mardi 16 avril 2013

Le mag auto-fourgon présente : J5 vs HY, le duel

Dans la série des camionnettes utilitaires, la mode va au confort, à la direction assistée, à la climatisation, au grand volume, au seuil de chargement avec haillon... Nous préférons vous présenter ici deux modèles certes un peu rustiques, mais qui ont fait leurs preuves. Atout n°1 : ils participent activement au vol à voile, chacun à sa manière, chacun avec son style. Après des années de cohabitation furtive, en se croisant sans se croiser au détour d'un hangar, il était venu de faire le point : Peugeot J5 ou Citroën HY ? La rédaction d'Ascendances plonge au cœur du sujet, pour vous lecteurs.
Un bref historique d'abord. Le Citroën est un modèle sorti en 1966, évolution de la famille des Type H qui ont pris la suite (et parfois le nom) du TUB. Le Peugeot est 15 ans plus jeune. Il est le fruit d'une collaboration franco-italienne qui a accouché également du Citroën C25 et du Fiat Ducato.
Mais très de blabla, faisons le tour du propriétaire. De premier abord, le J5 fait nettement plus neuf, plus moderne. Il mélange le métal et le plastique, il mélange les couleurs. C'est un véhicule que vous pourriez emprunter pour déménager le weekend prochain. Il respire la confiance, le normal, le banal. Vous en avez déjà vu des milliers tous les jours. De son côté, le HY a un côté nostalgie. SOit c'est la tôle ondulée qui rappelle les Junker 52, soit c'est le pare-choc conçu dans la même tôle, soit son museau cubique un peu désuet. On n'a pas envie de partir en balade avec sous peine de tomber en panne, mais on aimerait bien faire le tour du pâté de maison avec, juste pour le plaisir.
Du côté des volumes, ce n'est pas le même gabarit. Le J5 est plus gros, avec plus d'espace utile. Son haillon muni de double vérin pneumatiques assure une ouverture facile et un chargement aisé. On regrette juste que le véhicule d'essai ait été le modèle familial. La banquette arrière prend beaucoup de place et le coffre en est grandement réduit. Les dimensions du véhicule ne facilitent pas non-plus les manœuvres en ville. Gare au créneau.
Le HY est beaucoup pls petit. Conçu pour prendre moins de 8m² d'espace au sol, il se gare plus facilement. Enfin surtout si vous avez des bras. Ici la direction est désassistée. Quant au volume intérieur, il est plus faible. Cependant, on y entre plus de choses. En effet, le plancher plat et recouvert de bois est finalement plus pratique que la moquette du J5, surtout que le seuil de chargement de ce dernier est plus haut. On apprécie également les nombreuses étagères installée à l'arrière du HY, pour y ranger tout et n'importe quoi. En revanche, on apprécie moins le système d'ouverture de la porte arrière, en 3 panneaux et 2 verrouillages. Et ça c'est quand ça ne se coince pas. Si ça coince, comptez bien 15 minutes avec un bon tournevis pour trouver et détordre le bout de tôle coupable.
Le poste de conduite du J5 est aux normes actuelles. Ou presque. boîte 5 vitesses au volant, autoradio, siège amorti sur ressorts à spirale. C'est confortable, avec une bonne assise et un point de vue surplombant sur la route. La banquette avant assure de la place pour 3 personnes dans de bonnes conditions. Dans le HY, on appréciera la qualité des sièges en vrai cuir de vélivole, et le dépouillement des commandes, réduites à leur strict minimum. On appréciera également les portes suicides qui facilitent l'accès à l'habitacle. En revanche, les ressorts de siège à base de planches sont à éviter, et la position du levier de vitesse demande un long temps d'adaptation tant il est reculé par rapport au conducteur. On note l'absence de ceintures de sécurité dans ce modèle qui date d'avant 1967, date limite pour l'obligation de ce dispositif.
Reste l'agrément de conduite. Nous avons commencé par tester les deux véhicules en tout terrain, c'est à dire sur l'herbe qui est le long de la salle para. Rien à dire des deux côtés. Les amortisseurs fonctionnent, que ce soit ceux du siège pour le J5, ou ceux des roues pour le HY. A basse vitesse la direction est agréable et précise, aucun jeu à signaler chez l'un ni chez l'autre. Sur route ouverte et sur une aller-retour à la déchetterie, le HY commence à montrer ses limites. Dans la descente vers Revel ce n'est pas flagrant. Le J5 est des freins qui frrrt, et le HY des freins qui oink. L'un dans l'autre, personne ne prend de vitesse dans la pente et tant qu'on reste en dessous de 60 km/h les deux fourgons se valent. En tenue de route, le HY est peut-être même meilleur, bien équilibré et bien chargé, alors que le J5 préfère (même lesté) est toujours un peu léger du train arrière. Sur le plat c'est une autre affaire. Fort des ses 5 vitesses, le Peugeot sème rapidement le Citroën qui n'en a que 3. La moindre ligne droite est fatale au plus âgé des deux. Sur la remontée en revanche, l'égalité revient. Le HY est très à l'aise en 3e vitesse, toujours à 60 km/h même dans la pente. Le J5 ne peut lui pas monter les rapports et il reste donc à la même vitesse.
Bilan du test :
Peugeot J5Citroën HY
On aimele modernisme
la diversité des couleurs
la boîte 5 vitesses
la nostalgie
le couple en montée
le fond plat
On aime moinsla moquette sur le sol
le côté déjà vu
le confort des sièges
la position du levier de vitesses
les 3 portes à l'arrières
Au final on retiendra que ce sont deux machines bien pratiques. Aux mains des vélivoles, elle continuent à faire vivre le vol à voile et c'est bien le plus important.

