lundi 14 mai 2018

Bilan des 6 jours

 
 
Vous avez pu lire les chroniques détaillées d’Olivier sur les 2 jours vraiment volables des 6 jours. Il n’y a pas d’erreurs, seulement 2 jours sur 6.

Et oui, on n’est pas gâté par la météo. Je n’ai pas besoin de préciser on n’est pas gâté cette année, les dernières n’étant pas mieux. Pourtant on persiste. On se débat, on se démène, on y croit encore, et au détour d’une journée on est un peu récompensé. Jeudi dernier, jour de l’ascension était un bon jour, une récompense, limite une épiphanie. Oui, je m’emballe. Des cumulus, de la pente, presque tous les planeurs en l’air, une bonne ambiance et un match race sur Dourgne entre 2 K13 pour clôturer la journée, que demander de plus ? D’ailleurs on en a profité, 52h de vol, record de l’année. Pour l’instant.

Alors oui, nous n’avons pas rempli les objectifs initiaux axés sur les circuits, on a fait ce qu’on a pu avec la météo, mais ce qui compte c’est d’avoir passé un bon moment, n’est-ce pas pour cela qu’on vient au club?

Car au final, le vol n’est qu’une partie de l’activité. Evidement si on ne vole pas, ce n’est plus un club de vol à voile, enfin de planeur. Il faut bien un petit vol de temps en temps pour animer les discussions du soir, il faut bien un DG1000, un Arcus, un JS1 ou un Nord 1300 pour alimenter les rêves les plus fous de fin de soirée, il faut bien une vache pour prolonger la discussion, un pneu qui crève sur une remorque et la galère qui va avec pour en rigoler après.

Et des bons moments on en a passé pendant ces 6 jours, en vol bien sûr, sur la pente et sous les cumulus, mais aussi autour d’un bon repas entre potes, au comptoir en train de préparer le scénario du prochain film de St Crépin, en piste, entourés de tous les enfants de vélivoles qui sont venus peupler ce week end, au marché de Revel ou dans un élevage de porc noir pour certain, en re-câblant la radio du RT (non là on n’est pas sûr que ce soit génial), en ré-imaginant le parc du club ou les futurs nouveaux locaux, en planifiant un futur potager ou une ruche, en regardant les parisiens perdre sur grand écran et bien sûr en contemplant une nouvelle fois le rayon vert derrière Saint Félix. Bref en passant un peu de temps ensemble, entre membres du club mais aussi en famille. 

Et bah vous savez quoi? C’était vachement bien !

Et c’est pour ça qu’on persiste. Encore et toujours.
 
 
 
 
 
Quelques photos en vrac des 6 jours en attendant l'album sur le site !
 











 
 















vendredi 11 mai 2018

Les 6 jours de la Montagne - 11 mai

Second et peut-être dernier jour parmi six. Mais que diable on vole, on s'amuse, on joue avec le ciel azuré de tons bleus-z-et indigo. Et puis il fait chaud aussi. Si chaud que la soif commande de l'eau, l'eau commande du frais, le frais commande le frigo, et le frigo souhaite un nettoyage. Et nettoyé il fut.
Mais je ne commence pas au début.
Au début était le verbe. Et le verbe était avec le briefing, et le verbe était le briefing. Le briefing sépara le vent en deux. Il fit le vent du sud, et il fit le vent du nord. Et le briefing créa la confluence. Les pilotes virent que cela était bon. Et les pilotes mirent en piste.
Et c'est après que ça couillé.
Lâchés tracteurs, 2 apprentis jardiniers ont essayé de faire les bordures, les orties... mais à la fin c'est la grille du barbecue qui a été débroussaillée.
Et à un moment ça a fait un bruit...

13h50, les retardataires toulousains arrivent au terrain après le briefing. Rongés par le remord, ils se préparent à tourner à gauche en entrant sur le terrain. Mais en fait non, tout le monde est à droite, aux tables de camping. Fin du repas ? Non, fin du petit déjeuner. Le van des courses arrive dans les minutes suivantes et le cuistot met en route les nouilles asiatiques et le porc laqué. Repas à 14h15, la confluence se fait timide pour le moment, et les thermiques purs vont prendre leur temps.


