dimanche 3 septembre 2017

St Crépin - 6e épreuve et fin

Le bitume sous nos roues nous éloigne de plus en plus du club de vol à voile Guil et Durance. Hervé roule à 90 km/h pour ne pas forcer sur la remorque du NB. Devant nous à différentes distance, les remorques du 66, du Némo et du NC ont pris un peu d'avance. Nous retournons à la maison, avec des souvenirs pour un an. Bien sûr nous reviendrons.
Micro disait hier qu'il faut tout pour nous fabriquer des souvenirs, et c'est vrai que ça marche. 2017 a été une bonne année, variée et renouvelée, un bon cru.
Après l'épreuve de vendredi qui était finalement très faisable malgré la météo annoncée difficile, nous avons eu l'inverse hier. AU briefing, Micro annonce qu'il faudra faire attention à ne pas crever le plafond de l'épreuve fixé à 5000. En bas ça va être un peu dur à accrocher car le vent est nord, mais en utilisant la contre-pente de Fouran ça va passer. Après c'est de l'onde et l'épreuve en AAT d'une heure va pouvoir avancer à fond les ballons. L'air est très stable donc oubliez les thermiques, et on verra à 13h30 dans quel sens on décolle.
La finalisation du film pour l'avant veille (on est samedi) a coupé un peu l'activité. Il ne reste finalement que les planeurs à mettre en piste, et quelques courses à faire pour tenir avec les restes. Les courses sont tardives mais la proposition de ravioles passe bien. Facile à faire, facile à manger. Il paraît que dans le coin ils servent ça baignant dans la crème, et Julien P prend le parti de manger local. Ca fait surtout de la soupe de crème avec ses ravioles flottantes. Abus de gourmandise.
En piste, comme mi-prévu on change de sens de décollage. La transhumance des K13 est un phénomène qui n'est pas souvent observé et il est assez impressionnant. A part un planeur qui sort l'automobile, les sportifs du vol à voile (sisi, c'est un sport) poussent leur machine en marche arrière jusqu'au seuil 34, en passant par la piste en dur. Ca prend un peu de temps mais de toute façon personne n'est pressé de décoller tant les conditions sont inhabituelles.
Tâtage, hésitation.
Le 66 décide de partir en treuillée pour voit ce que ça donne. Il faut dire que le pilote connaît plus bien le coin. Je vous ai dit que Micro est inscrit à la Montagne Noire ? Et bien le voilà copilote de Juju, à gratte le caillou là où il nous a dit que ça tient. En effet ça tient, mais au prix de beaux efforts et de jolis virages. Une fois gratté autour de la Roche Charnière, il est temps d'avancer vers Clot du Puy et le col de la Pousterle. Là normalement il y a un rotor et le ressaut qui monte à l'onde. Et bizarrement... ça semble marcher. C'est un peu long certes, l'accrochage bas est laborieux, mais ensuite ça monte facile vers 3000 et un peu plus, le plafond de verre. Pour dépasser et choper l'onde, il faut plus de temps et un peu de chance.
A la vue de la treuillée, les planeurs suivants enfourchent leur remorquer préféré. Le remorquage en 34 offre quelques particularités, avec un belle ligne droite qui a tendance toujours à sortir du local, la Durance en secours la plupart du temps en cas de casse câble, et selon le cheminement de l'avion un programme au choix de votre machine à laver préférée.
Le premier à essayer est le DG500 et le cheminement n'est pas encore au point. Depuis le seuil de piste, on voit bien quand l'attelage se prend les dégueulantes. Ca en refroidit plusieurs, à raison. Le deuxième remorqué est meilleur mais secoue toujours. Avec le temps et l'arrivée de l'IM un peu plus puissant, la qualité s'améliore. Ca reste cependant toujours sportif, et une moitié des concurrents ne décollera pas. C'est sans doute sage.
Au treuil, Bada fait deux essais supplémentaires. Le premier avec le Shrek, afin de mettre en pratique sa théorie sur la pente de droite. Le K13 ne tiendra pas longtemps. Après le posé en contre-QFU, le sac de sable en place arrière témoignera que leur meilleur taux de montée après la treuillée fut de -2 m/s. Et des pointes à -12.