lundi 15 avril 2013

dimanche 14 avril - instruments et remorque

Après les événements de la veille, le dimanche a été plus calme. Sauf que là, c'était Autan, pas de doute.

on dirait qu'il fait beau, mais les voitures donnent le sens du vent

Tout a commencé à 10h par le cours théorique de Maxime, qui est venu sans punch mais avec de bonnes explications sur les instruments de base. Altimètre, anémomètre, variomètre, avec ou sans bouteille, avec ou sans compensation. Tout ça enrobé de formules sur l'atmosphère standard, le calcul de la différence de pression en fonction de l'altitude et de la température, des rappels du code Q... Par exemple, on ne dit pas "c'est quoi le vent au terrain ?", on dit "c'est quoi le QUB ?", ça fait plus pilote. Bref, vous auriez forcément appris quelque chose en venant.

Maxime et l'antenne de compensation

Oui parce qu'on n'était pas nombreux. 3 élèves, 2 instructeurs, 2 membres du CA, et le gentil professeur. 7 en tout donc (si si, l'addition est bonne). C'était un bon cours, merci Maxime. Je vous passe la graduation en Watt du variomètre à énergie totale mais notons au passage une invention d'Olivier : un nouveau variomètre à cône tracté. J'explique : Le pilote est dans le cockpit, juste à côté de la prise de pression statique n°1. Une deuxième prise de pression statique est installée dans un cône tracté. Le cône est en permanence là où le planeur était un instant avant. Il mesure donc la pression dans le passé, d'une durée qui est fonction de la longueur P1-P2 et de la vitesse. Avec cette différence de pression et la différence de temps, on a une variation d'altitude en fonction du temps. Et pour que ce soit plus facile, il suffit d'avoir une différence de temps constante en installant par exemple le cône au bout d'un câble extensible. Plus le planeur va vite, plus la traînée sur le cône augmente, plus le câble s'allonge, et on garde un delta-T constant si le cône est aérodynamiquement bien calibré.

nouveau système de vario

Puis vient le repas. Normal. C'est le moment (comme par hasard) que choisit Steph pour arriver au terrain. Avec son timing parfait, il apporte un petit sandwich. Une miette.

le petit jambon fromage

Repas terminé, café, vaisselle. Le temps est toujours à l'Autan, mais on aimerait bien remonter le K13 en profitant des bras disponibles. Heureusement, le hangar n'est pas plein, et en reculant le SF28 il y aura assez de place pour... A oui mais pour reculer le SF, il faut reculer le midour. Et le midour est à plat. Argh. Pneu avant complètement dégonflé, ce qui est louche vu qu'il a volé la veille. Après tentative de gonflage il faut se rendre à l'évidence : il est crevé. Pas de pneu de rechange, on ne peut pas avancer de ce côté. Mais on aimerait quand même avancer sur le K13. Du coup en se mettant à deux on arrive à appuyer sur la queue afin de déplacer l'avion sans la roue avant. Puis on repose, sur des cales, le midour boiteux.

midour sur cales

Après avoir sorti l'extrémité de la remorque à l'extérieur, calée par un banc, on peut travailler à l'abri du souffle violent du jour. L'ASK13 est remonté sans souci.

sortie du K13


l'espace de travail

Et après ? Après le grand ménage de printemps (enfin de saison) a continué. Encore de la tondeuse à gazon et un petit nettoyage du J5... Quatre personnes pendant plus d'une heure pour bichonner le fourgon. On l'aime notre J5 !

dimanche 14 avril 2013

Espace détente

La mise en place du bar et des alentours avance.