Miam.
Café.
En piste.
Pendant ce temps François remet les FLARM à jour. Et tout remonte dans les machines pour le décollage.
Florian buse avec Christelle. Ca tieeeeeent et puis non. 40 minutes quand même, dans la moyenne haute de la journée. Du coup ça donne des ailes aux plastiques qui s'envolent aussi. Un LS1, deux LS4, un pégase, un Twin. Des vols plus court, Florian reste le roi de la confluence qui n'existe pas. En même temps c'est lui qui a fait rêvé tout le monde au briefing, il doit montrer l'exemple.
Vous croyez qu'il tient ? Oh moi vous savez, je ne suis pas pressé...

Dans le hangar, les oudeurs fous recherchent la panne de radio du ZT. Du beau travail, mais la fin de la journée a dit que le résultat n'a pas été au rendez-vous.

Pendant ce temps, Olivier se fait re-lâcher Rallye par lui-même. Un A/R à Revel pour faire le plein. Et comme il fait grand beau et qu'il y a des déçus du vol à voile, il repart pour un tour à trois avec Tom et Vincent. Objectifs : photos air-to-air et survol de la neige des Pyrénées.


Le premier objectif est bien atteint grâce à Florian (encore lui), qui est le seul en l'air à ce moment. Puis commence la longue transition vers les Pyrénées. Sous la zone de Castel, au dessus de l'AZBA, sous le 65, puis au dessus des crêtes. La neige est là, un peu au début, puis plus sur la seconde crête. Des isards, un vautour, un randonneur. Ce qui fait un festival de photos floues, arrêtez de bouger les bêbêtes ! Et non, on n'a pas shooté le randonneur.
Sur le retour, passage en descente rapide vers un château moche, mais il fallait quand même aller voir. Coucou aux touristes, assiette, puissance, on reprend le cap. Tom aux commandes, on voit la maison de loin. Et un coup d'oeil à Flightradar nous informe que les vélivoles, les vrais, ont repris l'air. Les 2 LS4 sont ensemble dans leur pompe. Du coup, c'est reparti pour une séance air2air. Le Rallye pardonne tout, on peut tourner autour, passer dessus ou dessous les planeurs, dessus et dessous l'arc blanc... Tout passe, c'est beau. En revanche le mode auto de l'appareil photo a décidé de cramer toutes les photos. C'est dommage pour le calendrier, mais le blog n'est pas si délicat. Et la vidéo de l'AG aura aussi du matériel.


Celle là elle est surex, celle là elle est floue... mais quand même on s'est bien marrés.

Florian profite de la fin de journée pour faire voler son fils. D'ailleurs ces 6 jours sont très "famille", des enfants ont envahi le terrain, ça change des tronches habituelles.



Au sol, c'est le moment du nettoyage du réfrigérateur (voyez, on y revient). Dimitri décroche le plus long vol avec 1h30. Le président qui faisait du solo pour se rappeler est vexé avec 10 minutes de moins. Mais lui il fait un passage.


On finit les vols, et c'est le repas qui commence à occuper les mains. Tom nous installe la musique dehors. Au moment on finit ce blog, il y a de l'épluchage de pommes pour le crumble, et la sono passe Dreaming of You de Coming Soon. Bonne soirée.


jeudi 10 mai 2018

Les 6 jours de la Montagne - 10 mai

Pour les 6 jours de la Montagne Noire, on a essayé déjà de faire une journée. pour commencer, pour voir, pour tester.
Ceux qui étaient là pour le début des 6 jours préfèrent rester  discrets. On aurait vu des plafonds bas et sombres. Rien à raconter, rien à dire, et non il ne s'est rien passé la veille au soir.
Ceux qui avaient décidé de ne pas venir voler beaucoup ont quand même décidé de lancer la semaine avec une bonne soirée. Enfin il paraît. Pour résultat, quelques vidéos non-diffusables, des petits tampons sur les cahier d'enfants sages, des points de fatigue en plus pour la journée du jour d'hui, de grands sourires qui commencent à raconter des histoires avec un trottinette, mais non non... discrets...
Car aujourd'hui, oui, c'est pente. Le hangar ouvert le matin, c'est bien. Les brevetés et les élèves qui attendent avec impatience le briefing de 11h, c'est très bien. Le briefing qui.. que... ah bon un briefing ? Oui mais les élus du club sont en réunion mensuelle, du coup, allez plutôt monter le LS1. Celui tout juste revenu de Luchon, dans sa belle remorque. Si vous ne voyez pas, révisez le blog ici.
Pif pouf le LS1, tic toc les K13 dehors, hop gna les remorqueurs purgés. Steph est là pour lancer les pilotes motivés, il est midi, on va décoller tôt. Sauf qu'on a faim... et bien ce sera un décollage à 14h du coup, rendez-vous tout à l'heure.
Après de bonnes pâtes avec des légumes porcins, on finit les fraises de la veille. Un peu de vaisselle, et zou on va voler maintenant : scramble, tous en piste !