Jamais fatigué, Bada emmène ensuite Gaby sur la pente de gauche, mais ça n'accroche pas non-plus. Gaby voulait reprendre les commandes mais il n'a pas osé. Mais s'il l'avait fait ça aurait tenu c'est sûr.
Les remorqués se suivent, on les voit accrocher sur le Clot du Puy et la Crête de la Baume Noire, la confiance reprend. Némo décolle assez vite. NC part au démontage sans voler. NB hésite un peu encore puis prend le parti de voler dan le but de découvrir des conditions différentes. Changement d'équipage, c'est Hervé qui partira avec Olivier.
Une fois le remorqué passé ça monte en effet assez bien. Puis vers 3000 ça ralentit et le yoyo commence entre 2500 et 3200. De bonnes pompes mais de très grosses descendances. Les pompes sont balisées mais parfois bien hachées. C'est facile de prendre le départ, mais pour tourner le circuit il faut dépasser 4000.
66 et Némo ne sont aps encore partis d'ailleurs, ils cherchent encore l'ascenseur. Seuls AA et LS ont réussi à bien monter. Puis 66 trouve, Némo suit, et l'épreuve commence. Plus bas, NB se fait ramasser et revient doucement vers le terrain.
Puis c'est LA pompe. En milieu de vallée, au vent d'un petit nuage, Juju trouve un bon truc et l'annonce à la radio. Olivier et Hervé y entrent et ça monte très bien. A la base du nuage en pleine formation, la spirale se transforme en pente de nuage à faible taux de montée, puis en onde avec une vitesse ascendante en amélioration. Ca y est, le dessus des nuages est atteint. C'est beau. Et c'est froid aussi. On doit approcher le zéro à cette altitude car au sol il ne faisait pas bien chaud. Les précautions vestimentaires prises avant de partir se révèle bienvenues mais parfois insuffisantes. En place avant du K13, l'air passe bien. Pas grave, on ne restera pas bien longtemps car il faut avancer et donc tomber.
Après le départ il faut avancer vers Vars, mais St Marcellin suffit à toucher le cercle. Pour le NB, l'épreuve d'une heure est hors de question. Il est en effet 18h30 et nous avons promis de nous poser à 19h afin d'avoir du temps pour démonter les quatre planeurs. Donc on touche les cercles et on rentre. C'est le plaisir de tourner l'épreuve, et la satisfatcion de se dire qu'on ne sera pas ridicule au classement puisque la moitié n'a pas pris le départ. L'épreuve aura très probablement un faible coeffcient afin de ne pas pénaliser la prudence de ceux qui sont restés au sol ett c'est normal. Mais de toute façon ce n'est pas une compétition, donc le classement n'a pas vraiment d'importance.
Atterrissage vers 19h, le NC et le 66 sont déjà dans la remorque. Le CLAM posé 5 minutes avant est en cours. Ca va vite et bien. On met les ailes nu NB dans la remorque avant le fuselage, comme à chaque fois, donc on recommence. Mais à nombreux c'est facile.
Ne pas oublier de rendre l'antenne de compensation à St Crépin, merci bien.
Ce soir c'est la traditionnelle soirée de clôture avec les remise des prix. Des entrées à foison, plein de photos prises par Cora en piste, des brochettes, la remise des prix, des glaces, une rediffusion du film de Moustaches, crimes et cassoulet, le film Montagne Noire de l'année. Mêmes les non-vélivoles apprécient, en tout cas la fille du camping nous a reconnus et nous a complimenté quand on a payé le lendemain matin.
Attendez attendez, je crois que je suis passé un peu vite sur la remise des prix. L'année dernière nous avions félicité Seb pour sa première place et c'est vrai qu'on sait apprécier les bons classement des amis. Mais cette année, le 66 se place sur le podium ! Oui, un planeur de plaine, avec dedans des pilotes qui font des grosses bouffes le midi et le soir, qui savent faire la fête et se coucher après 21h, qui tournent un film en parallèle des vols, et qui sont venus tranquillement en famille... sur le podium. St Auban si tu m'entends, il va falloir revoir la formation des instructeurs. Je propose de mettre du fun dedans, ça a l'air de marcher plutôt pas mal.