tondeuse présidentielle


au nettoyeur haute pression, chacun son style


nouvelle table de bar


ça commence à être accueillant

samedi 13 avril - première vache

Samedi : vent d'Autan. Pffff... c'est le cas de le dire. Du coup, des travaux étaient prévus. Dont de la tonte, du dégravillonnage, de l'installation d'un bar (ah, j'en vois qui tendent l'oreille).
Les travaux des champs ont commencé dès le matin pour le président, un peu comme un élan dans une direction champêtre... mais nous y reviendrons. De son côté Eric essayait sa nouvelle balayeuse à graviers. Mais pour quoi faire ? Ben pour la piste, eh ! Une hélice, moins abîmée, des fuselages moins piqués, un mécano plus heureux, un trésorier également. Youpi la dégravillonneuse.

une histoire vraie


la nouvelle balayeuse à piste

Pendant ce temps, une opération jointe avec l'APPARAT permet de déblayer les abords des bâtiments en convoyant du vieux bois et d'encombrants et volumineux déchets vers la déchetterie de Revel. Au passage, les journalistes ont profité de l'aubaine pour vous concocter un essai comparatif des 2 fourgons du terrain. A suivre...

deux fourgons pour un grand nettoyage

En début d'après-midi, une confluence commence à apparaître, et fait naître des espoirs de vol dans la tête de ceux qui avaient prévu de bricoler. Le vent d'Autan varie de raisonnable à inexistant et les décollages sont possibles.
Pendant ce temps, d'irréductibles nettoyeurs préparent l'espace détente pour la rencontre ASK 13 qui se tiendra bientôt. Ça décape, ça électrise les futurs projecteurs, ça gratte des tables, ça en construit d'autres.
Les temps changent... le shaker de pinacolada a cédé la place au biberon mais le geste reste précis!

au nettoyeur haute pression, chacun son style

Hommage à Claude François: Paulo en plein bricolage électrique à 2m du karscher



nouvelle table de bar


ça commence à être accueillant

La confluence fait des émules. Jean-Claude en LS4, Paul en LS1, Jacques et Julien en double (chacun le sien), le tout avec 1850 m de plafond sous des cumulus ! Oui, de la vraie confluence.

Jean, tu tiens la planche ?


oh, un cumulus !

Réalisé sans trucage; on peut venir jusqu'ici sans se vacher

Quoiqu'il a fallu d'abord se défaire du fauve. Enfin... du mouton. Tranquillement installé en piste, l'ovidé mâchouillait l'herbe sans se rendre compte qu'il était sur un aérodrome. Et ce malgré les panneaux disposés à cet effet tout autour du terrain. Mais grâce à la bravoure et à voiture du président, celui-ci, au péril de sa vie, a chassé la vilain mouton de l'espace d'envol. Une poursuite à couper le souffle !

le mouton et le président

Puis en milieu d'après-midi, c'est l'annonce. "Il y a un K13 vaché." "C'est qui ?" "Devine..." Olivier est au bricolage, Nico aussi, on hésite un peu à voter pour Julien qui a laissé son fils en prêt à Chewb. Mais finalement c'est d'une autre classe, c'est le président. Vaché pas loin, à cause d'une confluence pas si top que ça, et coupable d'avoir voulu suivre un biplace plastique. En K13 et en monoplace, c'est idiot. Et ça se paie. Voilà donc notre président aux vaches. Une équipe de gentils dépanneurs part à sa rencontre. 25 km en ligne droite, 1h30 de voiture. Aaaaah, la montagne. Pour l'anecdote, notons que le vaché est parti sans son téléphone. D'ailleurs, on l'entend sonner dans le bureau de VVMN, sagement branché au PC.

le héros du jour


rassurez-vous, le K13 ne s'est pas posé dans le dévert, il a été poussé après


quelqu'un a pensé à la roulette de nez ?

Les événements principaux étant finis pour l'après-midi, tout se calme, tout retombe. A peine voit-on des tournages de pub, vaguement, mais rien de... On verra bien si ça ressort un jour. Les bricolages et les vols finis, tout le monde part. Tout le monde ratera donc le retour triomphal du président et de son escorte, au coucher du soleil. Le CLAM est dans sa remorque, nous rentrons la remorque dans le hangar Mistral.

retour de l'équipe, victorieuse


le président (le trouverez-vous dans la photo) ne veut pas dire bonjour aux journalistes qui l'attendent

Le temps pour une petite bière ? Oui. Et après, au lit !

vendredi 12 avril 2013

Un p'tit coup d'polish ?

Christophe B, nominé aux Oscars en 2012 pour son rôle dans OSS 117, revient en 2013 pour la suite un p'tit coup d'polish 2, le retour de la verrière.

Aérorétromobile, l'affiche

Signée Julien, on ne change pas un artiste qui gagne.

jeudi 11 avril 2013

8ème Aérorétromobile à la Montagne Noire: 28 juillet

Prenez date!


Et un grand merci à Julien pour l'affiche!

http://boiteadessinsjulien.blogspot.fr/