Le NB, le NC et le RK qui sort de l'atelier, cela fait déjà 3 K13. Et le Twin, et le Janus, assez pour des vols en mutuelle et les élèves qui sont bien venus. Aujourd'hui on accueille aussi Anthony, nouvel inscrit, breveté en 2016 en région Lyonnaise. Tom se fait lâcher Pégase, les winglets sont de sortie et l'ASH s'aligne aussi en 30.
Avec ce trafic, il faut bien deux remorqueurs pour lancer les planeurs et la journée. Et ça marche.
Le ciel est gris, le ciel est bleu, le ciel ne sait pas ce qu'il veut. Mais ça souffle dans le bon sens et en plus ça cumulifie. Oh yeah !

En vol ça tient bien. On commence par des thermiques, sous des cumulus pas très vaillants mais plutôt nombreux. Le plafond commence vers 1400 et monte bien sûr un peu. On peut avancer un peu vers Dourgne, un peu vers Puylaurens, un peu vers Revel. On peut gratter les barbules, on peut descendre un peu sur la pente. Enfin surtout en fin de journée.

A part un relâcher après longue absence, les vols tiennent bien et personne ne se fait bananer. Florian passe du K13 au Twin et à l'autre K13. Olivier enchaîne l'école de début et moyen-début. Juju passe du Rallye au K13 et à l'autre K13.

En fin de journée, les altitudes baissent, la luminosité aussi. Mais Dourgne est toujours faisable si on aime voler bas. 700 mètres pour RK un premier coup, 650 pour NC et RK au 2e coup. Avec une belle arrivée en accélération et un passage pour le style.

Il est temps de se poser et les derniers en vol, les 3 K13, finissent la série des atterrissages. Il fait encore jour, mais il faut faire la cuisine.

Ce soir nous sommes 15, et ça sent bon dans la salle para. On a encore regardé le soleil se coucher derrière St Félix. Et encore une fois on a prétendu voir le rayon vert. Ou plutôt jaune-vert.
Je vous laisse, la tireuse m'appelle.














mercredi 9 mai 2018

Luchon : le stage

Il s'est passé deux semaines depuis le retour du stage de Luchon, mais en fait le stage ne s'est réellement terminé qu'aujourd'hui mardi 8 mai.
En effet si vous avez suivi le premier épisode raconté ici, vous n'êtes pas sans savoir que plusieurs soucis mécaniques avaient perturbé le voyage aller. Cela nous a obligé à laisser un planeur démonté à Luchon et une remorque démontée à St Gaudens en attendant d'avoir les pièces nécessaire pour réparer et envisager un voyage retour, prévu ce mardi 8 mai.
Mais avant de parler de ce voyage retour, parlons du stage en lui même.

Après un dimanche compliqué, le lundi ne s’annonçait pas beaucoup plus simple sur le plan de la météo.
Cela n'a pas empéché Florian et Hervé d'emmener Nicolas et Franck effectuer quelques treuillées de remise en jambe. La pluie arrivée vers 15h sonna la fin des vols.












 
Le mardi fut sans doute la meilleur journée de la semaine.
Ce fut l'occasion pour tout le monde de profiter de beaux plafonds et de faire le tour de l'aire de jeux luchonnaise du coté de Baqueira à l'est et du coté de St Lary à l'ouest.
Tout le monde à pu bien profiter de la journée.