Suisse, St Rémy et Montagne Noire, en positions 2, 1 et 3 sur le podium

Et comme malgré tout ce que j'écris on est conscient qu'il y a toujours une bonne part de chance, la joie du classement a poussé tout ces petits montagnards a entamer un paquito sur l'espace alloué à la scène. Entre les estomaqués, les muets et les timides, on a tout de même trouvé quelques amusés téméraires pour venir tenter l'expérience. Et si vous ne voyez toujours pas de quoi je parle, voyez l'exemple ci-après.

N'oublions quand même pas nos trois autres machines, et notamment Frédo qui se classe 8e pour sa première participation. NB ett NC sont 21 et 22, à leur place habituelle.
Ce matin, le rendez-vous était à 8h30 pour accrocher les remorques, vider les frigos et partir vers 9h.
On a presque réussi. Donc on arrivera presqu'à l'heure.
Le bitume sous nos roues nous rapproche de plus en plus de la maison. Bientôt la pause déjeuner. A l'année prochaine St Crépin.

vendredi 1 septembre 2017

St Crépin - après la pluie, la 5e épreuve

On est vendredi soir. Moins de 24 heures se sont écoulées depuis la soirée Black Mountain. Tout le monde n'a pas survécu et le classement à l'épreuve du jour semble avoir été remanié à l'avantage des buveurs de punch. Mais je suis déjà au soir, et je devrais recommencer au matin sinon vous n'allez pas suivre.
Ce matin, vendredi, lendemain de la soirée Montagne Noire, vous lisiez tous l'article précédent de ce blog. Si vous ne l'avez pas fait, hophophop, c'est ici. Après le blog, êtes-vous allé au briefing ? Ce matin il a eu lieu à 11h. A 10h55, Bada nous demandait de sortir les 8 tables en bois du hangar. Citation : "vous sortez les 7 tables qui restent puis on commence le briefing". On pourrait comprendre que Bada va nous attendre pour le briefing mais, haha, pas du tout. Au bout de deux tables, on entend au loin "briefing, venez ça commence". Tant pis, on ratera le début.
De toute façon si c'es pour entendre que la météo est inhabituelle, on le sait depuis hier soir. L'épreuve du jour est une course en trois points de 116 km. Avec des points genre loin. On cherche déjà par quelles pentes il faut passer en situation de vent de nord. Heureusement il y a un circuit B, avec les mêmes points mais en AAT de 1h00. Distance mini 32 km, tout en local.
Décollage 14h, mais avant on mange. Restes de pommes de terre, restes de saucisse, restes de pâtes et beaucoup de restes de fromage de la veille. Et du fromage dans des pâtes avec de la crème, ça plaît.
En piste, la buse-pégase décolle et annonce que ça tient. Le premier K13 aussi, ce qui entraîne une série de décollages jusqu'au dernier K13. Ca tient en effet. Grâce aux conditions du jour, il y a de petits nuages qui tiennent au sommet des Eygliers. C'est beau. D'ailleurs je pense qu'on ne pas pas se presser pour monter, et on va faire des photos de ce joli nuage tout blanc.

Au bout d'u moment il faut bien se décider, et vers 3000 NB part vers le premier cercle : Clotinaille. C'est le circuit B qui a été choisi par l'organisation. A la radio, Juju annonce que les premiers sont allés jusqu'au Morgon. Un peu loin pour NB qui décide de s'arrêter au Guillaume, ce qui fait tout de même des kilomètres. Le 66 et Némo feront pareil en poussant un peu plus loin vers le lac et en partant plus haut de Prachaval. Original, NC partira sur les crêtes de gauche, sans passer par Guillaume mais avec de la distance vers le Peyron. Moins intéressant apparemment. Après le premie cercle, le reste s'enchaîne vite car les Eygliers donnent très bien et les deux derniers cercles se font en balistique.
Fin des premiers circuits vers 16h30, les seconds vols peuvent prendre le relais. Certains seconds vols amélioreront bien al performance du premier. Et à la fin, 66 se classe 2e de l'épreuve ce qui le hisse à la 3e place au général ! Surprise de la compétition, magie du vol à voile, promiscuité des neurones et du doigté au manche.
C'est beau.
Ce soir o attache bien les machines car le vent va souffler fort. Cordes, éclisses, tout est bien mis en place. Puis c'est la plancha qui chauffe et on nous demande la cuisson souhaitée pour la côte de bœuf. Pause musaraigne trop migonnne durant l'apéro, et après... à table.

