puis rien, puis ça dégueule... Pendant ce temps l'équipage du NB s'évertue de deviner lequels des 2 variomètres donne la bonne indication. Et quand cette analyse se fait en fin de vent arrière, en descente, sous l'oeil curieux d'une centaine de vélivoles au sol, on sent la pression. Mais le NB remonte, Franck et Olivier ne se font pas bananer comme ça en public.
Mais heureusement après, une fois tout le monde en l'air dont Gaby au remorqueur, tout s'arrange ça monte bien et le plafond augmente. Ah ben non en fait. C'est la merde. La "meilleure météo de la semaine" monte quand elle veut (rarement), et dégueule partout à côté (donc à beaucoup d'endroits). Et à la fin on plafonne tous à la même altitude en dessous des crêtes de Prachaval. Et la règle des 180° ? Euh ben, à 8 dans la pompe on se rabat sur la règle des 45°. Et l'anticollision est un souci de toutes les secondes. Peut-être pas pour tout le monde d'ailleurs mais j'avoue que ce n'était pas facile aujourd'hui.
Quant à l'épreuve, oublions. On n'a pas beaucoup avancé, et surtout on l'a fait en 5 heures. Du coup la moyenne est minable, d'où le titre de cet article. Mais puisque l'épreuve n'a pas été tournée la vitesse n'a pas d'importance. Mais au moins on est rentrés, et ce n'est pas le cas de tout le monde. La Montagne Noire boit l'apéro au chaud, avec de la saucisse sèche. Et même si on est mal classés, la qualité de vie est préservée.
Et le film pendant ce temps là ? Il avance à une telle vitesse qu'il ne manque qu'une scène à tourner. Les grosses scènes ont été finies aujourd'hui. Les acteurs principaux peuvent reprendre les vols, et les frères Bernage peaufinnent le montage, le choix des musiques, les bruitages, les enchaînements... Le métier est présent, la qualité sera un peu au rendez-vous, et la rigolade sans aucun doute. Pour vous faire saliver, aujourd'hui ont été tournés des scènes avec un cheval, une baignoire, le président de la fédé et un canard. Tout ça avec des cascades, des effets spéciaux, des jeux d'acteurs shakespeariens, une histoire, des dialogues, et surtout des gags involontaires.
Bref, que du bon, venez jeudi soir. Voici l'affiche :
Et la bande annonce si par hasard vous l'avez ratée :