Mercredi, météo moins prometteuse mais néanmoins volable.
L'occasion pour Thomas de se faire lacher plateforme pour aller gratter sans relache la pente de superbagnère pendant quelques heures avant de partir avec Luc et Frédo à la chasse aux goujons de remorque. Chasse infructueuse, et ce n'est pas faute d'avoir éclusé toutes les casses et garagistes du coin de St Gaudens.













Jeudi à nouveau une météo mitigée, principalement consacrée à l'école treuil ainsi qu'au dépannage du DG de Frédo en panne de radio. La soirée fut l'occasion d'inviter nos amis du club de Luchon pour une soirée bien sympathique.

Le vendredi fut aussi une bonne journée qui permit à tout le monde de sortir de la pente de superbagnère et d'aller découvrir les crêtes alentours.

Samedi, le ciel très couvert du matin nous laissait peu d'espoir de vol.
Nous décidions donc d'aller faire une reconnaissance des champs vachables prêt du terrain de Luchon et dans le Val d'Aran.
Une virée très instructive qui nous permis de méditer en profondeur sur la signification réelle du terme "vachable".
Le ciel s'ouvrit l'après midi et bien que la situation météo fut un peu complexe (cisaillement du vent pas très haut) Florian semblait convaincu que l'onde qui se matérialisait au dessus du terrain était à notre porté.
Nous sortîmes donc le K13 pour aller tester les différentes pente, d'abord la pente exposée sud, sans succès, puis la pente de superbagnère, suffisante pour tenir mais pas plus.
La rentrée du vent de sud en basse couche sonna la fin des vols et le démontage des derniers planeurs.

Le retour se passa sans encombre sous la pluie le dimanche.
Tous les planeurs furent remontés, tous sauf 1, le LS1 resté à Luchon faute de remorque en état.
Le LS1 donc, il fut ramené 15 jours après, le 8 mai, après réparation de la remorque à St Gaudens et chargement à Luchon. Un grand merci à eux pour l'hébergement et un grand merci à Alexandre qui est venu nous filer un bon coup de main.

On peut noter un réel progrès sur ce voyage de retour: s'il avait fallut 9h pour faire Toulouse-Luchon à l'aller, il ne nous a fallu que 5h pour le retour.
Pourquoi 5h ? parcequ'on ne pouvait pas ne pas tester la bande d'arret d'urgence de l'autre coté de l'autoroute...


La schkoumoune on vous dit..


samedi 5 mai 2018

Mardi 1er mai : météo évolutive et lâchers emport pax






Cette fois ci c’est Thomas l’envoyé spécial pour la journée de mardi 1er mai.

mardi était une journée bizarre qui a mis du temps à se lancer. Des premiers vols difficiles puis de gros plafonds et de gros varios.

Il n’y avait pas la foule des grands jours mais tout de même un peu de double avec Jacques Ricard, Seb qui a fait du Janus et Thomas avec quelques tours en Twin.

Gaby était là pour remorquer et on a pu faire le premier remorquage avec le Rallye PC.

Et vue que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas eu un truc à arroser (une semaine et son lâcher  pégase), Florian S s’est fait lâché emport passager par Jacques Ricard. Félicitations !

vendredi 4 mai 2018

Lundi 30 avril : vols en petit comité

 

Voici un compte rendu de Dimitri sur la journée de lundi 30 :


Click and glide ne s’était pas trompé peu de vélivoles ont fait le pont, la météo n’était pas trop loin de la vérité non plus.

A 13h c’est très engageant :


Jacques et Jean Louis aux commandes du remorqueur.
Merci à eux car la journée a été calme au sol.

En vol les conditions sont sympathiques sans être exceptionnelles avec des Vz de 1m en moyenne sur la journée, vent faible de secteur nord ouest. Mais des conditions et des plafonds très hétérogènes : entre 1400m et 1800m, parfois à seulement quelques centaines de mètres. Cela avait l’avantage de permettre de surfer les nuages…

Au fil de la journée des grains localisés se multiplient : sur Mazamet, au sud puis à l’est et finalement à 17h30 une ligne de pluie nord sud sur St Félix vient clôturer la journée…
 



Au final 3 vols : Paul et Jean Claude vers le nord et Dimitri plutôt à l’est / sud-est, une petite centaine de kilomètre à la netcoupe pour chacun et en local pour presque tous les pilotes