St Crépin - soirée BM


c'est beau... mais juste en photo

Le vélivole sait s'adapter au chaud et au froid, au haut et au bas, aux spirales à gauche ou à droite (enfin presque tous). Ce jeudi à St Crépin, le vélivole participant à la Rencontre Internationale ASK13 de St Crépin a encore pu effectuer du yoyo à l'écoute des deux actualités prépondérantes du jour : pas de vol, mais soirée Montagne Noire.
Parmi vous, je sens bien qu'il y a des lecteurs qui ne sont pas forcément au courant de la profondeur de cette information. Enfin pour la journée bâchée, je pense quand même que 2017 vous a donné quelques exemples... parfois avec une répétition qui frôle le comique de mauvaise qualité. Mais la soirée BM ? Si vous lisez ce blog depuis plus d'un an, vous devriez avoir souvenir de l'article de l'année dernière sur le même sujet. Ou des aperçus avec les soirées Montagne Noire à la Montagne Noire. Mais il y peut-être de nous lecteurs, voire de nouveaux vélivoles parmi vous.
Donc, explication.
La soirée BM™, c'est souvent la soirée du jeudi. A St Crépin, la soiré BM veut se démarquer en apportant plusieurs éléments qui ne sont pas forcément aux autres soirées organisées au cours du reste de la semaine (soirée de clôture à part) : l'apéro inclus dans le prix, la projection de films vélivoles contenant une notion de montage et de musicalité, éventuellement quelques animations humoristiques diffusées à l'assemblée générale précédente à la Montagne Noire. Et le film.
Une soirée à St Crépin, c'est une grosse organisation, quel que soit le club qui l'organise. La soirée Montagne Noire n'échappe pas à la règle. Mais la pluie du jour arrange bien les choses en donnant du temps et de la main d'œuvre qui sinon aurait été occupée en vol.
Le programme commence par une liste de courses longue comme le bras. Comme chaque année, la question se pose de savoir combien de tomates ou de fromage par personne. Comme chaque année on devine et on tombera plus ou moins juste. Et comme chaque année on ne notera rien en mémoire, pour avoir le plaisir de rejouer en 2018. L'opération courses suit de près la liste éponyme.

apéro Montagne Noire, nouvelles recettes

Puis on mange, quand même.

banane dans mousse au chocolat dans yaourt à la fraise, dans estomac. Miam !

Après déjeuner, un petit café et c'est parti pour le découpage de tomates, mozza, pêches, semoule du taboulé, oignons, herbes, un intrus c'est caché dans cette liste. Puis on mélange au gré des envies et surtout du menu prévu. La tâche est importante, mais les volontaires sont là, et tout avance sans précipitation. Sauf dans le couloir où on entend des pas de course-poursuite. Le tournage du film n'est pas complètement terminé et il est toujours temps de ressortir le costume blanc et le drone pour quelques scènes d'action.

préparation studieuse du punch


vous reprendre bien un peu de costume blanc ? non ? une moitié seulement alors


tenir une porte peut aussi servir à préparer une soirée efficacement

Entre fin de montage et marinade, l'après-midi avance et le début de la soirée est à notre porte. La pluie a fait fuir les vélivoles de l'aérodrome, mais ils reviennent doucement pour 20h. Bada a dégagé le hangar et installé tables et écran géant. Le barbecue chauffe doucement et les palettes brûlent bien. Eric est maître du feu et il fait ça très bien.
Apéro !
40 litres de punch, punch fruits rouge, et vodka-21 sont là pour humidifier les gosiers. Il y a des chips et des cubes de fromage au cumin, mais le liquide semble bien avoir la préférence de la foule. Foule qui est estimée à 120 personnes, un peu moins que les années précédentes mais quand même quatre bonnes rangées de tables.
Quand la moitié du buvable a disparu, Paul lance un cri de relance, mais les esprits sont déjà tournés vers l'entrée. Et comme chaque année, l'entrée part vite, très vite. Si vite que ceux qui servent n'en auront pas. Se serait-on trompés dans le compte des convives ?
Pas grave, les grillades arrivent. côtes de porc marinées, saucisse en bonus si vous avez encore faim. Et les célèbres patates vapeur avec leur gros pot de crème améliorée d'oignon et de ciboulette. Ca passe tout seul.
Juju profite d'une pause digestive pour nous refaire sa revue de presse du Planeur Info de l'automne dernier. Vous savez, celui avec ce splendide article sur les féminines dans le vol à voile ?
Puis au moment du fromage, c'est le film. Vus qui suivez depuis le début de cette semaine, vous avez bien vu des costumes, des situations, des allusions de cinématographe. La semaine de St Crépin est l'occasion du défi annuel de l'équipe de la Montagne Noire : tourner, monter et mettre en musique un court métrage adapté au thème de la Rencontre et en lien avec les K13. Cette année, le thème est "les gangsters", ce qui nous allait bien. Si vous étiez absents hier, il vous reste une chance pour apprécier la production 2017 : venez à la soirée de clôture samedi soir.
Après le fromage et le dessert, on monte le son et on commence à danser un peu. Il reste peu de monde mais les motivés sont là. Et Bada reste dans un coin pour vérifier que tout reste sage et que le hangar est fermé pas trop tard. Il doit bien y avoir des traces de cette fin de soirée quelque part, mais nous ne les publierons pas sur ce blog.
A 2h19, Bada ferme et nous laisse rentrer. Nous déblayons rapidement le hangar, piles de chaises, balayage des billets qui jonchent le sol. Mise en sécurité du punch qui reste.

les deux à gauche sont trop sérieux et leur regard les trahit : c'est sûr ce sont des vampires

Courte nuit.
Au matin les volontaires sont toujours là. Les planeurs sont mis en piste, la vaisselle est faite, les dernières tables sont enlevées du hangar. Note à tous ceux qui ont un peu mal au crâne ce matin : à la Montagne Noire la volonté est indéfectible, inaltérable, incompromise. Et elle est belle. Tout le monde a aidé, chacun à sa tâche, du couteau de cuisine aux retouches du film en passant par les gants du barbecue. Merci.
Il fait beau ce matin, mais peut-être pas pour le vol à voile. Ca devrait décoller à 14h. Sauf si la masse d'air du bas persiste à ne pas se mélanger avec la masse d'air du haut. On verra en piste.

jeudi 31 août 2017

St Crépin - 4e épreuve

Epreuve. Rien que le mot m'amuse. Z'avez pas vu la gueule de l'épreuve. Mais je suis en avance de quelques heures. Où en étais-je ?
Après les vols hier soir, nous avions soirée libre. Ce qui signifie que nous avons cuisiné nous-mêmes. Rôti de porc et d'autres trucs que j'ai oubliés, mais bien bien bon comme Juju sait le faire. C'était encore le cas hier soir.
Quelques verres plus et quelques discussions cinématographiques plus tard, et il est temps d'aller au lit. Sauf que non, car Julien P a retrouvé Skytrap sur youtube. Et ça rappelle de vieux souvenirs à Juju. Si vous aimez les planeurs Blanik et les cascades ahurissantes, ce film est fait pour vous. Si vous êtes responsable de la sécurité à la Fédé et que vous n'avez pas trop d'idées pour vous renouveler, piochez-y des exemples à ne pas suivre. Il y en a partout.
Vers tard, c'est enfin l'heure d'aller dormir. Un petit coup de serpillière plus tard et hop, dodo. Pause crapaud sur le chemin du camping, il prenait doucement le chemin de la Durance, nous avons continué vers le camping.
Nuit.
Au matin, le tournage recommence plutôt tôt,avec l'Amiral en invité d'honneur. Au briefing, Micro annonce un épreuve originale : départ en fin de treuillée. La montée initiale sur les Eygliers compte donc dans l'épreuve. Oubliez le départ haut en balistique, il faut aussi gagner à la montée. Si vous arrivez à monter.
Oui parce que si l'épreuve est originale sur le départ, elle est aussi très courte (43 km). Et pourquoi est-elle courte ? Ben parce qu'il va y avoir confluence de flotte vers 16h. Donc il faut décoller tôt pour tourner avant. OK.
La répartition des équipages et faite en quelques minutes autour d'un café. Mais avant, du melon et des pâtes. Et la mousse au chocolat de Julien P, miam.
En piste, à 13h, la motivation est variable selon les équipages. Les premières treuillés n'accrochent pas.
Et comme les secondes treuillées n'accrochent pas non-plus, ben c'est mauvais signe. Il faut dire que le vent a baissé, tourné, virevolté et il a ajouté un huit paresseux. Bref, ce n'est as le moment.

photo à 16h07

Micro met le treuil en pause quelques minutes.
A la reprise des treuillées, ce n'est pas forcément ça. NB décolle et tente puis échoue. Juste derrière, Gaby s'envole et accroche. Mais il y mettra le temps et le circuit tourné sera grevé par ce mauvais départ.
Après ça accroche mieux. Ca monte de plus en plus fort et le deuxième secteur donne l'occasion de grimper aux crêtes et d'avancer vers les points. En fait une fois en haut ça avance bien. De 2700 au départ les planeurs perdent assez peu sur le premier point. Une petite reprise sur les Eygliers et hop, 2700 encore pour aller vers le 2e et finalement dernier point. Et encore 2700 c'est parfois haut. Mais parfois pas, comme le prouve Bada qui arrive 27  soue l point. Dommaaage ! Il pourra rejouer. Enfin si ça recommence à monter.
En bas, d'autres planeurs attendent leur deuxième treuillée. AA, LS et NB pour ne citer que ceux que j'ai retenus. La manche à air recommence à faire des siennes et le premier secteur explique aux récidivistes que non, cette épreuve n'est pas pour eux. Bon, tant pis. Dis Micro si je te donne mes deux treuillées, tu prends quand même la meilleure des deux distances ? Remarque tu peux même additionner les deux distances, je ne chatouillerai pas grand monde.
Suite à la sagesse de l'abandon du NB et au retour victorieux de AM+66+NC, les seconds vols peuvent commencer. Après 3 tentatives ratées du CILS, on se dit que ce n'est pas forcément le moyen de décollage à privilégier aujourd'hui. Et finalement plutôt que 2 ou 3 treuillées ratées, pourquoi pas un remorqué réussi ? Moteur, action, on se laisse monter un peu, beaucoup, jusqu'à 1800. En dessous le remorqueur affiche un vario entre 0 et 2. Il vaut mieux attendre 100 m de plus et en effet c'est mieux. Une fois là, il faut parfois un peu de sport mais finalement on arrive à monter. En vol, il reste peu de monde, mais la Montagne Noire est bien représentée avec ses quatre K13, et le mécano en invité sur le planeur italien.
Le grain promis arrive du Guillaume, mais un petit détour par Vars permettra de l'éviter en restant au sec. Sur les pentes, le temps est passé à prendre de jolies photos en patrouille. A deux, à trois, on espère à quatre si la vidéo n'était pas trop éloignée pour l'éclatement.
Atterrissage deux par deux. En vidéo aussi, ça peut toujours servir.
Et là, re-pluie. Petite et légère, fraîchounette, qui indique que c'est en effet le bon moment pour aller à l'apéro. Planeurs attachés, parachutes rangés, ce soir c'est soirée italienne. Et leur risotto annuel attire du monde. Surtout qu'ils entretiennent la pénurie en limitant les inscrits à 50. Viva Italia !
Suite au repas, Juju remplit les pichets, l'ordi de montage chauffe, et la nostalgie nous fait ressortir des films des années précédentes. Ca laisse le temps de faire le blog.
Et voilà c'est fait.
Mais au fait, le classement ? 66 est 4e au général, et ça c'est beau.
Demain il pleut très probablement. La preuve c'est qu'il a été demandé de ne pas mettre les planeurs en piste avant le briefing. A demain.